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Voltaire – L’Ingénu

L'INgénu - Voltaire - Bibliothèque numérique romande - Un chasseur huron-wendat appelant l'orignal Cornelius Krieghoff Voltaire – L’Ingénu : Comment peut-on être Huron ? L’Ingénu, élevé dans ces tribus « sauvages », se révèle être le fils perdu d’un capitaine bas Breton : arrivé en France, il doit donc s’intégrer. Mais il reste un « huron », habitué à la loi naturelle et profondément étonné par la société de l’époque de Louis XIV et par l’hypocrisie de ses conventions. Celle-ci persuadée que, sans la tour de Babel, tout le monde parlerait français, ne comprend pas qu’on puisse préférer le langage huron.

L’Ingénu, qu’on « doit » baptiser, ne comprend pas pourquoi les coutumes religieuses diffèrent tant de l’évangile qu’on lui fait lire. Il se heurte aux doctrines religieuses, le jansénisme, le protestantisme et à la puissance des jésuites et de leur casuistique. Amoureux, il découvre combien il est impossible alors de se marier par simple accord entre deux adultes. Enfin, monté à Paris, il ne comprendra rien aux rouages et subtilités de l’administration versaillaise : il finira fort mal. Ce sera finalement son amoureuse, Mlle Saint-Yves qui se sacrifiera pour le sauver…

Au fil du roman, ce « naïf » étanche sa soif de connaissances nouvelles et, grâce à son ami Gordon, découvre la culture occidentale, non sans que Voltaire nous en fasse parcourir, avec son humour habituel, les contradictions, les ridicules et les dangers. Drame sentimental, l’Ingénu repose à nouveau la question du malheur : est-il bon à quelque chose, comme l’affirme Gordon ou, « comme bien des gens dans le monde ont pu dire : Malheur n’est bon à rien ! »

L’Ingénu fut adapté à l’opéra, au théâtre, au cinéma et à la télévision.

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Nodier Charles – Le nouveau Faust et la nouvelle Marguerite

Le nouveau Faust et la nouvelle Marguerite - Charles Nodier - Bibliothèque numérique romande - Lawrence Alma Tadema Faust et MargueriteNodier Charles – Le nouveau Faust et la nouvelle Marguerite : Charles Nodier le confesse d’emblée, il a eu deux grandes passions dans sa vie : l’envie d’être le héros d’une histoire fantastique, comme, par exemple, de rencontrer une fée, un revenant, un sorcier ou un diablotin. La seconde était l’ambition de ficeler une bonne histoire fantastique, bien extravagante et bien innocente. La bienséance l’empêche de parler des 700 femmes qu’il aurait aimées (rêve ou réalité, il ne le précise pas !), et comme le fantastique ne se déniche pas sous un caillou, il cède à l’idée de se donner au diable. Pour notre plus grand plaisir à nous, lecteurs du XXIe siècle !

Amandus, joli garçon, charmeur et dépensier, a une tare, « comme il y a des taches sur le soleil » : il ne sait pas écrire. C’est donc Maxime, son compagnon de nombreuses aventures, qui prendra la plume pour toucher le cœur de la ravissante Marguerite. Sauf que les deux en sont amoureux ! … Maxime décide alors d’invoquer le diable. Un peu de Cyrano, beaucoup d’esprit et de drôlerie font de ce court texte une découverte rafraîchissante.

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Wallace Edgar – L’Archer vert

L'Archer vert - Edgar Wallace - Bibliothèque numérique romande - photo TraumruneWallace Edgar – L’Archer vert : Abel Bellamy ? Ne vous fiez pas à son prénom, ni à son nom ! Personnage central de ce roman d’Edgar Wallace, il n’est nullement un parangon de vertu, et encore moins un modèle de beauté, bien au contraire : d’une laideur physique épouvantable, ce milliardaire américain installé en Angleterre est encore bien plus répugnant au moral…

L’archer vert ? Non ce n’est pas une réincarnation de Robin Hood, c’est simplement le banal fantôme d’un vilain quelconque. Jadis pendu pour avoir braconné sur les terres du château, il hante désormais la propriété du sombre Bellamy, tout à fait propice à ses noirs desseins.

Cependant les flèches décochées par l’archer vert n’ont rien de fantomatique : elles filent droit au cœur des ignobles complices de Bellamy ! Mais alors ? Fantôme or not fantôme ?

Et pourquoi diable cet archer invraisemblable s’érige-t-il en justicier pour défendre et sauver les victimes passées et présentes de ce génie du mal ?

