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Schnitzler Arthur – Mademoiselle Else

Schnitzler Arthur – Mademoiselle Else : Mademoiselle Else est une très jeune femme de la bonne société viennoise qui passe une semaine de vacances avec sa tante et son cousin dans une station du Tyrol italien. Mais un jour elle reçoit une lettre de sa mère lui demandant de convaincre un ami de son père de leur prêter une grosse somme d’argent, afin que son père échappe à la prison pour dettes. Cet ami, un vieux marchand d’art, accepte, à condition qu’elle se montre à lui, nue. Commence alors pour Else un combat intérieur bouleversant, entre dégoût pour cet acte ignoble et envie de sauver son père, entre désir de se montrer à tous pour se venger de ce chantage et honte de commettre cet acte ignoble. .

Burnat-Provins Marguerite – Le Livre pour toi

Burnat-Provins Marguerite – Le Livre pour toi : Ode à l’amour et à la sensualité, Le Livre pour toi est un recueil de 100 poèmes que Marguerite Burnat-Provins (1872-1952) dédie à son amant, Paul de Kalbermatten (1878-1967), «en souvenir de nos heures de volupté». D’abord publié à compte d’auteure à Vevey (Suisse) en 1907, le livre provoque un tel scandale qu’il doit être retiré de la vente. Publié peu après à Paris par les Éditions Sansot et préfacé par Henry Bataille, il déclenche l’enthousiasme unanime de la presse parisienne. Qualifié de « Livre de l’Amour », c’est un « hymne sensuel, si farouche et si doux (…), le plus ardent qu’une femme ait sans doute jamais écrit ». Le Livre pour toi connaîtra près de 40 rééditions et de multiples traductions.

Dabit Eugène – L’Île

Dabit Eugène – L’Île : Nous sommes sur une île pauvre où le travail se fait rare. Ceux qui étaient cordonniers sont parfois obligés de devenir pêcheurs pour subsister ou de s’improviser ouvrier pour le démantèlement d’un navire. Dans ce recueil de trois nouvelles plaisant à lire, les récits de quelques tranches de vie nous montrent les solides amitiés qui peuvent se nouer entre des hommes qui partagent un dur labeur.

Éluard Paul – Poésie ininterrompue

Éluard Paul – Poésie ininterrompue : Poésie ininterrompue est un recueil de poésie double: la première partie est parue en 1946, peu avant la mort de Nush, et l’autre, en 1953, une année après son décès (à 57 ans). Le premier des poèmes de la première partie commence par une dédicace «à ceux qui les liront mal et à ceux qui ne les aimeront pas.» puis par une série de qualificatifs esthétiques apparemment obscurs. Mais ne nous trompons pas. Dans ce recueil, en particulier sa deuxième partie, Éluard se livre plus qu’il ne l’avait jamais fait. «Et je devrais bientôt me taire» écrit-il. «Mais sa voix résonne encore et toujours.» commente lehibook. (Babelio, 06 janvier 2021.)

Éluard Paul – Poésie et Vérité suivi de Au Rendez-vous allemand

Éluard Paul – Poésie et Vérité suivi de Au Rendez-vous allemand : Nous avons rassemblé dans cette édition les dix-sept poèmes de l’édition originale de 1942 de Poésie et vérité qui commence par la percutante énumération de Liberté (Sur mes cahiers d’écolier… J’écris ton nom… pour te nommer…) qui fut parachuté au-dessus des territoires occupés par les forces alliées, puis dix-neuf poèmes publiés dans des éditions ultérieures. Nous avons fait suivre vingt-quatre poèmes de différentes éditions de Au Rendez-vous allemand où Paul Éluard raconte l’occupation allemande, les morts, les privations et les injustices, dénonce l’occupant, célèbre les morts de la résistance et parle de la libération avec sensibilité et espoir pour l’humanité et l’amour. Poèmes souvent parus d’abord de manière clandestine dans des revues ou des brochures, sous des pseudonymes tels que Jean du Haut ou Maurice Hervent.

