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Sand George – Un Hiver à Majorque

Sand George - Un Hiver à Majorque - Bibliothèque numérique romande - K. Korlevic ValldemossaSand George – Un Hiver à Majorque : La santé de Frédéric Chopin n’est vraiment pas bonne en cette fin d’année 1838… Et si l’on allait passer l’hiver au soleil ? George Sand s’embarque avec famille enfants et Frédéric pour Majorque. On vient de lui parler du climat clément de l’île. Il sera favorable à Chopin et la solitude convient à George Sand pour écrire. Majorque est effectivement superbe et le couple admire la végétation les paysages et les monuments.

Mais les habitants ne sont pas berrichons… Dans cette colonie espagnole, l’économie périclite au grand découragement des Majorquins. Le gouvernement vient justement d’autoriser l’exportation et le commerce du cochon. L’élevage de cet animal est l’objet de toutes les énergies de l’île, ce que le couple remarque dès la traversée où les passagers porcins reçoivent plus d’attention qu’eux… Et Chopin est malade ! Serait-il tuberculeux ? Est-il contagieux ? Le petit groupe de George Sand va éprouver toutes les difficultés à trouver un logement… Elle marque quelques rancœurs devant cet accueil réservé : « Malheur à qui n’est pas content de tout en Espagne ! La plus légère grimace que vous feriez en trouvant de la vermine dans les lits et des scorpions dans la soupe vous attirerait le mépris le plus profond et soulèverait l’indignation universelle contre vous. Nous nous gardâmes donc bien de nous plaindre, et peu à peu nous comprîmes à quoi tenaient ce manque de ressources et ce manque apparent d’hospitalité. Outre le peu d’activité et d’énergie des Majorquins, la guerre civile, qui bouleversait l’Espagne depuis si longtemps, avait intercepté, à cette époque, tout mouvement entre la population de l’île et celle du continent. […] Il y a toujours quelque raison pour que le Majorquin ne se presse pas. La vie est si longue ! Il faut être Français, c’est-à-dire extravagant et forcené, pour vouloir qu’une chose soit faite tout de suite. Et si vous avez attendu déjà six mois, pourquoi n’attendriez-vous pas six mois de plus ? Et si vous n’êtes pas content du pays, pourquoi y restez-vous ? Avait-on besoin de vous ici ? On s’en passait fort bien. »

George Sand écrit pourtant un remarquable guide de voyage. Elle décrit Palma, qu’elle rendit célèbre, les orangers et les amandiers de l’île. Elle s’attarde sur les méthodes de culture, sur l’histoire, la sociologie et le climat de l’île, sur ses monuments, en particulier la Chartreuse de Valldemossa où séjournera le petit groupe. Il n’est pas interdit d’imaginer arches et salles résonnant encore de la musique de Chopin… À Majorque, George Sand, elle, écrira Spiridon…

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Wallace Edgar – Le Roi de Boginda

Wallace Edgar - Le Roi de Boginda - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Un salon de Kragside HouseWallace Edgar – Le Roi de Boginda : Mais où donc a disparu Oscar Trevor? Les lettres de ce grand voyageur, expédiées des quatre coins du monde, ne parviennent plus à ses avoués. Serait-il devenu fou ? Enfin, sa nièce, Gwendda, reçoit une lettre inquiétante : derrière son contenu banal et rassurant, un appel au secours codé qu’elle seule peut déchiffrer. La jeune journaliste américaine se rend donc à Londres, d’où provient l’appel de son oncle.

Mais à Londres, rien n’est facile ! Un effrayant assassin, surnommé « La Terreur », fait de nombreuses victimes et répète un mot étrange, « Boginda ». De mystérieux suiveurs s’attachent aux pas de la jeune fille.

Car Trevor possède une immense fortune. Et d’anciens repris de justice, aujourd’hui évaporés dans la nature, sont à sa recherche. Heureusement pour Gwendda – et pour le lecteur ! – le jeune détective Selby Lowe, de la police secrète, est déjà sur la piste. Qui résoudra l’énigme en premier ? Selby et ses moyens d’espionnage ? Ou le Dr Eversham, un célèbre aliéniste qui se découvre une vocation d’enquêteur ? Agents d’affaire véreux, lignes téléphoniques secrètes, cachots souterrains, cambrioleurs au grand cœur, héritiers mystérieux, asiles psychiatriques suspects, géants à l’esprit dérangé, bandits sans pitié : la vie de Gwendda ne tiendra qu’à un fil !

