Poésie

Burnat-Provins Marguerite – Le Livre pour toi

Burnat-Provins Marguerite – Le Livre pour toi : Ode à l’amour et à la sensualité, Le Livre pour toi est un recueil de 100 poèmes que Marguerite Burnat-Provins (1872-1952) dédie à son amant, Paul de Kalbermatten (1878-1967), «en souvenir de nos heures de volupté». D’abord publié à compte d’auteure à Vevey (Suisse) en 1907, le livre provoque un tel scandale qu’il doit être retiré de la vente. Publié peu après à Paris par les Éditions Sansot et préfacé par Henry Bataille, il déclenche l’enthousiasme unanime de la presse parisienne. Qualifié de « Livre de l’Amour », c’est un « hymne sensuel, si farouche et si doux (…), le plus ardent qu’une femme ait sans doute jamais écrit ». Le Livre pour toi connaîtra près de 40 rééditions et de multiples traductions.

Éluard Paul – Poésie et Vérité suivi de Au Rendez-vous allemand

Éluard Paul – Poésie et Vérité suivi de Au Rendez-vous allemand : Nous avons rassemblé dans cette édition les dix-sept poèmes de l’édition originale de 1942 de Poésie et vérité qui commence par la percutante énumération de Liberté (Sur mes cahiers d’écolier… J’écris ton nom… pour te nommer…) qui fut parachuté au-dessus des territoires occupés par les forces alliées, puis dix-neuf poèmes publiés dans des éditions ultérieures. Nous avons fait suivre vingt-quatre poèmes de différentes éditions de Au Rendez-vous allemand où Paul Éluard raconte l’occupation allemande, les morts, les privations et les injustices, dénonce l’occupant, célèbre les morts de la résistance et parle de la libération avec sensibilité et espoir pour l’humanité et l’amour. Poèmes souvent parus d’abord de manière clandestine dans des revues ou des brochures, sous des pseudonymes tels que Jean du Haut ou Maurice Hervent.

Éluard Paul – Derniers poèmes d’amour

Éluard Paul – Derniers poèmes d’amour : Derniers poèmes d’amour est composé de quatre recueils d’Éluard: Le Dur Désir de durer, Le Temps déborde, Corps mémorable et Le Phénix. Cet ensemble de poèmes retrace une partie de son parcours amoureux: dans Le Temps déborde (publié sous le pseudonyme de Didier Desroches et illustré, dans l’édition originale, de photographies de Dora Maar.) les premiers poèmes décrivent son amour pour Nusch jusqu’à: «Vingt-huit novembre mil neuf cent quarante-six Nous ne vieillirons pas ensemble. Voici le jour En trop: le temps déborde. Mon amour si léger prend le poids d’un supplice.» qu’il écrit ayant appris, en Suisse, la mort de Nusch par téléphone. Puis commence son deuil, la peine: dans la suite du recueil mais aussi dans Le Dur Désir de durer (qui paraîtra avec des dessins de Chagall). Plusieurs amis le soutiennent, en particulier un couple d’intimes, Jacqueline et Alain Trutat. Pour eux, il écrira Le Corps mémorable (avec des dessins de Valentine Hugo). Enfin Le Phénix célèbre son nouvel amour et son mariage avec Odette (Dominique) Lemort en 1951.

Burnat-Provins Marguerite – Cantique d’été

Burnat-Provins Marguerite – Cantique d’été: La narratrice séjourne dans un paysage montagnard isolée lors d’un été champêtre. Tout ce qui l’entoure se prête à des comparaisons tendres et caressantes. Car ce texte, long poème en prose, est celui d’une femme amoureuse qui s’abandonne sans aucune réserve à son amant qu’elle pare de toutes les qualités.

Éluard Paul – L’Amour La Poésie

Éluard Paul – L’Amour La Poésie: Ce recueil de poèmes, un des deux recueils les plus connus de Paul Éluard avec «Capitale de douleur» est paru en 1929, après un hiver (1928) passé en sanatorium avec Gala qui devait le quitter peut après pour Salvador Dali. Il contient notamment le célèbre poème La terre est bleue. Il comprend trois parties: Premièrement, Seconde Nature et Comme une image. Dans Premièrement, Éluard aborde l’éloignement de la femme qu’il aimait mais aussi, poursuit «l’image de celle-ci à travers sa poésie, véritable « bouche d’alliance », de qui il attend l’impossible réunion des amants». La Seconde nature est celle du poète solitaire. «Délestée de l’amour, [elle] ne peut plus être pour Éluard qu’une vie diminuée». Solitaire «revêtu d’une seconde nature », [le poète] interroge l’espace de ses poèmes comme les murs blancs et vides d’une prison». Dans Comme une image, une certaine ironie se manifeste dans une exploration/scrutation de mots, d’images étranges. «Cependant, parmi les ombres laissées par ces images décevantes, le poète commence à discerner celles qui le ramèneront lentement vers la vie et lui feront découvrir la fraternité humaine.»