Zweig Stefan – Le Monde d’hier

Zweig Stefan – Le Monde d’hier : L’immense chef-d’œuvre de l’écrivain autrichien Stefan Zweig (1881-1942) est à la fois une autobiographie, un livre d’histoire et un testament. L’auteur raconte Vienne et l’Europe d’avant 1914, ses voyages, ses amitiés avec les plus grands écrivains européens. Il jette un regard lucide vers ce monde d’alors, plein d’humanité, de liberté d’idées, de culture et d’optimisme. Au fil de ses rencontres, de ses voyages et du développement de son extraordinaire carrière d’écrivain, Zweig reste cet homme modeste, qui doute de lui et de son talent. Le Monde d’hier témoigne du déclin progressif de la société : la modernité qui avance trop vite, le déni des élites face à la montée du nazisme et de la haine. Les deux guerres mondiales verront l’Europe s’effondrer.

Burnat-Provins Marguerite – Cantique d’été

Burnat-Provins Marguerite – Cantique d’été: La narratrice séjourne dans un paysage montagnard isolée lors d’un été champêtre. Tout ce qui l’entoure se prête à des comparaisons tendres et caressantes. Car ce texte, long poème en prose, est celui d’une femme amoureuse qui s’abandonne sans aucune réserve à son amant qu’elle pare de toutes les qualités.

Éluard Paul – Derniers poèmes d’amour

Éluard Paul – Derniers poèmes d’amour : Derniers poèmes d’amour est composé de quatre recueils d’Éluard: Le Dur Désir de durer, Le Temps déborde, Corps mémorable et Le Phénix. Cet ensemble de poèmes retrace une partie de son parcours amoureux: dans Le Temps déborde (publié sous le pseudonyme de Didier Desroches et illustré, dans l’édition originale, de photographies de Dora Maar.) les premiers poèmes décrivent son amour pour Nusch jusqu’à: «Vingt-huit novembre mil neuf cent quarante-six Nous ne vieillirons pas ensemble. Voici le jour En trop: le temps déborde. Mon amour si léger prend le poids d’un supplice.» qu’il écrit ayant appris, en Suisse, la mort de Nusch par téléphone. Puis commence son deuil, la peine: dans la suite du recueil mais aussi dans Le Dur Désir de durer (qui paraîtra avec des dessins de Chagall). Plusieurs amis le soutiennent, en particulier un couple d’intimes, Jacqueline et Alain Trutat. Pour eux, il écrira Le Corps mémorable (avec des dessins de Valentine Hugo). Enfin Le Phénix célèbre son nouvel amour et son mariage avec Odette (Dominique) Lemort en 1951.

Dabit Eugène – La Zone verte

Dabit Eugène – La Zone verte : À Barbès-Rochechouart, Leguen sort du métro et s’apprête à une longue marche jusqu’à Mantes. Peintre en lettre au chômage, il s’en va cueillir du muguet afin de le vendre en ville pour le premier mai tout proche. Il aboutira à Boismont, au carrefour du Mont-Rouge, grâce à Négrel, un camionneur parisien occupé dans le chantier d’un lotissement destiné à des parisiens. Car cette grande banlieue parisienne, encore « zone verte » agricole épargnée par la ville, commence à s’urbaniser. Leguen s’y sent libre, au contact d’une nature où l’horizon est dégagé. Engagé par le patron d’une auberge, il y découvre les clients : des parisiens, rentiers ou ouvriers, et les gens de la région, agriculteurs préoccupés de leur terre. Mais Leguen découvre aussi les drames et les mesquineries locales, et peu à peu s’interroge sur cette liberté dont il rêvait.

Éluard Paul – L’Amour La Poésie

Éluard Paul – L’Amour La Poésie: Ce recueil de poèmes, un des deux recueils les plus connus de Paul Éluard avec «Capitale de douleur» est paru en 1929, après un hiver (1928) passé en sanatorium avec Gala qui devait le quitter peut après pour Salvador Dali. Il contient notamment le célèbre poème La terre est bleue. Il comprend trois parties: Premièrement, Seconde Nature et Comme une image. Dans Premièrement, Éluard aborde l’éloignement de la femme qu’il aimait mais aussi, poursuit «l’image de celle-ci à travers sa poésie, véritable « bouche d’alliance », de qui il attend l’impossible réunion des amants». La Seconde nature est celle du poète solitaire. «Délestée de l’amour, [elle] ne peut plus être pour Éluard qu’une vie diminuée». Solitaire «revêtu d’une seconde nature », [le poète] interroge l’espace de ses poèmes comme les murs blancs et vides d’une prison». Dans Comme une image, une certaine ironie se manifeste dans une exploration/scrutation de mots, d’images étranges. «Cependant, parmi les ombres laissées par ces images décevantes, le poète commence à discerner celles qui le ramèneront lentement vers la vie et lui feront découvrir la fraternité humaine.»