Guillaume James – Bakounine : Notice biographique

Guillaume James - Bakounine : Notice biographique - Bibliothèque numérique romande - Maquette Laura Barr-.WellsGuillaume James – Bakounine : Notice biographique: James Guillaume, un militant libertaire suisse dans l’Internationale, écrivain et traducteur (nous avons publié sa traduction de Gottfried Keller Les Gens de Seldwyla) a toute sa place parmi les auteurs romands de la Bibliothèque numérique romande. Fils de George, fabricant en horlogerie puis conseiller d’État neuchâtelois, et de Marie Suzanne Glady, né à Londres en 1844, il fonde en 1866, avec Constant Meuron, la section locale de l’Internationale dont il devient l’un des principaux dirigeants dans le Jura. Gérant de l’imprimerie paternelle à Neuchâtel (1869-1872), gagné aux idées de Bakounine, il contribue grandement à la création de la Fédération jurassienne avec Bakounine à partir de 1872. (suite…)

Bakounine Michel – Les Ours de Berne et l’Ours de Saint-Pétersbourg

Bakounine Michel - Les Ours de Berne et l'Ours de Saint-Pétersbourg - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton portraitBakounine Michel – Les Ours de Berne et l’Ours de Saint-Pétersbourg : Dans cet essai, Bakounine se met dans la peau d’un patriote suisse déçu de constater que sa patrie obéit à des ordres d’expulsion de dictatures étrangères. Il cite trois exemples dans l’actualité de l’époque où la Suisse pourchasse et expulse des personnes venues chercher asile en Suisse, sur demande de gouvernements étrangers. Avec une grande ironie, Bakounine décrit ces cas où les principes mêmes de la République helvétique sont bafoués : « Aura-t-il (le gouvernement suisse) vraiment le courage de le livrer au tsar de Russie ? Nous allons lui donner un conseil : Qu’il le jette plutôt dans la fosse aux ours de Berne. Ce sera plus franc, plus honnête, plus court, et surtout plus humain. »

Puis il s’interroge sur l’efficacité démocratique du parlementarisme et de la « nouvelle » constitution helvétique de 1848 qui instaure le fédéralisme plutôt qu’une confédération d’états plus ou moins autonomes. Après 1848, une fois le suffrage universel établi, on crut avoir assuré la liberté des populations. Eh bien, ce fut une grande illusion ! En effet tout le mensonge du système représentatif repose sur cette fiction, qu’un pouvoir et une chambre législative sortis de l’élection populaire doivent absolument ou même peuvent représenter la volonté réelle du peuple. Mais les instincts de ceux qui gouvernent sont, à cause même de leur position exceptionnelle, diamétralement opposés. Quels que soient leurs sentiments et leurs intentions démocratiques, de la hauteur où ils se trouvent placés ils ne peuvent considérer la société autrement que comme un tuteur considère son pupille. Mais entre le tuteur et le pupille l’égalité ne peut exister. D’un côté, il y a le sentiment de la supériorité, inspiré nécessairement par une position supérieure ; de l’autre, celui d’une infériorité qui résulte de la supériorité du tuteur, exerçant soit le pouvoir exécutif, soit le pouvoir législatif. Une question qui reste d’actualité encore aujourd’hui…

Bakounine reconnait que 1848 a apporté une centralisation économique et politique nécessaire, mais il en mesure les inconvénients. Évoquant les soulèvements populaires qui, canton par canton, portèrent au pouvoir les radicaux, il écrit : Ces révolutions , ces soulèvements populaires telle est encore aujourd’hui l’unique forme de contrôle qui existe réellement en Suisse, l’unique borne qui arrête le débordement des passions ambitieux. En détruisant l’autonomie des cantons, en subordonnant les gouvernements cantonaux au pouvoir fédéral. Désormais, les révolutions cantonales, ce moyen unique dont disposaient les populations cantonales pour exercer un contrôle réel et sérieux sur leurs gouvernements, et pour tenir en échec les tendances despotiques inhérentes à chaque gouvernement, ces soulèvements salutaires de l’indignation populaire, sont devenues impossibles. En effet aujourd’hui, le Conseil fédéral a non seulement le droit, il a le devoir d’y envoyer autant de troupes fédérales, prises dans les autres cantons, qu’il sera nécessaire pour rétablir l’ordre public.

Tout pouvoir politique, quelle que soit son origine et sa forme, tend-il nécessairement au despotisme ? c’est l’opinion de l’anarchiste Bakounine. Il faut abolir complètement, écrit-il, dans le principe et dans les faits, tout ce qui s’appelle pouvoir politique ; parce que tant que le pouvoir politique existera, il y aura des dominateurs et des dominés, des maîtres et des esclaves, des exploiteurs et des exploités. Le pouvoir politique une fois aboli, il faut le remplacer par l’organisation des forces productives et des services économiques.

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Keller Gottfried – Les gens de Seldwyla

Keller Gottfried - Les gens de Seldwyla - Bibliothèque numérique romande - Anne Van de Perre Champ en fleur dans la campagne genevoiseKeller Gottfried – Les gens de Seldwyla : Quelque part en Suisse allemande, dans la petite ville de Seldwyla, « lieu agréable et riant » à l’écart du progrès, les habitants ont des coutumes bien peu courantes : farniente, bonne humeur et agitation politique en forment l’essentiel… Pancrace le boudeur, s’en est enfui et revient mais bien changé ! Mme Regula Amrein et son fils cadet : Mme Amrein voudrait tant que son fils n’ait pas le caractère de son père seldwylois ! Roméo et Juliette au village : Vérène et Sali ont grandi ensemble, mais leurs parents maintenant se détestent… Histoire des trois Justes : Une course peut-elle départager trois ouvriers bien décidés à racheter leur manufacture ? Le Chat Spiegel : Maître Pineiss, le sorcier, a acheté sa graisse au chat Spiegel : mais, on le sait, c’est un marché de dupes… Cinq nouvelles simples, ironiques, tendres ou tragiques : tout l’art du grand écrivain Gottfried Keller !

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