Dronsart Marie – Les grandes Voyageuses (partie 2)

Dronsart Marie - Les grandes Voyageuses 2 - Bibliothèque numérique romande - Ancha SicileDronsart Marie – Les grandes Voyageuses (partie 2 : Grande Bretagne) : Cette anthologie de 1894 rassemble les récits de voyageuses anglaises, qui, armées « d’une petite valise, d’une ombrelle, d’un revolver ou d’un Alpenstock », se sont lancées à la découverte du monde à une époque où l’habitude pour les femmes était plutôt de rester à la maison et de s’occuper de la famille.

Voyageant seules ou en compagnie de leur mari, elles n’ont peur de rien, gardant même une bonne dose d’humour dans les situations les plus scabreuses. Certaines ont vécu une vie relativement cadrée de recherches scientifiques, d’autres ont été de folles aventurières ; elles ont souvent tenu un journal de leurs voyages et de leurs découvertes archéologiques et ethnographiques et ramené de nombreux d’objets qui ont enrichi nos musées.

 Parmi les 25 portraits dressés par Marie Dronsart (dont on connaît peu la biographie, à part qu’elle était traductrice de Stevenson, et morte en 1901), il y a Lady Wortley Montagu, première Anglaise à séjourner en Orient en 1717 et qui en ramena le vaccin contre la petite-vérole ; Lady Hester Stanhope, qui se plaça sous la protection des Bédouins pour monter une expédition à Palmyre ; Miss Gordon Cumming, première Européenne au fin fond du Japon ; Lady Blunt, petit-fille de Byron, en nomade amateur dans le désert d’Arabie saoudite ; Lady Brassey qui, malgré son mal de mer, fit le tour du monde en voilier avec son mari et ses 3 enfants ; Lady Duff Gordon, adulée par le peuple égyptien ; Lady Dixie et ses chevaux sauvages en Patagonie ; Mme Hore au lac Tanganyika ; Mme Innes dans son bungalow malais entouré de tigres ; Mme Bridges en visite dans une lamasserie tibétaine, ou Miss North avec les colons canadiens. Préférant les Alpes aux antipodes, Miss Richardson, première femme à réaliser en 1888 l’ascension de la Meije (3’983 m.) et celle de l’arête de Bionnassey (4’052 m.) Mais la plus émouvante fut Miss Mardsen, une missionnaire qui se rendit en Sibérie orientale pour porter secours, été comme hiver, aux lépreux cachés dans l’immense forêt de Yakoutsk.

C’est grâce à ces femmes courageuses et avides de connaissances que le monde scientifique a beaucoup appris, car leur statut de femme n’a pas freiné leur enthousiasme, mais  au contraire, les a stimulées pour dépasser leur condition  et utiliser leur avantage de femme pour pouvoir communiquer avec les autres femmes et observer, entre autres, la vie quotidienne de tous ces pays depuis l’intérieur d’un foyer, d’une famille.

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Dronsart Marie – Les grandes Voyageuses (partie 1)

Dronsart Marie - Les grandes Voyageuses 1 - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary navireDronsart Marie – Les grandes Voyageuses (partie 1) : Cette anthologie datant de 1894 rassemble les récits de différentes voyageuses, qui ont parcouru le monde entier à une époque où l’habitude était plutôt pour les femmes de rester à la maison et de s’occuper de la famille.

Certaines ont voyagé en couple, d’autres en solitaire, certaines ont vécu une vie relativement cadrée de recherches scientifiques, d’autres ont été de folles aventurières ; elles viennent de France, d’Italie, d’Espagne, d’Autriche, de Hollande, elles ont souvent tenu un journal de leurs voyages et de leurs découvertes archéologiques et ethnographiques et ramené de nombreux d’objets qui ont enrichi nos musées.

Avec Marie Dronsart (dont on connaît peu la biographie, à part qu’elle était traductrice de Stevenson, et morte en 1901), partez à l’aventure en Mongolie, Chine, Ceylan, Caucase, Amérique du sud, Éthiopie, Perse et dans le monde entier à la suite de ces femmes courageuses, intrépides, curieuses et souvent méconnues, qui payèrent parfois de leur vie leur goût immodéré de la découverte : Mme Odon des Odonnais, héroïne plus que voyageuse en Amérique du sud vers 1750 ; Mme Hommaire de Hell au Caucase, en Crimée, en Turquie ; Mlle d’Angeville au sommet du Mont Blanc et sur l’Oldenhorn à 69 ans ; Léonie d’Aunet au Spitzberg avec son mari peintre de l’expédition ; Lise Cristiani musicienne en Sibérie ; Mme de Bourboulon en Mongolie ; l’incroyable Monja Alferez , une nonne espagnole qui fugua, se déguisa en homme et vécut des aventures abracadabrantes au 17e s. à travers le monde entier ; Ida Pfeiffer, Autrichienne qui attend que ses enfants soient élevés et son mari vieillissant pour partir à la conquête du monde ; Carla Serena en Russie ; Jane Dieulafoy en Perse avec son mari archéologue (à lire aussi sur la BNR) ; Cristina Belgiojoso avec sa fille en Asie Mineure…

C’est grâce à ces femmes avides de connaissances que le monde scientifique a beaucoup appris, car leur statut de femme n’a pas freiné leur enthousiasme mais, au contraire, les a stimulées pour dépasser leur condition et utiliser leur avantage de femme pour pouvoir communiquer avec les autres femmes et observer, entre autres, la vie quotidienne de tous ces pays depuis l’intérieur d’un foyer, d’une famille.

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