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Rousseau Jean-Jacques – Rousseau juge de Jean-Jacques

Rousseau juge de Jean-Jacques - Jean-Jacques Rousseau - Bibliothèque numérique romande - Allan Ramsay Rousseau en costume arménien rousseau écrivant une partition de musique Montjoye Maquette Laura Barr-WellsRousseau Jean-Jacques – Rousseau juge de Jean-Jacques, dialogues : De retour à Paris en 1770 après huit ans d’exil, Rousseau, qui vit modestement de son métier de copiste, est invité dans les salons à lire des extraits de ses Confessions. Contre son attente, ces lectures semi-privées se heurtent au silence gêné des auditeurs. Craignant les révélations compromettantes pour elle-même et ses amis philosophes, Mme d’Epinay, son ancienne protectrice, les fait interdire. Se sentant trahi et espionné de toute part, Rousseau passe alors à l’offensive et, reprenant la plume, compose ses Dialogues. Ce long travail d’apologie l’occupera par intermittence de 1772 à 1776, mais ne paraîtra qu’à titre posthume. Persuadé, non sans raison, qu’il est victime d’un vaste complot occulte et que des ennemis anonymes cherchent à détruire son œuvre en publiant sous son nom des textes dont il n’est pas l’auteur, Rousseau se constitue à la fois juge, avocat et partie et met en scène le procès qu’on lui refuse dans la réalité. Son plaidoyer, organisé en trois Dialogues, oppose deux personnages : un certain « Rousseau », qu’il ne faut pas confondre avec l’auteur, mais qui connaît parfaitement ses écrits ; en face de lui, un Français, porte-parole naïf de toutes les calomnies qui circulent au sujet du dénommé « Jean-Jacques », tiers absent et unique objet de ces débats.

Dans le Premier Dialogue, Le Français, qui n’a jamais vu ni lu « Jean-Jacques », déclare qu’il est un « monstre exécrable », un imposteur et un plagiaire. « Rousseau » riposte non sans ironie que l’auteur de La Nouvelle Héloïse et de l’Émile ne saurait être celui des crimes qu’on lui impute. Il y aurait donc deux « Jean-Jacques »… Pour éclairer ce mystère, ils conviennent, l’un d’aller lui rendre visite, l’autre de lire ses livres. « Rousseau » rapporte dans le Deuxième Dialogue que l’individu qu’il a rencontré n’a rien d’un criminel. C’est un honnête homme, un innocent, un rêveur timide et maladroit, qui se considère avant tout comme « le peintre de la nature et l’historien du cœur humain ». Dans le Troisième Dialogue, contrepartie intellectuelle du portrait moral qui précède, le Français, qui a enfin lu « Jean-Jacques », commente en détail ses lectures et reconnaît qu’il en a été ému jusqu’au fond de l’âme. Revenu de ses préjugés, il accepte, sinon de rencontrer « J.-J. », du moins de contribuer à sa réhabilitation.

Œuvre brillante, mais déroutante, Rousseau juge de Jean-Jacques est le « J’accuse » d’un écrivain qui ne s’appartient plus, qui ne maîtrise plus sa réputation, et qui en souffre d’autant plus cruellement qu’en « défenseur intransigeant de la vertu » (Starobinski), il s’est toujours senti redevable de son image*. Pour nombre de lecteurs, le clivage du nom et du prénom, allié au ressassement obsessionnel de griefs tant réels qu’imaginaires, sont les symptômes d’un état paranoïaque qui atteint ici son paroxysme. Pour d’autres au contraire, cet autoportrait à deux voix est une habile « mise en scène de soi » (Delormas) par laquelle l’auteur, reprenant fictivement le contrôle de son nom, cherche en même temps à assurer l’intégrité et la pérennité de son œuvre**. On constate en effet au terme de Dialogues que Rousseau ne s’adresse plus aux Français, ni au roi, ni même à Dieu, et que, renonçant à obtenir gain de cause auprès des hommes de son siècle, il s’en remet désormais à la postérité, certain qu’elle seule saura un jour lui rendre justice. (*Jean Starobinski, Accuser et séduire. Essais sur Jean-Jacques Rousseau (Paris, Gallimard, 2012) 38-39. **Pascale Delormas, De l’autobiographie à la mise en scène de soi. Le cas Rousseau. (Limoges, Lambert-Lucas, 2012), 46, 197.)

