Weill Berthe – Pan dans l’œil !…

Weill Berthe - Pan dans l'œil !... - Bibliothèque numérique romande - Léon Louis Mahélin Berthe Weill, busteWeill Berthe – Pan dans l’œil !… Personnage mythique du Montmartre des années 1910-1930, Berthe Weill, dite la Mère Weill, est la première femme galeriste et marchande d’art. Pan dans l’œil!… est son autobiographie un peu folle mais très attachante, où elle raconte dans un style bien à elle, fait de courtes phrases et de beaucoup d’exclamations, sa vie de galeriste à Paris. Pleine d’humour et d’autodérision, elle se débrouille comme elle peut avec un minimum d’argent, mais elle a le flair pour acheter des Picasso, des Modigliani pour presque rien et les revendre sans faire beaucoup de bénéfice!

Elle va ainsi côtoyer Dufy, Matisse, Marquet, Vallotton, Rivera, Braque, Vlaminck, et des femmes comme Suzanne Valadon et Marie Laurencin. Elle les exposera régulièrement dans sa galerie pour les soutenir et les faire connaître. La guerre 1914 arrive, elle ne gagne presque plus rien mais continue à exposer et à faire circuler toutes ces œuvres de jeunes peintres avant-gardistes encore inconnus.

Contrairement à certains des galeristes en vogue à l’époque, elle ne cherchera jamais à se faire de l’argent sur le dos de ces artistes désargentés. Elle les défendra jusqu’au bout mais devra fermer sa galerie car elle fait faillite en 1939. Elle finira sa vie en 1951, sans argent et sans reconnaissance.

«Doux pays, pour les femmes seules! Vous êtes en butte à des vexations, à des enquêtes sournoises, à des dénonciations calomnieuses de tristes individus affiliés à la police ; c’est l’inquisition, quoi! sauf, bien entendu, pour les fraudeurs… doux pays!»

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2 réflexions sur “Weill Berthe – Pan dans l’œil !…”

  1. Berthe Weill ferme sa galerie en 1941, à cause des mesures antisémites (et non pas en 1939).
    Elle terminera sa vie à l’abris du besoin grâce à la générosité de ses artistes qui se réunissent en 1946 pour lui venir en aide, en remerciement de ses efforts désintéressés qui leur permirent d’émerger à leurs débuts.
    En 1948, elle est élevée au grade de chevalier de la Légion d’honneur.
    Je crains que l’un de vos paragraphes ne soit donc pas tout à fait juste 🙂

    Pour plus d’informations, la version augmentée des mémoires de Berthe Weill est en libre accès sur son site : https://www.bertheweill.fr/pandansloeil

    La version anglaise paraîtra en juin cette année : https://press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/P/bo150671397.html

    Bonne lecture 🙂

    1. Merci pour ces intéressantes précisions qui font plaisir pour cette femme étonnante. La rédactrice de la présentation s’est basée sur Wikipédia. C’est là qu’il pourrait être intéressant d’apporter une rectification. C’est bien volontiers que nous reprenons vos liens.

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