Kaiser Isabelle – La Vierge du Lac, roman des montagnes d’Unterwalden : Les habitants du village d’Espane sont divisés : certains veulent assécher le lac, qui ne leur est d’aucune utilité, pour créer des pâturages à la place, d’autres ne veulent pas aller contre la volonté de Dieu qui a «créé le lac». Pendant ce temps, le braconnier Mathys et le garde forestier Andacher s’affrontent mortellement. Ce sera le fils d’Andacher, Vital, devenu ingénieur, qui terminera le chantier et gagnera ainsi le cœur de la belle Thaddéa. …
Spitteler Carl – Zut ! Une Fille … : À leur plus grand regret, les vacances à Sentisburgg se terminent pour les deux frères, Gérold (10 ans) et Hansli (9 ans). Pour retourner chez eux il est prévu qu’ils alternent marche à pied et voyages en diligence, avec notamment une étape à Schönthal où une fillette, Gésima, terminant également ses vacances, se joindra à eux. Les choses ne se passeront toutefois pas exactement comme prévu et, ce que les enfants voyaient comme un retour triste et mélancolique, se transformera en une aventure pleine de découvertes et d’imprévus. Jeux et flâneries dans la nature, rencontres surprenantes et originales, retards et diligences perdues, ce sont finalement les vacances qui continuent. Gérold et Hansli voyaient d’un mauvais œil le fait d’être accompagnés une partie du chemin par Gésima. Nos deux petits misogynes, bien complices, sont bien décidés à lui mener la vie dure. Mais Gésima est aussi une petite fille astucieuse et elle arrivera à semer le trouble entre les deux frères. …
Spitteler Carl – Gustave : Gustave, le fils du ferblantier du petit village d’Heimligen a échoué à ses examens! Boursier, il a raté lamentablement ses études de médecine. Belles copies, enluminures mais quel génie pour prendre le jury à rebrousse-poil! Que va-t-il devenir? La musique occupe son âme mais ce n’est pas un métier dont on peut vivre! Enfin le pasteur lui propose de donner des leçon de piano à ses trois filles. Ridicule d’abord, ses dons musicaux finissent par séduire. La jeune Mina est bien impressionnée… Mais arrive une amie de Mina, Ida, qui vient de Neuchâtel, chez les Welches. …
Gotthelf Jérémias – Heur et Malheur d’un Maître d’École (deuxième partie) : Pierre a refait sa carrière dans ce nouveau village où l’école n’est guère la priorité première des paysans notables. Il épouse Madeleine la fille d’un savetier. Mais son salaire ne permet pas réellement au couple nouer les deux bouts et malgré les revenus qu’ils tirent de leurs travaux supplémentaires. Peu à peu Pierre se décourage. Si les villageois décident de construire une nouvelle école, leur décision est fondée sur une rivalité entre villages plutôt qu’une volonté de développer l’enseignement. Cependant l’État de Berne, le gouvernement cantonal, décide d’unifier l’enseignement pour mettre fin aux abus. Mais, la réforme, pleine d’idées pédagogiques, est confrontée aux rivalités de notables et aux réalités budgétaires. Tous les enseignants sont convoqués pour des cours de recyclage, à leurs frais, puis subissent des tests d’aptitude. Les résultats, assortis de conséquences salariales, sont volontairement sévères. …
Gotthelf Jérémias – Heur et Malheur d’un Maître d’École (première partie) : Pierre naît dans une famille de tisserands-paysans pauvres dans la campagne bernoise dans la première moitié du 19e siècle. Très tôt, il apprend le métier et doit travailler dur, sans aucun salaire. Doué pour apprendre, il est remarqué par son instituteur, le régent, qui lui apprend à écrire et à compter, matières pourtant réservées aux enfants des familles aisées. Mais à la maison sa vie est un enfer et il n’est pas question qu’il s’encombre d’un savoir inutile ni qu’il suive une autre voie que de tisser pour sa famille. Comment pourra-t-il quitter cette vie et devenir instituteur lui-même? Et quelle est la vie d’un jeune instituteur qui ignore tout des relations sociales dans un village où règnent les notables et le pasteur? Un intéressant témoignage sur l’école du 19e siècle dans l’Emmenthal (vallée de l’Emmen) bernois. …
Gotthelf Jérémias – L’Âme et l’Argent ou une Réconciliation (2ème partie): Maintenant qu’Anneli est parvenue à réunifier la famille Christen, voilà que Resli, le cadet des deux garçons fait la rencontre de Anne-Mareili, une jeune fille habitant à quelques kilomètres de là. Entre les deux jeunes gens, c’est le coup de foudre ! Malheureusement Anne-Mareili est promise à Kellerjoggi, un vieil homme riche. Car le père de la jeune fille est un paysan désagréable qui ne pense qu’au profit. Entre les deux familles commencent des tractations en vue de l’éventuel mariage de Resli et Anne-Marelli. Mais le père de celle-ci a des exigences exagérées tout en ne voulant pas doter sa fille. Il tente de faire monter les enchères entre les deux prétendants. La démarche tourne court ! C’est la brouille entre les deux jeunes gens qui cessent de se voir. Mais…
Jérémias Gotthelf est Albert Bitzius, un pasteur du début du 19ème siècle, écrivain et journaliste. Profondément religieux et conservateur, il fait l’apologie des valeurs traditionnelles et rurales face aux changements de son époque (industrialisation, capitalisme, monde ouvrier, démocratisation). Sa connaissance de la société paysanne dans laquelle il a grandi et qu’il décrit de manière fine, authentique, lui a permis d’écrire des romans qui, au-delà du cadre provincial de la campagne du canton de Berne, sont profondément humains.
