Ramuz Charles Ferdinand

Ramuz Charles Ferdinand – L’Amour du Monde

Ramuz Charles Ferdinand - L'Amour du Monde - Bibliothèque numérique romande - Sylvie S Nuages sur le LacRamuz Charles Ferdinand – L’Amour du Monde :  Dans une petite ville au bord d’un lac, la vie se déroule calmement. « On vit entre soi, on sait qui on est. On a un petit monde à nous, devant une belle eau, parmi nos vignes ». Trois événements surviennent, qui vont tout bouleverser : l’installation d’un cinéma dans la salle communale et l’irruption, par les films, d’un ailleurs rêvé ; le retour au pays de Louis Joël après cinq années de voyages autour du monde et enfin un illuminé qui se prend pour Jésus-Christ se met à déambuler dans les rues, insensible aux moqueries.

Au fil d’intrigues entre les multiples personnages, le monde onirique intérieur des protagonistes déborde et semble coloniser peu à peu le monde réel. Le désordre et la confusion s’installent. …

Ramuz Charles Ferdinand – Adam et Ève

Ramuz Charles Ferdinand - Adam et Ève - Bibliothèque numérique romande - Masaccio L'Expulsion d'Adam et Ève du Jardin d'ÉdenRamuz Charles Ferdinand – Adam et Ève : Louis Bolomey est un jeune paysan désemparé : après avoir perdu sa mère, il est abandonné sans explication par sa toute jeune femme Adrienne, après six mois de mariage. Un vieux rétameur de passage lui explique que tous ses malheurs viennent de la faute originelle décrite dans le récit d’Adam et Ève de la Genèse. Bolomey relit la Bible, comprend mieux quel est le péché originel et tombe encore plus dans le désespoir : même la nature qui l’entoure et qu’il aimait devient noire et menaçante. Puis un jour, un peu rétabli par l’amour sans lendemain que lui propose Lydie, la fille de l’aubergiste, il se met à reprendre espoir et décide de faire de son propre jardin à l’abandon, l’égal du jardin d’Éden, mais avec une palissade pour le fermer… Adrienne revient un jour grâce à Lydie, ils vivent des retrouvailles tendres, mais sans lendemain. …

Ramuz Charles Ferdinand – Souvenirs sur Igor Strawinsky

Ramuz Charles Ferdinand - Souvenirs sur Igor Strawinsky - Bibliothèque numérique romande - Robert Delaunay Portrait de StravinskyRamuz Charles Ferdinand – Souvenirs sur Igor Strawinsky : C’est en automne 1915 que Ramuz fait la connaissance d’Igor Stravinski, grâce au chef d’orchestre Ernest Ansermet. Pendant 2 ans, ils vont collaborer, Stravinski composant ses chefs d’œuvre « Noces » et « Renard » sur des textes du folklore russe, que Ramuz traduisait en français. Malgré leurs différences de caractères, les deux hommes s’estiment et se comprennent. « Tout semblait devoir nous séparer. Vous étiez musicien, moi pas ; vous étiez Russe et veniez de très loin, moi j’étais déjà où je suis encore, c’est-à-dire où je suis né ; nous ne parlions même pas la même langue. Les choses qui nous entouraient, vous auriez pu et dû les voir d’une certaine façon, moi d’une autre ; (…) elles auraient dû se mettre entre nous. Comment donc se fait-il que ce soit pourtant par elles, à travers elles, que nous ayons si vite et si complètement communiqué ? » Ramuz initie le compositeur au vin du Dézaley et au gruyère ; Stravinski lui fait découvrir, dans sa maison de Morges, la gastronomie russe et la vodka. …

