Ramuz Charles Ferdinand – Présence de la Mort

Ramuz Charles Ferdinand - Présence de la Mort - Bibliothèque numérique romande - Maquette et photo Laura Barr-WellsRamuz Charles Ferdinand – Présence de la Mort : Suite à un accident gravitationnel, la Terre tombe vers le Soleil. Sur les rives du Léman, dans la région de Lausanne, c’est l’été : il fait chaud, 36 degrés à l’ombre mais la vie se poursuit comme à l’ordinaire. Cette nouvelle, apocalyptique, que publie le journal, faut-il y croire ? mais non… ce n’est qu’une vague de chaleur qui passera… Cependant le thermomètre grimpe toujours plus haut : 38, 39, 40 degrés. Le ciel devient blanc. Les sources tarissent. On entend des bruits sourds. Des failles s’ouvrent, des gaz et des feux souterrains s’échappent. Les glaciers fondent et le niveau du lac commence à monter, inexorablement… Ses eaux prennent la couleur du sang brun. Les hôpitaux sont pleins, les passants tombent dans les rues. Face à l’inéluctable, faut-il encore travailler ? Pourquoi ne pas prendre l’argent où il est ? Dans les banques, par exemple… (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – Une Main

Ramuz Charles Ferdinand - Une Main - Bibliothèque numérique romande - Chaurel Chablière sous la neigeRamuz Charles Ferdinand – Une Main : Ramuz vient d’emménager dans sa maison de la Muette à Pully lorsqu’il se casse le bras et reste immobilisé plus de deux mois. Dès qu’il peut reprendre l’écriture, il note toutes les sensations et les impressions qu’il a ressenties lors de cette épreuve. Plus qu’un journal de ses maux, c’est une réflexion générale sur la vie, sur l’écriture. L’aventure, banale en soi, prend une ampleur universelle. Ramuz doit apprendre la patience, la dépendance, l’humiliation des scènes de rééducation (racontées avec humour), supporter sa maladresse et son inactivité. (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – Lettre à Henry-Louis Mermod

Ramuz Charles Ferdinand - Lettre à Henry-Louis Mermod - Bibliothèque numérique romande - Chaurel Rives du Léman vu du voisinnage de la maison RamuzRamuz Charles Ferdinand – Lettre à Henry-Louis Mermod : Ramuz envoie une lettre à son éditeur suisse Henry-Louis Mermod. « Publier suppose public », lui écrit-il. L’écrivain, comme l’homme, se sent poussé à justifier ses choix face aux critiques. Comme il ne veut pas écrire pour un public instruit, ces gens du peuple dont il reprend le langage le lisent-ils ? Heureusement non, dit-il… Car ils échappent au savoir « scolaire » qui ne forme pas, mais déforme. Une certaine école ne reconnaît pas la différence, les dons plus subtils de ceux qui ne sont pas scolaires. Pourtant, ils ont d’autres valeurs : de l’expérience, un métier. Ils utilisent parfois des de sens très développés non reconnus : « l’école se méfie extrêmement des sens comme susceptibles justement de fournir à l’individu des renseignements qu’elle ne peut pas contrôler. …  (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – Lettre à Bernard Grasset

Ramuz Charles Ferdinand - Lettre à Bernard Grasset - Bibliothèque numérique romande - Anne Van de Perre La pleine vue des crêtesRamuz Charles Ferdinand – Lettre à Bernard Grasset : « Nous n’avons pas eu de 17ème siècle ; car alors nous étions Bernois, c’est-à-dire complètement muets, inexistants. Et c’est précisément pendant ce temps, que la langue « française » prenait sa forme définitive. J’aime votre 17ème siècle, j’aime le français, un certain « français » dont il a définitivement sanctionné l’usage, mais n’y puis voir pourtant (parce que je viens du dehors) qu’un phénomène tout occasionnel, tout contingent (qui aurait pu ne pas se produire), et qui précisément, pour ce qui est de nous et de moi, ne s’est pas produit. Précisément pour ces mêmes raisons, je me refuse de voir dans cette langue « classique » la langue unique, ayant servi, devant servir encore, en tant que langue codifiée une fois pour toutes, à tous ceux qui s’expriment en français. (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – La Beauté sur la Terre

Ramuz Charles Ferdinand - La Beauté sur la Terre - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Plage près de PréverengesRamuz Charles Ferdinand – La Beauté sur la Terre : Où la beauté pourrait-elle trouver place parmi les hommes, comment trouverait-elle place parmi eux ?

Une jeune orpheline de 19 ans, Juliette, née à Cuba, débarque dans un village des bords du Léman. Sa beauté déchaîne les passions et sème le trouble parmi les habitants. Hébergée chez son oncle, elle travaille dans son auberge. Mais en plus d’affronter la jalousie de sa tante, elle doit se défendre contre les convoitises des hommes. (suite…)

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