Schnitzler Arthur – Nouvelles

Schnitzler Arthur – Nouvelles : Les nouvelles présentées ici dans leur ordre chronologique de parution originale ont été écrites entre 1894 et 1905 et traduites en français entre 1895 et 1912. Elles marquent le premier contact du public francophone avec Schnitzler. Cet auteur est l’un des grands auteurs de langue allemande de la première moitié du XXe siècle. Longtemps méconnu dans le monde francophone, ses œuvres sont redécouvertes dès les années 1980 au fur et à mesure de leurs traductions.

Mourir – La première nouvelle traduite en français, après son succès immédiat en Autriche. Un homme est atteint d’une maladie mortelle. Dans son égoïsme, il tente d’entraîner sa bien-aimée avec lui. La petite comédie, mœurs viennoises – Treize lettres échangées entre des «snobs» viennois qui racontent leur aventure, empreinte de légèreté et de cynisme assumé. Les morts se taisent – Un couple adultère face au mari. Une nouvelle typiquement viennoise qui connut d’emblée un grand succès.  Le jour de gloire – Une pseudo-farce qui tourne mal. Schnitzler avait estimé que la traduction française meilleure que la version allemande ! Le Lieutenant Gustl – Monologue intérieur d’un lieutenant durant son errance nocturne avant un duel. Cette nouvelle fut écrite d’une traite, et le succès à la hauteur du scandale qu’elle déclencha. Schnitzler fut plus déchu de son grade d’officier. L’aveugle et son frère – Une histoire quasi policière, qui se déroule dans la région de Bormio. La nouvelle chanson – L’analyse froide de la lâcheté d’un homme face à une jeune fille malade.

Né à Vienne en 1862 dans une famille juive aisée, Arthur Schnitzler suit des études médicales et assiste son père, laryngologue réputé. À la mort de son père, il ouvre son propre cabinet médical et va mener au début une double activité de médecin et d’écrivain. Mais Schnitzler sera avant tout écrivain – celui de l’âme humaine et des passions amoureuses. Dans cette Vienne «fin de siècle», dans le crépuscule de l’empire austro-hongrois, ses thèmes de prédilection sont l’amour et la mort, l’inconscient, le destin, l’antisémitisme. Tragique et humour se côtoient, la mélancolie se teinte d’ironie.

Dans un aphorisme écrit à la fin de sa vie, Schnitzler résume ainsi ses convictions :
a) «Biens absolus : la vie, la santé, l’amour. Biens relatifs : la vertu, l’honneur, l’argent.»
b) «Pour celui qui a parfaitement compris qu’il est mortel, l’agonie commence».

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