Littérature suisse romande et des régions voisines

Blondel Auguste – L’âme des choses

Blondel Auguste – L’âme des choses : Ce recueil reçut de l’Académie française, l’année de sa parution, le prix Monbinne, prix de soutien à la création littéraire. Il est composé de 12 nouvelles, d’inspiration fantastique (tel L’Altica Rubra où un alpiniste est à la recherche d’une fleur rare que les guides disent porter malheur) ou réalistes (comme dans Saint-Ferréol qui raconte la recherche d’un endroit pour inhumer le corps du célèbre violoniste italien Paganini).

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Crisinel Edmond-Henri – Le Veilleur

Crisinel Edmond-Henri -Le Veilleur:
« Miracle d’un seul vers après tant de silence ! / Prodige de renaître au monde pour un jour ! »
Les deux vers qui inaugurent ce magnifique recueil de Crisinel (Faoug 1897 — Nyon 1948) saluent le retour inespéré de l’inspiration poétique. Mais sous la jubilation perce déjà l’inquiétude, car le poète vaudois sait d’amère expérience que le chant qui rejaillit après plus de quinze années de silence peut à tout moment se tarir. Aussi est-ce en veilleur « au cœur du néant » (Bulliard) que Crisinel recueille la voix fugace qui file sa mélopée entre espoir et angoisse, révolte et renoncement. « Ma loi, c’est de veiller, homme ou fantôme, / C’est d’entrevoir, dans l’ombre, obscurs symptômes, / Tout ce que Dieu condamne et qui faiblit. »

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Cingria Charles-Albert – Florides helvètes

Cingria Charles-Albert – Florides helvètes:« Il faut sans retard que je dise que j’adore les vieilles dames russes. C’est prodigieux ce confort d’âme […] qu’elles réussissent à réaliser, positivement avec rien. Il y a là un miracle et qui ne s’explique que par un inconcevable impératif de survivance […] Ça pour dire que nous étions à Genève dans une de ces douces et anciennes maisons de mollasse grise qui surplombent l’Arve, moi et quelques catastrophés du régime, et nous étions en train de papoter en prenant tschaï (« tschaï » c’est thé) avec « baba » et avec pommes, lorsque trois coups frappés à la porte nous firent tous sursauter. »

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Autier Joseph (pseudonyme de Cornaz Louise) – Coccinelles

Autier Joseph (pseudonyme de Cornaz Louise) – Coccinelles Quatre nouvelles : Ce recueil nous offre quatre nouvelles qui fustigent l’affectation humaine et les préjugés, que ces derniers soient de nature littéraire, aristocratique, artistique ou tiennent à la nationalité des protagonistes..

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Rambert Eugène – La batelière de Postunen

Rambert Eugène – La batelière de Postunen : Une jeune fille volontaire décide de rester à l’endroit où elle a grandi et de reprendre le travail de son père, batelier sur le lac Postunen qui vient de décéder, plutôt que d’entrer au service d’autrui.

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Cingria Charles-Albert – Pendeloques alpestres et Fourmi rouge

Couverture de livre, photo de Anne van de Perre, avec des arbres brumeux en arrière-plan, comportant le titre "Pendeloques Alpestres et Fourmi Rouge" de Charles-André Cingria et une liste des œuvres incluses ainsi que les détails de la publication.

Cingria Charles-Albert – Pendeloques alpestres et Fourmi rouge: Incontestablement Charles-Albert Cingria est un conteur ! Digressif, plein d’anecdotes, oui. Mais il nous narre la vie, la vie de tous les jours. La vie, par exemple, d’un endroit quelconque qui n’a l’air de rien, mais qu’il nous montre beau, humain. Pour lui, tout est dans le regard, l’émotion, l’odeur (le plus « primitif » de nos sens) : « Pour vivre le paysage, il convient d’avoir l’adéquation dans sa capacité de sentir. De humer surtout. Humer le carreau, la douce paille, le fumier violent sur le sol tendrement noir. »

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Ferrier Camille J. – Le Baron Bernard (partie 3) Constantinople

Ferrier Camille J. – Le Baron Bernard (partie 3) Constantinople: Notre héros, captif dans les montagnes, est traité en hôte de marque par son vieux geôlier qui lui raconte des périodes de sa vie : il a en effet côtoyé de nombreux personnages historiques tels les protagonistes de la Terreur en France ou le général Bonaparte en Égypte. Après qu’un événement inattendu l’ait libéré, Bernard gagne Constantinople où règne une ambiance cosmopolite.

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Rouff Marcel – L’Homme et la montagne

Rouff Marcel – L’Homme et la montagne: Ce roman âpre datant de 1925 raconte l’histoire d’un guide de montagne à Chamonix, volontaire, épris de paysages grandioses, obsédé par l’idée de vaincre les sommets encore inviolés. Et quand son amie d’enfance, dont il espérait faire son épouse, part comme femme de chambre, embauchée par de riches Parisiens , et attirée par une vie moins rude, il devient obsédé par un seul but : aller l’arracher à une existence de perdition dans cette lointaine grande ville où la promiscuité et les multiples tentations règnent et risquent de la pervertir. Mais pour aller à Paris, il faut suffisamment d’argent. Arrivera-t-il à en gagner assez ou finira-t-il par dompter son idée fixe ?

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Ferrier Camille J. Le Baron Bernard (partie 2) – Myrdita (volume 2)

Ferrier Camille J. Le Baron Bernard (partie 2) – Myrdita (volume 2) : Dans ce deuxième volume, le baron Bernard prolonge son séjour au Château-Noir dans la région montagneuse de Myrdita où habite la fantasque Clarice dont il est amoureux.
Quelques voyageurs vont venir y passer du temps, ce qui sera l’occasion de discuter d’œuvres de théâtre et de musique.

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Töpffer Rodolphe – Derniers Voyages en zigzag (vol 1)

Töpffer Rodolphe – Derniers Voyages en zigzag (vol 1): Dans ces derniers Voyages en zigzag, Töpffer raconte les périples qu’il a réalisés avec ses élèves durant les vacances d’été dans les sauvages défilés des Alpes, vers Aoste, Milan ou Chamonix, en 1832, 1833 et 1835. Avec une grande liberté d’écriture et beaucoup d’humour, il décrit les magnifiques paysages mais aussi ses compagnons, les touristes rencontrés, les hôtes qui les reçoivent et les jeunes écoliers enthousiastes et affamés. La bonne humeur domine et fait de ces excursions des moments charmants et inoubliables.

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