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Jarry Alfred – Spéculations

Jarry Alfred - Spéculations - Bibliothèque numérique romande - Ancha mouetteJarry Alfred – Spéculations (Hannetons, hameçons et hanoteaux et autres spéculations) : « Le fusil moderne n’est donc plus qu’une arme dont les effets sont invisibles, silencieux, d’une innocuité parfaite, autant dire nuls. Des philanthropes prétextent, afin de conserver cet engin de paix, qu’il n’est pas impossible que la piqûre de la petite balle et sa circulation de part en part du corps n’aille pas sans une légère douleur. […] De récents événements privés nous ont permis d’observer de près quelques beaux spécimens de cet organe préhensile de la société, le gendarme. »

Ce recueil d’une cinquantaine d’articles est paru dans « La Revue blanche » de 1901 à 1903. Ces articles sont parfois iconoclastes (Hommage posthume), absurdes (Les Confetti-neige, Les Fusils transformés), faussement érudits (Cynégétique de l’Omnibus), irrévérencieux (L’Avarie), faussement naïfs (Accidents de chemin de fer), ironiques (Hannetons, Hameçons et Hanotaux) ou, souvent, tout ceci à la fois.

Vérités ou non-vérités ? Chronique vraie ou inventée ? Sérieux ou humour ? À vous de choisir !

L’alcool, l’orthographe, les parents et les enfants, la maréchaussée, les reines, la guerre, tout est bon pour nous inviter à une « spéculation » paraissant sérieuse, mais complètement décalée et humoristique, bref… pataphysique.

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Leroux Gaston – Confitou

Leroux Gaston - Confitou - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary KönigsburgLeroux Gaston – Confitou : Il a huit ans et il adore les confitures… On l’appelle donc Confitou. Il est le fils du Dr Raucoux-Desmares, un médecin respecté dans une petite ville du nord de la France et d’une Allemande de Dresde. Confitou qui a reçu une double éducation, française et allemande, est discret et respectueux des cultures de ses parents. Cependant, en 1916, la France est en conflit avec l’Allemagne. Comme pour ses camarades, la guerre est d’abord un jeu pour Confitou. Voir des soldats et des batailles « pour de vrai » le fascine. Mais, parlant l’allemand, il est raillé par ses camarades. Et lorsque des soldats allemands – dont ses oncles – arrivent au village, les événements se précipitent. Il devra choisir son camp…

La littérature populaire comme moyen de propagande… Dans ce roman de guerre, terrible mais passionnant, paru en 1916 en feuilleton dans « Le Matin », Gaston Leroux combat les Allemands avec sa plume et il faut resituer ce roman – comme son vocabulaire – dans le contexte de l’époque : il s’agissait de dépeindre l’ennemi sous son plus mauvais jour. Gaston Leroux utilise son talent d’auteur de roman policier pour « monter au front » contre les atrocités allemandes commises dans le nord de la France. Mais son regard n’est ni simpliste ni seulement accusateur. Les caractères de ses trois personnages principaux sont pleins de nuance. Torturés, tiraillés entre patrie et amour, entre admiration et horreur, ils se laissent emporter par le chaos du moment et les sentiments violents du patriotisme. Ils finiront tous par exprimer leur vérité. Mais la vérité tue parfois…

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Favre Louis – Le Pinson des Colombettes

Favre Louis - Le Pinson des Colombettes - Bibliothèque numérique romande - Ghislain38 Pinson des arbres mâleFavre Louis – Le Pinson des Colombettes (Une Histoire de Vendanges, Le Chat sauvage du Gor des Brayes) :

Enfant, lors d’une promenade aux Colombettes, Henri protège Julia d’une couleuvre. Il lui offre alors un pinson qu’il a recueilli. Ce pinson des Colombettes deviendra-t-il le protecteur de leur relation à venir ?  Ou l’affreux cousin Manfred sera-t-il victorieux d’Henri ?

Que vient faire un écossais dans les vignobles neuchâtelois ? Une tournée des vins suisses à l’auberge du village ? Mais, normalement, les vins n’ont pas pour effet de couvrir de sang leur amateur… C’était sans compter sur l’inextinguible soif de Fergus !

Au Gor des Brayes méfiez-vous des chats sauvages ! Attaqué au cours d’une chasse, Joël n’est sauf que grâce à Guillaume Verdon venu à son secours. Or des litiges de terrains opposent les Verdon au meunier Dubey… Mais un bienfait n’est jamais perdu et tout finira bien pour les nouveaux Roméo et Juliette de ces familles ennemies.

Né à Boudry, Louis Favre fait ses études à Neuchâtel et devient instituteur au Locle, puis à La Chaux-de-Fonds. Avec le nouveau régime de 1849, il enseigne au Collège et au Gymnase de Neuchâtel. Puis il devient, en 1873, directeur du nouveau « Gymnase cantonal ». Passionné de sciences naturelles, il publie de nombreux articles, et participe à la fondation de la Société d’histoire et d’archéologie.