C. F. Ramuz – Le Village dans la montagne – La grande Guerre du Sondrebond

C. F. Ramuz – Le Village dans la montagne – La grande Guerre du Sondrebond : Le Village dans la montagne (1908) et La Grande Guerre du Sondrebond (1906), réunis ici en un seul volume, datent de l’époque où leur auteur vivait encore principalement à Paris, entre 1904 et 1914. C’est à Paris en effet que Ramuz fait ses premiers pas dans la République des lettres, à Paris également que, dans la parenté de langue et de culture d’un pays qui lui est cher, il prend pleinement conscience du caractère incontournable de son altérité romande. Ces deux petits ouvrages, l’un en prose, l’autre en vers libres, situés le premier dans les montagnes valaisannes, le second quelque part sur les bords du Léman, sont donc des œuvres de relative jeunesse. Mais elles déploient déjà les deux versants topographiques de l’imaginaire ramuzien et contiennent en germe les thèmes emblématiques de l’œuvre à venir. Preuve que si le jeune Ramuz se cherche encore un style, il ne semble plus avoir de doutes sur son identité d’écrivain.

Bousquet Joë – La Connaissance du soir

Bousquet Joë - La Connaissance du soir - Bibliothèque numériuque romande - Laura Barr-Wells Le Soir se couche sur le villageBousquet Joë – La Connaissance du soir : La Connaissance du soir est unique en ce qu’elle est le seul recueil de poème de Bousquet. La poésie, dans son œuvre marque cependant toutes ses créations, prose et vers. Pour lui, la poésie, telle le vie même,  doit envahir et s’incarner dans le langage, l’aventure intérieure comme l’esthétique de l’écrit. C’est ce qu’il a réalisé avec sa souffrance et sa poésie, la beauté et l’étrangeté qui rendent cet écrivain si «à part» et exceptionnel. …

Flaubert Gustave – La Tentation de Saint Antoine

Flaubert Gustave - La Tentation de Saint Antoine - Bibliothèque numérique romande - Pieter Brueghel Le Jeune La Tentation de Saint AntoineFlaubert Gustave – La Tentation de Saint Antoine:

Saint Antoine, anachorète en Thébaïde, vit, de sa hutte, une nuit de visions tentatrices présentées par Hilarion, un ancien disciple. D’innombrables sectateurs et Dieux antiques défilent dans leur diversité et leurs étrangeté, leurs pratiques voluptueuses, cruelles ou mystiques, tous possesseurs de LA vérité. Puis le Diable lui-même présente au saint la science et le cosmos en face de sa croyance. Inspirée par le tableau de Breughel le jeune et le Faust de Goethe, cette œuvre inclassable, poème en prose, script de film ou nouvelle philosophique, œuvre grimaçante à la superbe plastique dont Flaubert écrivit trois versions et qu’il qualifia d’«Œuvre de toute ma vie» vous touchera «telle un boulet de canon» sans vous laisser indifférentE. …

Renfer Werner – Le Palmier

Renfer Werner - Le Palmier - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Île du LevantRenfer Werner – Le Palmier : Récit poétique et symbolique, prose entrecoupée de poèmes, cette œuvre préférée de Werner Renfer, nous raconte le séjour qu’il fit, avec sa jeune épouse, à l’Île du Levant en 1923. L’île est lors déserte. Le  Domaine d’Héliopolis  et la base militaire de la Marine viendront plus tard. Dans cette nature inviolée, Renfer cite les vers Baudelaire: «La Nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles; L’homme y passe à travers des forêts de symboles» et son récit se peuple de ces symboles qui décrivent sa libération de la décevante aventure parisienne, l’inspiration retrouvée à la source pure et la trouée ardue de la création jusqu’à parvenir au palmier de la vie qui culmine sur l’île. …