Sand George – Les Maîtres sonneurs - Bibliothèque numérique romande Havang (NL) Paysage près d'Issoudan - Sand George – Les Maîtres sonneurs (édition illustrée par M. V. Wheelhouse) : Étienne Depardieu dit Tiennet, aime sa cousine Brulette et leur ami d’enfance Joseph, un gars un peu spécial, renfermé et secret, qui passe pour un crétin. Or Joseph est féru de musique. Il part avec un cornemuseux bourbonnais, rencontré par hasard. Joseph étant tombé malade de trop souffler dans son instrument, son compagnon Huriel vient dans le Bourbonnais demander l’aide de son amie Brulette dont Joseph se morfond. Peut-être pourrait-elle le guérir. Brulette et Tiennet partent donc à l’aventure. Ils retrouvent leur ami malade et essayent de le ramener chez eux. Mais Joseph a un caractère fort et têtu. S’ensuivent une série d’aventures amoureuses et amicales entre ces quatre personnages de rencontre, mais aussi d’affrontements violents entre musiciens jaloux. 

L’œuvre se déroule vers 1770. Le roman, divisé en 32 veillées, est un récit qui se situe dans le Bourbonnais et le Berry, avec les cornemuseux, musiciens compagnons, au 18e siècle. Tout oppose ces deux régions, les uns sont paysans, les autres muletiers et bûcherons, une région est faite de plaines et de collines, l’autre de forêts mystérieuses. Paru en feuilleton dans le « Constitutionnel » en 1853 , ce roman fut publié la même année. George Sand dans sa préface explique le pourquoi du langage paysan qu’elle a adopté. Elle avait entendu ce récit lors de veillées de « breyage », lorsqu’on broie tard dans la nuit le chanvre dans le Berry, et elle a voulu garder le caractère paysan de son récit : « il (le narrateur) était assez vieux quand il me fit le récit des naïves aventures de sa jeunesse. C’est pourquoi je le ferai parler lui-même, en imitant sa manière autant qu’il me sera possible. Tu ne me reprocheras pas d’y mettre de l’obstination, toi qui sais, par expérience de tes oreilles, que les pensées et les émotions d’un paysan ne peuvent être traduites dans notre style, sans s’y dénaturer entièrement et sans y prendre un air d’affectation choquante. Tu sais aussi, par expérience de ton esprit, que les paysans devinent ou comprennent beaucoup plus qu’on ne les en croit capables, et tu as été souvent frappé de leurs aperçus soudains qui, même dans les choses d’art, ressemblaient à des révélations. Si je fusse venue te dire, dans ma langue et dans la tienne, certaines choses que tu as entendues et comprises dans la leur, tu les aurais trouvées si invraisemblables de leur part, que tu m’aurais accusée d’y mettre du mien à mon insu, et de leur prêter des réflexions et des sentiments qu’ils ne pouvaient avoir. »

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