Ramuz Charles Ferdinand – Présence de la Mort

Ramuz Charles Ferdinand - Présence de la Mort - Bibliothèque numérique romande - Maquette et photo Laura Barr-WellsRamuz Charles Ferdinand – Présence de la Mort : Suite à un accident gravitationnel, la Terre tombe vers le Soleil. Sur les rives du Léman, dans la région de Lausanne, c’est l’été : il fait chaud, 36 degrés à l’ombre mais la vie se poursuit comme à l’ordinaire. Cette nouvelle, apocalyptique, que publie le journal, faut-il y croire ? mais non… ce n’est qu’une vague de chaleur qui passera… Cependant le thermomètre grimpe toujours plus haut : 38, 39, 40 degrés. Le ciel devient blanc. Les sources tarissent. On entend des bruits sourds. Des failles s’ouvrent, des gaz et des feux souterrains s’échappent. Les glaciers fondent et le niveau du lac commence à monter, inexorablement… Ses eaux prennent la couleur du sang brun. Les hôpitaux sont pleins, les passants tombent dans les rues. Face à l’inéluctable, faut-il encore travailler ? Pourquoi ne pas prendre l’argent où il est ? Dans les banques, par exemple… …

Ramuz Charles Ferdinand – Une Main

Ramuz Charles Ferdinand - Une Main - Bibliothèque numérique romande - Chaurel Chablière sous la neigeRamuz Charles Ferdinand – Une Main : Ramuz vient d’emménager dans sa maison de la Muette à Pully lorsqu’il se casse le bras et reste immobilisé plus de deux mois. Dès qu’il peut reprendre l’écriture, il note toutes les sensations et les impressions qu’il a ressenties lors de cette épreuve. Plus qu’un journal de ses maux, c’est une réflexion générale sur la vie, sur l’écriture. L’aventure, banale en soi, prend une ampleur universelle. Ramuz doit apprendre la patience, la dépendance, l’humiliation des scènes de rééducation (racontées avec humour), supporter sa maladresse et son inactivité. …

Ramuz Charles Ferdinand – Lettre à Henry-Louis Mermod

Ramuz Charles Ferdinand - Lettre à Henry-Louis Mermod - Bibliothèque numérique romande - Chaurel Rives du Léman vu du voisinnage de la maison RamuzRamuz Charles Ferdinand – Lettre à Henry-Louis Mermod : Ramuz envoie une lettre à son éditeur suisse Henry-Louis Mermod. « Publier suppose public », lui écrit-il. L’écrivain, comme l’homme, se sent poussé à justifier ses choix face aux critiques. Comme il ne veut pas écrire pour un public instruit, ces gens du peuple dont il reprend le langage le lisent-ils ? Heureusement non, dit-il… Car ils échappent au savoir « scolaire » qui ne forme pas, mais déforme. Une certaine école ne reconnaît pas la différence, les dons plus subtils de ceux qui ne sont pas scolaires. Pourtant, ils ont d’autres valeurs : de l’expérience, un métier. Ils utilisent parfois des de sens très développés non reconnus : « l’école se méfie extrêmement des sens comme susceptibles justement de fournir à l’individu des renseignements qu’elle ne peut pas contrôler. …  …

Ramuz Charles Ferdinand – Lettre à Bernard Grasset

Ramuz Charles Ferdinand - Lettre à Bernard Grasset - Bibliothèque numérique romande - Anne Van de Perre La pleine vue des crêtesRamuz Charles Ferdinand – Lettre à Bernard Grasset : « Nous n’avons pas eu de 17ème siècle ; car alors nous étions Bernois, c’est-à-dire complètement muets, inexistants. Et c’est précisément pendant ce temps, que la langue « française » prenait sa forme définitive. J’aime votre 17ème siècle, j’aime le français, un certain « français » dont il a définitivement sanctionné l’usage, mais n’y puis voir pourtant (parce que je viens du dehors) qu’un phénomène tout occasionnel, tout contingent (qui aurait pu ne pas se produire), et qui précisément, pour ce qui est de nous et de moi, ne s’est pas produit. Précisément pour ces mêmes raisons, je me refuse de voir dans cette langue « classique » la langue unique, ayant servi, devant servir encore, en tant que langue codifiée une fois pour toutes, à tous ceux qui s’expriment en français. …

Ramuz Charles Ferdinand – La Beauté sur la Terre

Ramuz Charles Ferdinand - La Beauté sur la Terre - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Plage près de PréverengesRamuz Charles Ferdinand – La Beauté sur la Terre : Où la beauté pourrait-elle trouver place parmi les hommes, comment trouverait-elle place parmi eux ?

