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Sand George - Les sept Cordes de la Lyre - Bibliothèque numérique romande - Une Muse tenant une cithare Lécythe attique à fond blancSand George – Les sept Cordes de la Lyre (Lettre à Marcie, Carl, Le Dieu inconnu, La Fille d’Albano, Cléopâtre, Fragment d’une lettre écrite de Fontainebleau, Le Fleurs de Mai, Coup d’Oeil général sur Paris) : Femmes artistes, art et normalité, relations, entre hommes et femmes, entre inspiration et rationalité, entre nature et société : ce recueil qui comprends neuf écrits, théâtre, essais et nouvelles qui abordent ces thèmes avec passion. Hélène, dans Les sept Cordes de la Lyre, est une vraie pythie qui, entre folie et musique inspirée, accèdera à la connaissance et libérera, par son chant, l’Esprit de la Lyre emprisonné, ainsi que celui son maître, le philosophe Albertus, au rationalisme étriqué qui avait oublié la rationalité des corps. Faust féminin, elle disputera ses amours à Méphistophélès qui tentera tout pour prendre possession de leurs âmes.

Dans les Lettres à Marcie, Sand conseille sa correspondante qui ne supporte pas sa condition et ambitionne autre chose. Le dépassement des préjugés qui cantonnent les femmes dans rôles subalternes devrait se faire vers une égalité qui ne soit pas similitude, écrit Sand. Avec Carl, un jeune excursionniste se prend d’amitié pour un jeune fils d’auberge à première vue peu dégourdi. Le Dieu inconnu est celui des chrétiens qu’interpelle une patricienne vieillissante lasse du vide de sa vie.

La Fille d’Albano est une jeune femme artiste et bohème qui s’apprête à faire un beau mariage dans une famille qui l’aime … mais si conventionnelle ! Qui gagnera de l’art ou de l’amour ? Cléopâtre est une réflexion sur la relation d’Antoine avec la célèbre reine d’Égypte qui l’entraîna à sa perte. Dans Fragment d’une lettre écrite de Fontainebleau et Les Fleurs de Mai, George Sand oppose la nature à une société factice «en désaccord avec nos vrais besoins et nos vrais instincts».

Enfin avec Coup d’œil général sur Paris, elle nous parle de sa haine de cette ville aux maisons décrépites et puantes, et aux visages malheureux. Elle se révolte de la superficialité du «Monde» oisif des nantis qui n’a pas un regard pour «la plus nombreuse partie de la population condamnée au labeur excessif, à l’avilissement.» «Pour voir ce spectacle avec indifférence, il faut avoir oublié qu’on est homme». «Vous leur avez défendu de mendier dehors, et l’homme sans ressource mendie la nuit, le couteau à la main.» Faut-il pour autant mettre le feu aux palais et à leurs richesses ? Plutôt les rendre accessibles à tous…

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