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Rousseau Jean-Jacques – Du Contrat social

Du Contrat social Jean-Jacques Rousseau Bibliothèque numérique romande Île Rousseau Genève photo Sylvie SavaryRousseau Jean-Jacques – Du Contrat social ou principes  du droit politique : Œuvre audacieuse et révolutionnaire, le Contrat Social (1762) est le prolongement de la réflexion inaugurée dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité (1755). Partant de la constatation que « L’homme est né libre et partout il est dans les fers », Rousseau y développe les concepts-clés de sa philosophie politique, à savoir la souveraineté populaire, la volonté générale, la liberté et l’égalité devant le droit, et démontre de façon magistrale que seul un pacte social librement consenti par tous assure à l’État sa légitimité: « Afin donc que le pacte social ne soit pas un vain formulaire, il renferme tacitement cet engagement qui seul peut donner de la force aux autres, que quiconque refusera d’obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps : ce qui ne signifie autre chose sinon qu’on le forcera d’être libre; car telle est la condition qui donnant chaque citoyen à la patrie le garantit de toute dépendance personnelle; condition qui fait l’artifice et le jeu de la machine politique, et qui seule rend légitimes les engagements civils, lesquels sans cela seraient absurdes, tyranniques, et sujets aux plus énormes abus. »

Le vent de contestation qui souffle dans ces pages a contribué à faire de ce court traité l’un des textes fondateurs de la modernité politique. Rousseau y croise le fer avec les philosophes de l’Antiquité et de la Renaissance comme avec ceux de son temps; il s’arrête longuement sur l’histoire de Rome et d’Athènes, cite les cas de Venise et de bien d’autres grandes puissances; mais ce faisant, il puise aussi dans son vécu personnel des arguments qui prêtent à sa démonstration une grande force de conviction. À lire ou relire le Contrat social, on prend en effet conscience que le rayonnement de cette œuvre universelle n’est pas étranger à un certain cachet local, et que cet ouvrage majeur n’aurait peut-être pas été tout à fait ce qu’il est si son auteur ne se fût considéré, avant toute chose, comme un citoyen de Genève: « Né citoyen d’un État libre, et membre du souverain, quelque faible influence que puisse avoir ma voix dans les affaires publiques, le droit d’y voter suffit pour m’imposer le droit de m’en instruire. Heureux, toutes les fois que je médite sur les gouvernements, de trouver toujours dans mes recherches de nouvelles raisons d’aimer celui de mon pays! »

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Rousseau Jean-Jacques – Émile ou De l’Éducation (livres III à V)

Émile ou De l'Éducation - Jean-Jacques Rousseau - Bibliothèque numérique romandeRousseau Jean-Jacques – Émile ou De l’Éducation (livres III à V) : Publié en 1762, la même année que le Contrat Social, Émile est l’« exposé fictif d’une éducation idéale »*, exposé qui fait écho aux thèses philosophiques de l’auteur. Émile, issu d’une riche famille, est éduqué à la campagne, en vase clos, loin de l’influence corruptrice de la société. Son précepteur, porte-parole du philosophe, lui prodigue une éducation libre et sur mesure qui fait une large part aux sens et à l’expérience. Prenant le contrepied de la pédagogie traditionnelle, il bannit tous les livres, hormis celui de la Nature, au contact de laquelle le jeune enfant va aguerrir son corps et développer une intelligence pratique du monde (Livres I & II, publication BNR du 30.10.2014).

Dans les livres III à V que nous vous proposons ici, Émile, à 12 ans (livre III), apprend à déchiffrer la nature, en tire ses premières leçons de géographie, de physique et d’astronomie et fait l’apprentissage d’un métier manuel. Puis l’approche de la puberté (livre IV) devient le signal de son ouverture au monde et de l’étude de l’histoire. Il est grand temps de donner à Émile une éducation religieuse. Ce sera la célèbre Profession de foi du Vicaire Savoyard, dont les thèses, profondément subversives, valurent au philosophe de virulentes condamnations, tant en France qu’à Genève. Le Livre V (Sophie ou la femme) correspond à l’initiation sociale et amoureuse. Rousseau en profite pour aborder le thème de l’éducation des filles qu’il rejette, le pire fléau étant selon lui, la femme d’esprit. Sophie restera donc ignorante et se bornera à remplir docilement son double destin d’épouse et de mère. Mais avant de permettre à Émile de se marier, son précepteur l’emmène dans un voyage de deux ans au cours duquel ils étudient les infinies variations du pacte social. À son retour, Émile épouse Sophie, mais n’accèdera pas pour autant à l’autonomie de l’adulte. Apprenant qu’il va être père, il supplie son gouverneur de rester auprès de lui pour le guider et élever ses futurs enfants : « tant que je vivrai, s’écrie-t-il, j’aurai besoin de vous ».

