Bibliothèque numérique romande

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Ramuz Charles Ferdinand – Une Main

Ramuz Charles Ferdinand - Une Main - Bibliothèque numérique romande - Chaurel Chablière sous la neigeRamuz Charles Ferdinand – Une Main : Ramuz vient d’emménager dans sa maison de la Muette à Pully lorsqu’il se casse le bras et reste immobilisé plus de deux mois. Dès qu’il peut reprendre l’écriture, il note toutes les sensations et les impressions qu’il a ressenties lors de cette épreuve. Plus qu’un journal de ses maux, c’est une réflexion générale sur la vie, sur l’écriture. L’aventure, banale en soi, prend une ampleur universelle. Ramuz doit apprendre la patience, la dépendance, l’humiliation des scènes de rééducation (racontées avec humour), supporter sa maladresse et son inactivité. (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – Lettre à Henry-Louis Mermod

Ramuz Charles Ferdinand - Lettre à Henry-Louis Mermod - Bibliothèque numérique romande - Chaurel Rives du Léman vu du voisinnage de la maison RamuzRamuz Charles Ferdinand – Lettre à Henry-Louis Mermod : Ramuz envoie une lettre à son éditeur suisse Henry-Louis Mermod. « Publier suppose public », lui écrit-il. L’écrivain, comme l’homme, se sent poussé à justifier ses choix face aux critiques. Comme il ne veut pas écrire pour un public instruit, ces gens du peuple dont il reprend le langage le lisent-ils ? Heureusement non, dit-il… Car ils échappent au savoir « scolaire » qui ne forme pas, mais déforme. Une certaine école ne reconnaît pas la différence, les dons plus subtils de ceux qui ne sont pas scolaires. Pourtant, ils ont d’autres valeurs : de l’expérience, un métier. Ils utilisent parfois des de sens très développés non reconnus : « l’école se méfie extrêmement des sens comme susceptibles justement de fournir à l’individu des renseignements qu’elle ne peut pas contrôler. …  (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – Lettre à Bernard Grasset

Ramuz Charles Ferdinand - Lettre à Bernard Grasset - Bibliothèque numérique romande - Anne Van de Perre La pleine vue des crêtesRamuz Charles Ferdinand – Lettre à Bernard Grasset : « Nous n’avons pas eu de 17ème siècle ; car alors nous étions Bernois, c’est-à-dire complètement muets, inexistants. Et c’est précisément pendant ce temps, que la langue « française » prenait sa forme définitive. J’aime votre 17ème siècle, j’aime le français, un certain « français » dont il a définitivement sanctionné l’usage, mais n’y puis voir pourtant (parce que je viens du dehors) qu’un phénomène tout occasionnel, tout contingent (qui aurait pu ne pas se produire), et qui précisément, pour ce qui est de nous et de moi, ne s’est pas produit. Précisément pour ces mêmes raisons, je me refuse de voir dans cette langue « classique » la langue unique, ayant servi, devant servir encore, en tant que langue codifiée une fois pour toutes, à tous ceux qui s’expriment en français. (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – La Beauté sur la Terre

Ramuz Charles Ferdinand - La Beauté sur la Terre - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Plage près de PréverengesRamuz Charles Ferdinand – La Beauté sur la Terre : Où la beauté pourrait-elle trouver place parmi les hommes, comment trouverait-elle place parmi eux ?

Une jeune orpheline de 19 ans, Juliette, née à Cuba, débarque dans un village des bords du Léman. Sa beauté déchaîne les passions et sème le trouble parmi les habitants. Hébergée chez son oncle, elle travaille dans son auberge. Mais en plus d’affronter la jalousie de sa tante, elle doit se défendre contre les convoitises des hommes. (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – Paris, Notes d’un Vaudois

Ramuz Charles Ferdinand - Paris, Notes d'un Vaudois - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary Arc-en-ciel sur ParisRamuz Charles Ferdinand – Paris, Notes d’un Vaudois : « C’est Paris lui-même qui m’a libéré de Paris. Il m’a appris dans sa propre langue à me servir (à essayer du moins de me servir) de ma propre langue » 

Un « petit » Vaudois monté à Paris, tel se présente Ramuz dans une description pertinente et humble du provincial, de  « l’étranger » pauvre. Il vient pour ses études et constate assez rapidement qu’il est là, en fait, pour observer Paris, pour écouter ses voisins et leur langage (Madame Sérieux, la concierge, un porteur de pierre) et redécouvrir son identité romande. Il invente des néologismes savoureux pour évoquer sa solitude et ses difficultés d’adaptation, il se sent « dépatrié » et « repaysé ».

Les bouquinistes, les monuments, les rencontres avec les peintres, les promenades dans la ville qui a un peu oublié la nature, tout le pousse à écrire, à s’exprimer et à s’interroger sur la littérature, la langue écrite et parlée, et son rôle d’écrivain suisse dans le monde parisien.

« Peut-être que Paris (c’est ce que je commençais à voir) enseigne encore autre chose, bien plus profondément, parce que, quel qu’il soit, il est lui-même et que sa vraie leçon est qu’il vous enseigne à être vous-même, que son véritable exemple est un exemple de liberté. »

En même temps, Ramuz nous propose une réflexion sur l’homme et son environnement née du contraste entre les paysages urbains de Paris – leurs interactions avec la socialité et le vivre-ensemble citadin – et la campagne ou les montagnes qui constituent l’ensemble paysager vaudois – où l’homme est d’avantage seul et silencieux face à la nature. Une élaboration écologique avant l’heure par un auteur qui révèle, dans ce récit, une part méconnue de sa vie.

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