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Chateaubriand François-René de – Voyage en Italie

Chateaubriand - Voyage en Italie - Bibliothèque numérique romande - kodiak Dome de Saint-Pierre et pontChateaubriand François-René de – Voyage en Italie, suivi des voyages en Auvergne et au Mont-Blanc: Lorsque François-René, vicomte de Chateaubriand, foule pour la première fois le sol de l’Italie, en 1803, ce n’est pas à l’occasion d’une étape du Grand Tour, mais pour prendre ses nouvelles fonctions de secrétaire de légation à Rome, auprès du cardinal Fesch, l’oncle de Bonaparte. Ce premier poste dans la diplomatie sera un échec sur le plan professionnel : l’auteur d’Atala, de René, du Génie du Christianisme, alors âgé de trente-cinq ans, est au sommet de sa gloire littéraire. Rentré en France en 1800, après huit ans d’exil à Londres sous la Révolution, il aspire désormais à la carrière d’homme d’État. Son ami Fontanes, proche du Premier Consul, le fait nommer à Rome ; mais l’écrivain se montrera si indiscipliné, voire malveillant*, que le cardinal, excédé, le congédiera au bout de six mois. Humaniste féru d’histoire, Chateaubriand mettra à profit sa vaste érudition pour explorer la Ville éternelle et les environs de Naples, consignant ses impressions dans un « fatras » de notes, lettres et extraits de journal qu’il ne prendra jamais le temps d’organiser en un tout cohérent. Ainsi, à l’exception de la Lettre à Fontanes et de l’Ascension du Vésuve, publiées en 1804 et 1806 respectivement, le Voyage en Italie reste une ébauche qui ne paraîtra que beaucoup plus tard, en 1827, dans un volume augmenté du Voyage en Auvergne et du Voyage au Mont-Blanc.

Parti de Lyon en mai 1803, Chateaubriand franchit les Alpes par le mont Cenis, fait étape à Turin, qu’il trouve belle mais un peu triste, puis à Milan, où le gothique de la cathédrale lui semble « jurer avec le soleil et les mœurs de l’Italie ». Sa froideur s’évanouit en traversant la Toscane et en arrivant à Rome, le 27 juin 1803. Dans l’émerveillement des premiers jours, il se précipite au Colisée, au Panthéon, au château Saint-Ange, à Saint-Pierre. Le 2 juillet, avant même l’arrivée de son ambassadeur, il obtient une audience privée avec le Saint-Père. Le cardinal en prend ombrage et aura bien d’autres occasions de se plaindre de son encombrant secrétaire… Mais Chateaubriand ne nous dira rien de ces différends. Il est également avare de détails chronologiques et biographiques, laissant un trou de plusieurs mois dans son récit, qu’il ne reprendra que le 10 décembre. Ce qu’il tait, et ne révèlera que dans ses Mémoires d’outre-tombe, est la mort tragique de Pauline de Beaumont, l’une de ses plus chères maîtresses, venue le rejoindre à Rome. Ce deuil va colorer toute la suite de son séjour, transformant les lieux qu’il visite en déserts de ruines où il médite sur le passage du temps, des hommes et des empires. À Tivoli, à la Villa Adriana, sous la froide lumière de décembre, il invoque Horace, Tibulle, Virgile, qu’il cite de mémoire ; ces poètes, qui ont chanté la perte d’un être cher, lui serviront dorénavant de guide. Mais au musée du Vatican, au Capitole ou à la galerie Doria, aucune œuvre ne le retiendra longtemps. Seule Rome au clair de lune semble au diapason de sa douleur.

Le 30 décembre 1803, il part pour Naples, qui le déçoit au premier abord. Pourtant, quelques jours plus tard, inspiré par le paysage dantesque du Vésuve, il décrira avec brio les couleurs chatoyantes de la lave et la rumeur profonde du gouffre au bord duquel il médite sur sa vie et sa destinée. Quittant ce lieu infernal, il atteint enfin Herculanum et Pompéi, que des fouilles archéologiques sont en train de mettre au jour. Le Voyage en Italie s’achève sur la célèbre Lettre à Fontanes, où Chateaubriand, retrouvant tout l’élan de son génie poétique, évoque « l’inconcevable grandeur » des campagnes romaines baignées d’une lumière digne des tableaux du Lorrain.

Si l’Italie est incontestablement un lieu de mémoire, si l’Auvergne, qu’il visite en 1805, est elle-même une terre pétrie d’histoire, il en va tout autrement des Alpes, qui le laissent… de glace.  Aussi son Voyage au Mont-Blanc, paru d’abord en 1806, fera-t-il scandale**: on reproche à  l’écrivain, né sur les rivages de l’Atlantique, d’être insensible au plus grand monument de la nature. Pour Chateaubriand en effet, les montagnes, vues de près, n’élèvent pas l’âme, elles l’oppressent (n’en déplaise à Rousseau), et s’il leur concède une certaine majesté, ce n’est que de loin, lorsqu’elles se profilent à l’horizon, comme dans les sublimes paysages de l’école française de Rome. (*Victor-L. Tapié, Chateaubriand par lui-même (Seuil 1965), 17. **Juan Rigoli, Le Voyage à l’envers. Montagnes de Chateaubriand (Droz 2005), 23.)

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