Ouvrage polémique et controversé en raison de sa profonde originalité et de son scepticisme religieux, Émile connut un grand retentissement. Il fut accueilli avec enthousiasme par sa génération, en particulier par les femmes de la haute société qui virent en Rousseau « l’artisan de la libération et du bonheur de l’enfant »**. Certes, écrit en 1762, bien des avancées de la pédagogie, de la psychologie ou de la physiologie de l’enfant y sont ignorées. Certes, les limites de Jean-Jacques Rousseau y sont perceptibles. Mais nous voulons en souligner les étonnantes intuitions et son aspect révolutionnaire à son époque, qui lui valut, d’ailleurs, bien des critiques. Depuis, malgré ses incohérences et paradoxes, Émile a inspiré de nombreux mouvements de réforme de l’éducation et représente, encore de nos jours, une référence incontournable dans le domaine de la pédagogie enfantine. (*Jacques Berchtold, « Une instruction en diptyque sur le droit jugement : Rousseau juge de Jean-Jacques, complément de l’Émile », in Éduquer selon la nature. 16 études sur Émile de Rousseau, sous la direction de Claude Habib (Paris, Desjonquières 2012), 188. **Peter Jimack, Rousseau: Emile (Londre, Grant and Cutler 1983), 46 (traduction).)

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Rousseau Jean-Jacques – Émile ou De l’Éducation livres I et II

Rousseau Jean-Jacques – Émile ou De l’Éducation livres I et II - Bibliothèque numérique romandeRousseau Jean-Jacques – Émile ou De l’Éducation livres I et II : Nous ne présenterons pas Émile ou De l’Éducation qui est toujours, selon Wikipédia, un des ouvrages les plus lus et les plus populaires sur l’éducation. Certes, écrit en 1762, bien des avancées de la pédagogie, de la psychologie ou de la physiologie de l’enfant y sont ignorées. Certes, les limites de Jean-Jacques Rousseau y sont perceptibles. Mais nous voulons en souligner les étonnantes intuitions et  son aspect révolutionnaire à son époque, qui lui valut, d’ailleurs, bien des critiques bien pensantes. Rappelons aussi son influence profonde sur le développement de la pédagogie dont nous sommes, encore aujourd’hui, les héritiers. Les livres I et II, présentés ici, traitent du développement et de l’éducation de l’enfant jusqu’à environ  douze ans.

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Rousseau Jean-Jacques – Lettres sur la Botanique

Lettres sur la botanique - Jean Jacques Rousseau - Les Bourlapapey Bibliothèque numérique romandeRousseau Jean-Jacques – Lettres sur la botanique à Madame Delessert : La botanique était l’une des passions de Jean-Jacques Rousseau, passion qu’il évoque dans la septième promenade des «Rêveries du promeneur solitaire». Ces huit lettres représentent un véritable cours de botanique élémentaire écrit à l’intention de Marguerite Madeleine, la fille d’une cousine, Madeleine-Catherine Delessert. C’est l’occasion pour lui de mettre en pratique les idées pédagogiques de «l’Émile» et de mêler au corpus théorique de la botanique (la classification de Linné) des éléments d’observation de l’entourage immédiat selon les saisons et d’intéresser la fillette «à la connaissance et à la destination des fleurs».

Un tel essai ne pouvait être qu’illustré. Nous avons choisi de mêler des images du passé, en particulier des planches de Pierre-Joseph Redouté illustrant «La botanique de Jean-Jacques Rousseau», et des photographies de plantes dans leur milieu naturel, prises dans les régions que connaissait Jean-Jacques Rousseau, que ce soit dans les alpages, en plein champ ou dans les jardins. Ces correspondances à travers les âges sont la meilleure démonstration de la modernité (ou de l’intemporalité) de cet essai.

