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Stevenson Robert Louis – Le Roman du Prince Othon

Le Roman du Prince Othon - R.-L Stevenson - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary Rochers et brume Suisse SaxoneStevenson Robert Louis – Le Roman du Prince Othon : Et si vous étiez prince de Grunewald, une principauté des alpes alémaniques qui n’est pas sans ressemblance avec la Ruritanie du Pays de Zenda ? Falot et un peu indécis, votre seule passion est la chasse. Les affaires de l’État ? Cela se délègue fort bien à son ministre ! Gondremark, ledit ministre, s’occupe de tout. On le dit très proche de votre épouse, Séraphine, mais qu’importe ?

Mais… Une chasse un peu longue et vous voici reçu chez des braves gens qui ignorent votre identité. Et vos oreilles, qui ne sifflaient pourtant pas, vous en apprennent de belles ! Ce que pense le peuple de vous, de votre épouse et de votre ministre qui prépare d’ailleurs une guerre. Vous voilà forcé d’intervenir… Mais comme vous ne connaissez vraiment rien à la politique, vous voici manœuvré par Gondremark et trahi par Séraphine. Vous finissez enfermé.

Heureusement que vous êtes un personnage de roman ! Tout ne s’arrête pas là et vous rencontrez la comtesse de Rosen, aventurière intrigante et séduisante. Amoureuse de Gondremark, elle va tout faire pour l’éloigner de Séraphine et vous aider en vous faisant élargir par la même occasion. Vous voilà à nouveau sur la route, ainsi que Séraphine : l’occasion d’un retour sur vous-même.

Épisodes trépidants et romanesques, descriptions bucoliques et politiques, introspection et action, ce roman de Stevenson est un condensé de vie qui, sans être L’Île au Trésor, ne manque pas de charme. Et, pour ce pauvre prince, auquel vous ne pourrez manquer de vous attacher, tout finira bien !

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Erckmann-Chatrian – Contes Vosgiens

Contes Vosgiens - Erckmann-Chatrian - Bibliothèque numérique romande - Hubert L. Brume et soleil dans les VosgesErckmann-Chatrian – Contes Vosgiens  (Annette et Jean-Claude, Le Récit du Père Jérôme, Le Trompette des Hussards bleus, Le vieux Tailleur, Gretchen) : Décembre 1870, Phalsbourg, la ville natale d’Erckmann se rend aux armées prussiennes. Un des premiers, Erckmann rejoint alors sa famille et s’installe dans la maison de son enfance. Mais, fin 1871 et courant 1872, son Histoire du Plébiscite est publiée en feuilleton dans Le Soir. Celle-ci, une attaque furieuse contre le régime impérial déchu et contre l’Allemagne, ne tarde pas à lui attirer les foudres de l’occupant. Pressentant les ennuis, il part pour Paris. À raison car, le lendemain de son départ, les gendarmes prussiens se présentent à son domicile avec un mandat d’arrêt.

Ces Contes vosgiens – à l’exception de Gretchen, paru en 1858 dans Le Constitutionnel – datent de cette période d’exil. À Paris, il a rencontré un entrepreneur Lorrain qu’il a suivi à Saint-Dié. Il y retrouve les paysages vosgiens, les défilés et les cols qu’il affectionne… et s’installe à Saint-Dié. Les Contes vosgiens sont imprégnés de ce nouvel environnement. Le Récit du Père Jérôme relate avec une grande précision géographique les batailles entres allemands et lorrains, en 1870, pendant qu’en Alsace, Strasbourg était bombardée jour et nuit. Le Trompette des Hussards Bleus se situe à la même période, juste après, pendant l’avancée des troupes prussiennes, badoises ou bavaroises (l’Allemagne en tant qu’état n’existait pas encore) qui se dirigeaient vers Paris, et raconte comment un instituteur lorrain se fait berner par un soldat allemand qu’il est obligé d’héberger.

Certes, ces Contes vosgiens, écrits dans un tel contexte, ne donnent pas le beau rôle aux allemands. La patriotisme se mêle à la colère et au désir de revanche. Mais vous aurez plaisir à parcourir forêts et paysages, à découvrir une évocation vivante de la vie des gens de tous les jours dans ces circonstances difficiles. Un français simple et rigoureux, une lecture facile qui illustre bien la volonté d’Erckmann de promouvoir une littérature populaire, accessible à tous.