Une jeune orpheline de 19 ans, Juliette, née à Cuba, débarque dans un village des bords du Léman. Sa beauté déchaîne les passions et sème le trouble parmi les habitants. Hébergée chez son oncle, elle travaille dans son auberge. Mais en plus d’affronter la jalousie de sa tante, elle doit se défendre contre les convoitises des hommes. …

Ramuz Charles Ferdinand – Paris, Notes d’un Vaudois

Ramuz Charles Ferdinand - Paris, Notes d'un Vaudois - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary Arc-en-ciel sur ParisRamuz Charles Ferdinand – Paris, Notes d’un Vaudois : « C’est Paris lui-même qui m’a libéré de Paris. Il m’a appris dans sa propre langue à me servir (à essayer du moins de me servir) de ma propre langue » 

Un « petit » Vaudois monté à Paris, tel se présente Ramuz dans une description pertinente et humble du provincial, de  « l’étranger » pauvre. Il vient pour ses études et constate assez rapidement qu’il est là, en fait, pour observer Paris, pour écouter ses voisins et leur langage (Madame Sérieux, la concierge, un porteur de pierre) et redécouvrir son identité romande. Il invente des néologismes savoureux pour évoquer sa solitude et ses difficultés d’adaptation, il se sent « dépatrié » et « repaysé ».

Les bouquinistes, les monuments, les rencontres avec les peintres, les promenades dans la ville qui a un peu oublié la nature, tout le pousse à écrire, à s’exprimer et à s’interroger sur la littérature, la langue écrite et parlée, et son rôle d’écrivain suisse dans le monde parisien.

« Peut-être que Paris (c’est ce que je commençais à voir) enseigne encore autre chose, bien plus profondément, parce que, quel qu’il soit, il est lui-même et que sa vraie leçon est qu’il vous enseigne à être vous-même, que son véritable exemple est un exemple de liberté. »

En même temps, Ramuz nous propose une réflexion sur l’homme et son environnement née du contraste entre les paysages urbains de Paris – leurs interactions avec la socialité et le vivre-ensemble citadin – et la campagne ou les montagnes qui constituent l’ensemble paysager vaudois – où l’homme est d’avantage seul et silencieux face à la nature. Une élaboration écologique avant l’heure par un auteur qui révèle, dans ce récit, une part méconnue de sa vie.

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Ramuz Charles Ferdinand – Le Règne de l’Esprit malin

Ramuz Charles Ferdinand - Le Règne de l'Esprit malin - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells - Vers le col de la Croix, tôtRamuz Charles Ferdinand – Le Règne de l’Esprit malin : Le règne de l’esprit malin a pour sujet l’irruption d’un principe maléfique dans une communauté paysanne. Comme dans une vieille légende, ce principe perturbateur n’est personne d’autre que le Diable, qui revêt pour l’occasion la personnalité du cordonnier Branchu. Aveuglés par son pouvoir suborneur, les villageois ne reconnaissent pas le Malin. Il débauche ceux qui le suivent par les biens dont il les comble, tandis que les rares personnes qui lui résistent vivent dans une misère indicible. Les catastrophes, les crimes et les blasphèmes culminent par une horrible fête qui commence à l’auberge pour se continuer à l’église. Que Ramuz ait écrit ce roman d’une société archaïque, livrée violemment à la rage de la transgression et de la destruction, peu de temps avant la Première Guerre, semble une preuve impressionnante de son don de divination. (Marianne Ghirelli)

Un roman où la transgression, à l’échelle d’un village presque entier, est décrite avec une force qui impressionne et surprend chez C.F. Ramuz.

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