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Rousseau Jean-Jacques – Julie ou la Nouvelle Héloïse (Tome 2)

Julie ou la Nouvelle Éloïse tome 2 - Jean Jacques Rousseau - Les Bourlapapey Bibliothèque numérique romandeRousseau Jean-Jacques – Julie ou la Nouvelle Héloïse (Tome 2) : Il s’agit d’un roman épistolaire de six parties (163 lettres). Il connut un très grand succès aux 18e et 19e siècles. Il relate l’amour, « impossible » à cause de la différence de leurs conditions, entre un précepteur, M. de Saint-Preux, et son élève Julie, la fille du baron d’Étange, sur les rives du Léman. Le titre fait référence à la situation d’Héloïse et d’Abélard mais les commentateurs évoquent aussi l’amour contrarié de Rousseau pour Sophie d’Houdetot. C’est aussi l’occasion, pour Rousseau de dissertations philosophiques sur la nature et la culture, Paris et les parisiens comme le Valais et ses habitants. Le parlement de Paris, d’ailleurs, ne manque pas de les condamner.

Dans cette œuvre romanesque,  « feuillue » comme l’écrit Diderot, on fini par entrer et se prendre au jeu de la narration épistolaire dont ces lettres entrecroisées, d’abord déroutantes mettent en perspective l’intrigue et les réflexions.  Il est difficile aujourd’hui d’imaginer le retentissement qu’eut cette œuvre tant pour son aspect de littérature romanesque et sentimentale (Charles Nodier dans sa préface du Peintre de Saltzbourg, le considère comme un précurseur du romantisme) que pour ses thèses philosophiques. Nous vous présentons, dans ce tome 2, les parties 3 à 6 dans le texte de l’édition des Œuvres complètes de 1852-3.

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Rousseau Jean-Jacques – Julie ou la Nouvelle Héloïse (Tome 1)

Rousseau Jean-Jacques - Julie ou la Nouvelle Héloïse - Bibliothèque numérique romande - Le premier baiserRousseau Jean-Jacques – Julie ou la Nouvelle Héloïse (Tome 1) : Il s’agit d’un roman épistolaire de six parties (163 lettres). Il connut un très grand succès aux 18e et 19e siècles. Il relate l’amour, « impossible » à cause de la différence de leurs conditions, entre un précepteur, M. de Saint-Preux, et son élève Julie, la fille du baron d’Étange, sur les rives du Léman. Le titre fait référence à la situation d’Héloïse et d’Abélard mais les commentateurs évoquent aussi l’amour contrarié de Rousseau pour Sophie d’Houdetot. C’est aussi l’occasion, pour Rousseau de dissertations philosophiques sur la nature et la culture, Paris et les parisiens comme le Valais et ses valaisans. Le parlement de Paris, d’ailleurs, ne manque pas de les condamner. Dans cette œuvre romanesque,  « feuillue » comme l’écrit Diderot, on fini par entrer et se prendre au jeu de la narration épistolaire dont ces lettres entrecroisées, d’abord déroutantes mettent en perspective l’intrigue et les réflexions.

Nous vous présentons, dans ce tome 1, les parties 1 et 2 dans le texte intégral de l’édition des Œuvres complètes de 1852-3.

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Rousseau Jean-Jacques – Les rêveries du promeneur solitaire

Rousseau Jean-Jacques - Les Rêveries du Promeneur solitaire - ELGRousseau Jean-Jacques – Les rêveries du promeneur solitaire : Est-il nécessaire de présenter les célèbres « rêveries du promeneur solitaire» de Jean-Jacques Rousseau ?  Ce livre numérique a été réalisé et mis à disposition  (nous les en remercions)  par les éditions du groupe des Ebooks libres et gratuits.

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Rousseau Jean-Jacques – Théâtre

Rousseau Jean-Jacques – Théâtre : Cinq pièces de théâtre où l’on découvre un Rousseau différent de l’homme des Confessions, presque un peu honteux de lui-même.

NARCISSE : Lucinde fait une farce à Valère, son frère, obsédé à l’excès de son apparence, et fait peindre un tableau de lui en femme : sans se reconnaître, il cherche partout le modèle du tableau dont il est tombé amoureux . LES PRISONNIERS DE GUERRE : Capturé en Hongrie,  Dorante est amoureux de Sophie mais son père déteste les français et la fiance à Macker. L’ENGAGEMENT TÉMÉRAIRE : Isabelle feint de se marier à Valère, pour tester la réaction de son prétendant. PYGMALION : Les pensée du sculpteur sur sa création, vues par Jean-Jacques Rousseau. LE DEVIN DU VILLAGE : Colette s’adresse au Devin du village car Colin, son fiancé, lui est infidèle et la délaisse.

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