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Nodier Charles – Histoire du Chien de Brisquet, Le Songe d’Or

Histoire du Chien de Brisquet, Le Songe d'Or - Charles Nodier - Bibliothèque numérique romande - illustration Thierry Johannot Nodier Charles – Histoire du Chien de Brisquet, Le Songe d’Or : Histoire du Chien de Brisquet : Un bûcheron, Brisquet, et sa femme, Brisquette, leurs enfants et la Bichonne, le Chien de Brisquet, vivent vers l’étang, à l’orée de la forêt. Voici qu’un hiver très froid, les loups reviennent… Ni les enfants ni la Bichonne ne doivent s’aventurer dans les bois mais si c’était Brisquet qui ne revenait pas ? Vous devinez la suite… Une histoire pleine de fraîcheur qui prend vie avec les illustrations de Thierry Johannot.

Le Songe d’Or, Fable levantine : Quel beau lézard que le Kardouon ! Tout vêtu de topaze et d’or avec un cou chatoyant et des yeux brillants comme des escarboucles ! Voici qu’il trouve de rondes tranches de carottes qui, bien qu’un peu jaunies et dures comme le métal, lui semblent bien appétissantes. Pourquoi ne pas les mettre à rafraîchir vers la rivière, là où pousse le grand arbre aux frondaisons si accueillantes ? Quelle histoire pour Xaïloun le simple qui admire tant les habits du Kardouon ! Et pour Abhoc, le fakir fatigué de ses macérations et de ses jeunes ! Et pour Abhac, le docteur en droit, plongé dans la résolution d’un cas difficile ! Et pour le sanguinaire Roi des Sables ! Le sage poète Lockman prendra soin de tout ce monde… jusqu’à ce que vienne l’Esprit de Dieu avec ses ailes bleues comme un papillon géant.

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Tritten Charles – Heidi Jeune Fille

Heidi Jeune Fille - Charles Tritten - Bibliothèque numérique romande - photo Laura Barr-Wells Pâturage hauts de ChandolinTritten Charles – Heidi Jeune Fille : Heidi a quitté l’alpe et son petit village pour aller parfaire son instruction aux Aubépines, un pensionnat de Lausanne, où elle côtoie d’autres jeunes filles de son âge, notamment Jamy, adolescente éternellement triste. Elle progresse dans toutes les matières, et joue de mieux en mieux de son violon, grâce à l’enseignement de M. Rochat. Après un an de scolarité, elle passe d’abord le début de ses vacances au pensionnat, puis, en compagnie de son amie Jamy, elle séjourne tout un mois à Dörfli, accueillie avec amour par son parrain et son grand-père.

Quelques années plus tard, devenue institutrice, elle est nommée à l’école de Hinterwald, un petit hameau alpestre isolé, dont les habitants vivent “dans la misère et les privations”. Va-t-elle réussir à s’y imposer, voire à “éduquer une horde d’enfants à demi-sauvages” ?

Si les lecteurs pourront s’émerveiller devant la splendeur des paysages alpins et les couleurs merveilleuses d’une flore inconnue aux habitants des plats pays, ils auront l’occasion aussi de retrouver, en partie du moins, la candeur de leur âme d’enfant. Quel plus beau cadeau dans notre monde d’aujourd’hui empli de bruit et de fureur ?

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Monnet Louis – Voyage de Favey et Grognuz