Ne comptez pas sur nous pour vous le dire : lisez plutôt le roman d’Edgar Wallace… Mais attention : de rebondissements en péripéties, de catastrophes en coups de théâtre, vous risquez de ne pas pouvoir quitter votre liseuse avant la dernière page car «L’Archer vert» recèle tous les archétypes du roman policier gothique: le château hanté, le pacte avec le diable, le mariage avec la mort, les bandits, l’usurpateur, le crime et le châtiment, personnages et situations diaboliques auxquels l’auteur oppose l’image du justicier. Ne commencez donc pas votre lecture si vous avez du lait sur le feu ! (numérisation du Groupe des Ebooks Libres et Gratuits.)

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Voltaire – Traité sur la Tolérance

Traité sur la Tolérance - Voltaire Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Bras de mer près de MaguelonneVoltaire – Traité sur la Tolérance, Conversation de Lucien, Érasme et Rabelais aux Champs-Élysées, De l’horrible danger de la lecture : « Ce petit globe, qui n’est qu’un point, roule dans l’espace, ainsi que tant d’autres globes ; nous sommes perdus dans cette immensité. […] Un de ces êtres imperceptibles dit à quelques-uns de ses voisins, dans l’Arabie, ou dans la Cafrerie : « Écoutez-moi ; car le Dieu de tous ces mondes m’a éclairé : il y a neuf cent millions de petites fourmis comme nous sur la terre ; mais il n’y a que ma fourmilière qui soit chère à Dieu, toutes les autres lui sont en horreur de toute éternité ; elle sera seule heureuse, et toutes les autres seront éternellement infortunées. » […] J’oserais dire, par exemple, à un dominicain inquisiteur pour la foi : « Mon frère, vous savez que chaque province d’Italie a son jargon, et qu’on ne parle point à Venise et à Bergame comme à Florence. L’Académie de la Crusca a fixé la langue […] mais, croyez-vous que le consul de l’Académie, et en son absence Buon Matei, auraient pu en conscience faire couper la langue à tous les Vénitiens et à tous les Bergamasques qui auraient persisté dans leur patois ? » L’inquisiteur me répond : « Il y a bien de la différence, il s’agit ici du salut de votre âme ; c’est pour votre bien que le directoire de l’Inquisition ordonne qu’on vous saisisse sur la déposition d’une seule personne, fût-elle infâme et reprise de justice ; que vous n’ayez point d’avocat pour vous défendre, que le nom de votre accusateur ne vous soit pas seulement connu ; que l’inquisiteur vous promette grâce, et ensuite vous condamne ; qu’il vous applique cinq tortures différentes, et qu’ensuite vous soyez ou fouetté, ou mis aux galères, ou brûlé en cérémonie : […] cette pieuse pratique ne peut souffrir de contradiction. » […]

Il y a dans l’Europe quarante millions d’habitants qui ne sont pas de l’Église de Rome : dirons-nous à chacun d’eux, « Monsieur, attendu que vous êtes infailliblement damné, je ne veux ni manger, ni contracter, ni converser avec vous ? »

Un traité rafraîchissant, écrit sur le coup d’une indignation (l’exécution sur la roue d’un protestant de Toulouse) dans lequel Voltaire fait le tour des diverses manifestations de Tolérance et d’Intolérance ou du Fanatisme dans le christianisme, chez les Romains de l’Antiquité et chez le Juifs. Parfois un peu daté dans quelques jugements à l’emporte-pièce portés sur des peuples de l’antiquité mais un plaidoyer incisif contre le fanatisme religieux car une « religion forcée n’est plus religion » et « ne produit que des hypocrites ou des rebelles. »

« Ne devons-nous pas, conclut-il, regarder tous les hommes comme nos frères. Quoi ! mon frère le Turc ? Mon frère le Chinois ? le Juif ? le Siamois ? Oui, sans doute ; ne sommes-nous pas tous enfants du même père, et créatures du même Dieu ? […] La nature dit à tous les hommes : Je vous ai tous fait naître faibles et ignorants, pour végéter quelques minutes sur la terre et pour l’engraisser de vos cadavres. Puisque vous êtes faibles, secourez-vous ; puisque vous êtes ignorants, éclairez-vous et supportez-vous. Quand vous seriez tous du même avis, ce qui certainement n’arrivera jamais, quand il n’y aurait qu’un seul homme d’un avis contraire, vous devriez lui pardonner ; car c’est moi qui le fais penser comme il pense. »

