Ramuz Charles Ferdinand - La Guerre aux Papiers - Bibliothèque numérique romande - Awesomoman Photo de feuRamuz Charles Ferdinand – La Guerre aux Papiers : « Ce fut une belle soirée : la Révolution dans le pays en avril 1802, quand on faisait la guerre aux papiers ».

Dans son dernier roman, paru en 1942, Charles Ferdinand Ramuz narre la révolte des Bourla-Papey (en patois franco-provençal vaudois : « Brûle-Papiers »), qui eut lieu en 1802 en terre vaudoise, dans le sillage de la Révolution française. Afin de lutter contre un retour aux anciens droits féodaux (prélèvement de la dîme notamment), des groupes de paysans de divers villages s’unissent pour procéder à la destruction de nombreuses archives seigneuriales et communales.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.

Plusieurs de ses romans feront l’objet d’adaptations cinématographiques. (source de cette biographie Wikipedia).

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