Voyage de Favey et Grognuz - Louis Monnet - Bibliothèque numérique romande - Chromolithographie exposition universelleMonnet Louis – Voyage de Favey et Grognuz ou deux paysans vaudois à l’Exposition universelle de 1878 à Paris : L’exposition universelle de 1878 ! Pourquoi ne pas y faire un saut ? Mais dans le train de Paris, il y a Favey et Grognuz des paysans du Gros-de-Vaud. Ils vont «pedzer» le narrateur dans la Ville Lumière: exotisme vaudois garanti ! Un récit de voyage ? Un émerveillement pour la Ville Lumière ? Surtout, l’Aventure avec un grand A de deux paysans vaudois, jamais sortis de leur coin de pays, qui montent à Paris en 1878. Hilarant et délicieux récit d’un choc de cultures, fait de découvertes bizarres, de rencontres loufoques et de situations rocambolesques. On visite en même temps que Favey et Grognuz le Paris fastueux des Champs-Élysées et des grands boulevards, mais aussi le Paris populaire des Halles … et des bals. Mais on (re)découvre avant tout ce savoureux patois aux mots « bien de chez nous », qui expriment tout le charme du terroir du Pays de Vaud, et la richesse, l’humour d’une langue un peu trop vite oubliée.

Louis Monnet (1831-1901) est né dans une famille d’agriculteurs près de Cossonay en Suisse. Il se destine à l’enseignement mais découvre rapidement qu’il n’est pas fait pour ce métier. Après un court séjour à Paris, comme employé de librairie, il revient à Lausanne où il ouvre une librairie et devient fonctionnaire de l’administration cantonale. En 1862 il crée avec Louis Favrat la revue Le Conteur Vaudois ; consacrée à des histoires et anecdotes locales et populaires, au patois vaudois, aux innovations et développements de l’agriculture et de l’industrie, on y trouve les signatures d’écrivains vaudois connus, des pasteurs et des intellectuels comme Alfred Cérésole. (Source de la biographie : Wikipédia).

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Gautier Théophile – … En Suisse

... En Suisse - Théophile Gautier - Bibliothèque numérique romande - photo Anne Van de Perre paysage des préalpesGautier Théophile – … En Suisse (extraits des Vacances du Lundi, Loin de Paris et Voyage en Italie) : De Genève au Simplon, en passant par le Léman et Zermatt, de Berne à Neuchâtel et à nouveau de Genève à Chamonix en passant par la Savoie, Théophile Gautier parcourt la Suisse et la Savoie en famille, en tant que feuilletoniste pour le « Moniteur universel ».

Grand voyageur, érudit, il apprécie énormément la Suisse (la Genève calviniste n’a peut-être pas toutes ses faveurs…) et décrit les paysages visités avec une justesse de ton admirable. Il fait souvent référence à la photographie, à la peinture, à la mythologie, à la musique, ou à d’autres lieux qu’il a déjà visités dans le monde. Amateur de peinture dans son approche du paysage, de ses couleurs, de ses changements de ton, fin observateur de cette nature qui l’enchante, il écrit à propos des nuages que personne ne remarque à Paris : « ici c’est tout le contraire : on les voit poindre, se former, s’assembler par flocons sur les flancs ou sur les cimes des montagnes ; ils se groupent en bancs, en archipels, marchent en rampant sur les pentes comme de longs phoques blanchâtres qui s’efforcent de s’accrocher à un rivage. » Son style est celui d’un grand écrivain doublé d’un coloriste. « Un petit bateau à vapeur, son panache de fumée rabattu par le vent, pataugeait dans la bande éclairée comme une fourmi tombée sur du mercure. »

Il sillonne le pays à pied, à dos de mulet, en calèche, en bateau à vapeur et en chemin de fer, à la fois admiratif et sceptique devant ce qu’on appelle alors le railway : «  une invention admirable qui sera dans l’avenir l’honneur éternel de notre siècle. Faire courir une locomotive à travers ce chaos de rochers et d’abîmes est une entreprise de Titans ! La route carrossable elle-même ne les franchit qu’à force de pentes, de montées, de zigzags, et encore, à un endroit, est-elle obligée de forer la roche et de passer sous une arcade. Que diront les aigles et les chamois quand ils verront filer un convoi, aigrette de vapeur au front, dans leurs solitudes prétendues inaccessibles ? »

Gautier raconte avec verve et un humour parfois railleur ses différentes rencontres. Il passe plus rapidement dans les villes (Genève, Neuchâtel, Berne), mais s’arrête à Vevey où il décrit la Fête des Vignerons (de 1865). La Suisse du 19ème siècle à découvrir avec les yeux d’un auteur classique ouvert au monde, à la nature et très perspicace.

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