Gotthelf Jérémias – L’Âme et l’Argent ou une réconciliation (1ère partie) : Qu’y a-t-il de plus important: conserver son argent ou garder son âme ? C’est ce qu’illustre cette histoire, celle d’une famille de paysans bernois, propriétaires d’un grand domaine à Liebiwyl. Le père, Christen, est un homme économe et pieux. Il prend son temps et remet trop souvent à plus tard ce qui doit être fait. La mère, Anneli, est plus vive. Généreuse, elle pratique largement la charité. Dans le cadre de ses charges communales, Christen est victime d’un conseiller peu scrupuleux qui profite de sa naïveté. Il se voit contraint de rembourser une grosse somme d’argent. Il commence alors à reprocher à sa femme sa générosité envers les démunis. Anneli lui rétorque son manque de sens des affaires. Ainsi Christen n’arrive pas à se résoudre à vendre ses plus belles vaches. Elles sont pourtant bien grasses et ne donnent pas beaucoup de lait mais il y est attaché. Entre Christen et Aneli le conflit flambe. Le couple entame alors une bouderie qui, très vite, affecte toute la famille…
Jérémias Gotthelf est Albert Bitzius, un pasteur du début du 19ème siècle, écrivain et journaliste. Profondément religieux et conservateur, il fait l’apologie des valeurs traditionnelles et rurales face aux changements de son époque (industrialisation, capitalisme, monde ouvrier, démocratisation). Sa profonde connaissance de la société paysanne dans laquelle il a grandi et qu’il décrit de manière fine, authentique, lui ont permis d’écrire des romans qui, au-delà du cadre provincial de la campagne du canton de Berne, sont profondément humains.
Spyri Johanna – Heidi grandit : La première partie de ce livre reprend, dans une traduction plus récente de 1934, l’ebook déjà publié par la BNR, Encore Heidi: Après le retour d’Heidi sur l’alpe auprès de son grand-père, Claire compte bien aller rendre visite à son amie. Mais sa santé le permettra-t-elle? La vie sur l’alpage pourrait-elle aggraver son état ou, au contraire, la guérir? Et comment vont s’entendre les citadins de Francfort et les montagnards de l’alpage? Pierre le chevrier avec Claire confinée dans son fauteuil? Le Docteur et le Vieux de l’alpe ou la raffinée grand-maman Sesemann (Gérard, dans cette traduction) et la grand-mère?
Dans la deuxième partie, du traducteur-adaptateur, le Docteur vient s’installer à Dörfli. Le Grand-père et Heidi passent hivers et Noëls avec lui et viennent en aide aux enfants du village. Heidi et Claire, qui s’écrivent souvent, deviennent des jeunes filles, font des projets de vie. Heidi devra se résoudre à partir en pensionnat à Lausanne où se trouve déjà Claire, si elle souhaite les réaliser.
Gotthelf Jérémias – Le Marchand de Balais de Rychiswyl : Gotthelf nous conte la vie, simple et laborieuse, de Jeannot : ayant perdu tôt son père, il devient fabricant et marchand de balais. Un jour, en route pour le marché de Berne, il rencontre une jeune fille, à qui il rend un service. Elle lui propose, en échange, de l’aider à tirer sa charrette. Jeannot, constatant l’aide qu’elle lui apporte de semaine en semaine, lui demande de l’épouser. Elle n’est certes ni jolie, ni fortunée, mais « dure à la tâche », et lui donnera de nombreux enfants.
La fin de la nouvelle est fort morale : le commerce prospère et il se trouve que Jeannot hérite une somme importante. Il continue cependant à travailler dur – propriétaire de terrains et de bêtes, il devient paysan, à cheminer aux côtés de son épouse et à élever ses enfants dans le respect de Dieu. La tradition est respectée.
Jérémias Gotthelf est Albert Bitzius, un pasteur du début du 19e siècle, écrivain et journaliste. Profondément religieux et conservateur, il fait l’apologie des valeurs traditionnelles et rurales face aux changements de son époque (industrialisation, capitalisme, monde ouvrier, démocratisation). Sa profonde connaissance de la société paysanne dans laquelle il a grandi et qu’il décrit de manière fine, authentique, lui ont permis d’écrire des romans qui, au-delà du cadre provincial de la campagne du canton de Berne, sont profondément humains.
Gotthelf Jérémias – L’Araignée noire : Jérémias Gotthelf, qui nous avait habitués à des histoires naturalistes au sein de la paysannerie bernoise de l’Emmenthal (la vallée de l’Emme), nous propose ici un livre fantastique étonnant. Le récit commence par un baptême traditionnel : au cours du repas, un aïeul commence à raconter l’histoire de Jean de Stoffeln, châtelain du lieu, tyran qui exigeait l’impossible de ses serfs. Il continue avec une histoire effrayante qui s’était passée dans sa maison. C’est l’histoire terrible d’un pacte avec le diable et d’une invasion d’araignées noires tueuses qui décimèrent la population du village.
Gotthelf nous surprend par la violence de ce récit allégorique et fantastique, qui évoque probablement les épidémies de peste, et qui lui donne l’occasion de prêcher la puissance de la religion et de la morale contre la dépravation des hommes. 1901.