Essai et Chronique

Barante Prosper de – La Fin de Charles le téméraire – Marie de Bourgogne

Barante Prosper de - La Fin de Charles le téméraire Marie de Bourgogne - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Château de Grandson Barante Prosper de – La Fin de Charles le téméraire – Marie de Bourgogne : L’ouvrage commence au moment de la guerre menée par le Duc de Bourgogne, Charles le Téméraire (1467-1577) contre la Suisse. Il relate les batailles de Grandson et de Morat. Si les conflits sont meurtriers sur le terrain, en toile de fond, vont bon train les intrigues et autres démarches diplomatiques entre la cour de France, le duché de Savoie, l’évêché de Genève. Charles met à feu et à sang la Bourgogne et la Flandre. Mais, lors de cette guerre il est tué, et sa fille Marie est désignée comme son héritière. Après moultes rebondissements, tentatives diplomatiques avortées, confiscations de biens et de titres, renversements de situation sur le front des villes assiégées, Marie finit par épouser le duc Maximilien d’Autriche, fils de l’empereur Frederic.

Conrad Joseph – Des Souvenirs

Conrad Joseph - Des Souvenirs - Bibliothèque numérique romande - Posterr Immeuble résidentiel de la rue Joseph Conrad à Berdychiv (Ukraine) (licence CC Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International)Conrad Joseph – Des Souvenirs : Ce texte n’est pas à proprement une autobiographie, en ce sens qu’il n’y a pas là de structure temporelle. On avance plutôt, à la suite de l’auteur, d’un souvenir à l’autre, d’une association d’idée à l’autre. C’est un texte de liens, des liens entre les grands espaces polonais et ukrainiens, terres de l’enfance. Ses parents étaient des propriétaires terriens, des patriotes, exilés en Russie. Sa mère meurt alors qu’il est encore jeune, il est ensuite accueilli par son oncle. …

Constant Benjamin – Quelques réflexions sur la tragédie de Wallstein et sur le théâtre allemand

Constant Benjamin - Quelques réflexions sur la tragédie de Wallstein et sur le théâtre allemand - Friedrich Pecht Der Kapuziner aus Friedrich Schillers Wallenstein Constant Benjamin – Quelques réflexions sur la tragédie de Wallstein et sur le théâtre allemand : «En concevant le projet de faire connaître au public français cet ouvrage de Schiller, j’ai senti qu’il fallait réunir en une seule les trois pièces de l’original. Cette entreprise offrait beaucoup de difficultés ; une traduction, ou même une imitation exacte était impossible. Il aurait fallu resserrer en deux mille vers, à peu près, ce que l’auteur allemand a exprimé en neuf mille. Or, l’exemple de tous ceux qui ont voulu traduire en alexandrins des poètes étrangers, prouve que ce genre de vers nécessite des circonlocutions continuelles. J’aurais donc eu à lutter, dans une traduction, contre un premier obstacle, et j’en aurais rencontré un second dans le sujet en lui-même. Tout ce qui se rapporte à la guerre de trente ans, dont le théâtre a été en Allemagne, est national pour les Allemands, et, comme tel, est connu de tout le monde. …

Hugo Victor – L’Archipel de la Manche

Hugo Victor - L'Archipel de la Manche - Bibliothèque numérique romande - Auguste Renoir Brouillard à Guernesey Hugo Victor – L’Archipel de la Manche :Guernesey, Jersey et Sercq : une description où une «Ode à la mer», premier titre de cet essai en 1883 ? Une ode certes, une ode à  la gloire des ces îles «de la Manche» fruits du «mystérieux travail de la mer et du vent»? Paysages, végétation, gens, langage, anecdotes, falaises, mer… une mer omniprésente qui a marqué ces îles…  décrits au dix-neuvième siècle par la plume puissante de Victor Hugo, un amoureux de l’archipel. …

La Harpe Jean-François de – Éloge de Racine

La Harpe Jean-François de - Éloge de Racine - Anonyme Portrait de Jean François de La HarpeLa Harpe Jean-François de – Éloge de Racine  : «L’éloge d’un grand homme est presque toujours un combat contre les préjugés; mais si jamais cette vérité fut incontestable, c’est surtout à l’égard de Racine. Il ne fut pas apprécié par son siècle, et il n’y a pas longtemps qu’il l’est par le nôtre. Il eut beaucoup d’ennemis pendant sa vie ; il en a encore après sa mort.[…] C’est une admiration vraie et sentie qui m’amène après tant d’autres, non pas aux pieds de ta statue (car tu n’en as pas encore), mais sur ta tombe où j’ose apporter à tes cendres des hommages qu’une autre main peut‐être devrait te présenter.» …