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Stevenson Robert Louis – Le Roman du Prince Othon

Le Roman du Prince Othon - R.-L Stevenson - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary Rochers et brume Suisse SaxoneStevenson Robert Louis – Le Roman du Prince Othon : Et si vous étiez prince de Grunewald, une principauté des alpes alémaniques qui n’est pas sans ressemblance avec la Ruritanie du Pays de Zenda ? Falot et un peu indécis, votre seule passion est la chasse. Les affaires de l’État ? Cela se délègue fort bien à son ministre ! Gondremark, ledit ministre, s’occupe de tout. On le dit très proche de votre épouse, Séraphine, mais qu’importe ?

Mais… Une chasse un peu longue et vous voici reçu chez des braves gens qui ignorent votre identité. Et vos oreilles, qui ne sifflaient pourtant pas, vous en apprennent de belles ! Ce que pense le peuple de vous, de votre épouse et de votre ministre qui prépare d’ailleurs une guerre. Vous voilà forcé d’intervenir… Mais comme vous ne connaissez vraiment rien à la politique, vous voici manœuvré par Gondremark et trahi par Séraphine. Vous finissez enfermé.

Heureusement que vous êtes un personnage de roman ! Tout ne s’arrête pas là et vous rencontrez la comtesse de Rosen, aventurière intrigante et séduisante. Amoureuse de Gondremark, elle va tout faire pour l’éloigner de Séraphine et vous aider en vous faisant élargir par la même occasion. Vous voilà à nouveau sur la route, ainsi que Séraphine : l’occasion d’un retour sur vous-même.

Épisodes trépidants et romanesques, descriptions bucoliques et politiques, introspection et action, ce roman de Stevenson est un condensé de vie qui, sans être L’Île au Trésor, ne manque pas de charme. Et, pour ce pauvre prince, auquel vous ne pourrez manquer de vous attacher, tout finira bien !

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Erckmann-Chatrian – Contes Vosgiens

Contes Vosgiens - Erckmann-Chatrian - Bibliothèque numérique romande - Hubert L. Brume et soleil dans les VosgesErckmann-Chatrian – Contes Vosgiens  (Annette et Jean-Claude, Le Récit du Père Jérôme, Le Trompette des Hussards bleus, Le vieux Tailleur, Gretchen) : Décembre 1870, Phalsbourg, la ville natale d’Erckmann se rend aux armées prussiennes. Un des premiers, Erckmann rejoint alors sa famille et s’installe dans la maison de son enfance. Mais, fin 1871 et courant 1872, son Histoire du Plébiscite est publiée en feuilleton dans Le Soir. Celle-ci, une attaque furieuse contre le régime impérial déchu et contre l’Allemagne, ne tarde pas à lui attirer les foudres de l’occupant. Pressentant les ennuis, il part pour Paris. À raison car, le lendemain de son départ, les gendarmes prussiens se présentent à son domicile avec un mandat d’arrêt.

Ces Contes vosgiens – à l’exception de Gretchen, paru en 1858 dans Le Constitutionnel – datent de cette période d’exil. À Paris, il a rencontré un entrepreneur Lorrain qu’il a suivi à Saint-Dié. Il y retrouve les paysages vosgiens, les défilés et les cols qu’il affectionne… et s’installe à Saint-Dié. Les Contes vosgiens sont imprégnés de ce nouvel environnement. Le Récit du Père Jérôme relate avec une grande précision géographique les batailles entres allemands et lorrains, en 1870, pendant qu’en Alsace, Strasbourg était bombardée jour et nuit. Le Trompette des Hussards Bleus se situe à la même période, juste après, pendant l’avancée des troupes prussiennes, badoises ou bavaroises (l’Allemagne en tant qu’état n’existait pas encore) qui se dirigeaient vers Paris, et raconte comment un instituteur lorrain se fait berner par un soldat allemand qu’il est obligé d’héberger.

Certes, ces Contes vosgiens, écrits dans un tel contexte, ne donnent pas le beau rôle aux allemands. La patriotisme se mêle à la colère et au désir de revanche. Mais vous aurez plaisir à parcourir forêts et paysages, à découvrir une évocation vivante de la vie des gens de tous les jours dans ces circonstances difficiles. Un français simple et rigoureux, une lecture facile qui illustre bien la volonté d’Erckmann de promouvoir une littérature populaire, accessible à tous.

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