Gide André – Ainsi soit-il ou Les Jeux sont faits

Gide André - Ainsi soit-il ou Les Jeux sont faits - Bibliothèque numérique romande - anonyme André Gide Prix nobelGide André – Ainsi soit-il ou Les Jeux sont faits : En juillet 1950, André Gide commence le dernier cahier de son Journal. Malade despotique entouré de ses fidèles, il s’achemine vers une mort calme, dénuée d’angoisse et sans le sursaut religieux qu’espéraient certains. Dans ces pages où il écrit « n’importe comment et n’aspire qu’au naturel », il livre une sorte de « testament », à la fois lucide sur des erreurs du passé et sur la futilité des choses, y compris son œuvre. …

Vinet Alexandre – Moralistes des seizième et dix-septième siècles

Vinet Alexandre - Moralistes des seizième et dix-septième siècles - Bibliothèque numérique romande - Antoine Maurin portrait d'Alexandre VinetVinet Alexandre – Moralistes des seizième et dix-septième siècles : «Sous le terme général de moralistes, nous n’entendons pas seulement ceux qui ont traité de la morale d’une manière scientifique. Ceux qui donnent à l’âme humaine une juste idée d’elle-même, lui valent autant que ceux qui l’endoctrinent. La peine que prennent ceux-ci est vaine le plus souvent. En morale, la règle est peu de chose ; le motif est tout. Du moins, la règle n’est utile qu’à ceux qui sont disposés à l’observer, et cette disposition ne peut être que le résultat d’une affection ou d’un intérêt.» …

Gide André – Les Nourritures terrestres

Gide André - Les Nourritures terrestres - BNR ELG - Jean-Louis Glaussel CourseGide André – Les Nourritures terrestres : Cette oeuvre de jeunesse, longuement mûrie, est celle d’un «convalescent […] qui embrasse la vie comme quelque chose qu’il a failli perdre». Ni roman, ni essai, ni long poème en prose, cette œuvre inclassable est un peu tout cela à la fois. Dans les huit livres qui la composent, le narrateur, se réclamant d’un maître appelé Ménalque, s’adresse à un disciple qui répond au nom biblique de Nathanaël et qui représente le lecteur virtuel du texte. Le propos de l’ouvrage est donné dès l’Avertissement qui précède le premier livre: «Que mon livre t’enseigne à t’intéresser plus à toi qu’à lui-même, — puis à tout le reste plus qu’à toi.» (ELG) …

Gide André – La Porte étroite

Gide André - La Porte étroite - Bibliothèque numérique romande - Paul Vallotton Portrait d'André GideGide André – La Porte étroite :Pendant à L’Immoraliste, La Porte étroite est narré par un des principaux protagonistes, Jérôme, «flasque caractère […] impliquant la flasque prose», «L’histoire que je raconte ici, j’ai mis toute ma force à la vivre et ma vertu s’y est usée. J’écrirai donc très simplement mes souvenirs, et s’ils sont en lambeaux par endroits, je n’aurai recours à aucune invention pour les rapiécer ou les joindre; l’effort que j’apporterais à leur apprêt gênerait le dernier plaisir que j’espère trouver à les dire.» (d’après Wikipédia) …

Gide André – Corydon

Gide André - Corydon - Bibliothèque numérique romande - Éphèbe au bandeau sur amphore Nola attique photo de Marie-Lan Nguyen (licence CC-BY 2.5).Gide André – Corydon : Sous-titré «dialogues socratiques», cet essai sur l’homosexualité commencé en 1910 et qu’André Gide ne publia sous son nom qu’en 1924, met en scène la discussion d’un narrateur, hétérosexuel, avec Corydon, un ami médecin perdu de vue et dont la réputation est sulfureuse. Corydon, s’attache à démonter les préjugés moraux contre l’homosexualité masculine, par de nombreux recours à l’éthologie et à l’histoire des sociétés. Il veut démontrer, après Sigmund Freud, que cette homosexualité n’est pas une perversion mais une variante des comportement sexuels et conteste la théorie, alors dominante à ce sujet, du «troisième sexe». Son interlocuteur, lui oppose la morale de l’époque contre ce «vice infâme» puis se laisse peu à peu fléchir. …