Wallace Edgar – Le Roi de Bodinga

Wallace Edgar - Le Roi de Boginda - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Un salon de Kragside HouseWallace Edgar – Le Roi de Bodinga : Mais où donc a disparu Oscar Trevor? Les lettres de ce grand voyageur, expédiées des quatre coins du monde, ne parviennent plus à ses avoués. Serait-il devenu fou ? Enfin, sa nièce, Gwendda, reçoit une lettre inquiétante : derrière son contenu banal et rassurant, un appel au secours codé qu’elle seule peut déchiffrer. La jeune journaliste américaine se rend donc à Londres, d’où provient l’appel de son oncle.

Mais à Londres, rien n’est facile ! Un effrayant assassin, surnommé “La Terreur”, fait de nombreuses victimes et répète un mot étrange, “Boginda”. De mystérieux suiveurs s’attachent aux pas de la jeune fille.

Car Trevor possède une immense fortune. Et d’anciens repris de justice, aujourd’hui évaporés dans la nature, sont à sa recherche. Heureusement pour Gwendda – et pour le lecteur ! – le jeune détective Selby Lowe, de la police secrète, est déjà sur la piste. Qui résoudra l’énigme en premier ? Selby et ses moyens d’espionnage ? Ou le Dr Eversham, un célèbre aliéniste qui se découvre une vocation d’enquêteur ? Agents d’affaire véreux, lignes téléphoniques secrètes, cachots souterrains, cambrioleurs au grand cœur, héritiers mystérieux, asiles psychiatriques suspects, géants à l’esprit dérangé, bandits sans pitié : la vie de Gwendda ne tiendra qu’à un fil !

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Jarry Alfred – Spéculations

Jarry Alfred - Spéculations - Bibliothèque numérique romande - Ancha mouetteJarry Alfred – Spéculations (Hannetons, hameçons et hanoteaux et autres spéculations) : « Le fusil moderne n’est donc plus qu’une arme dont les effets sont invisibles, silencieux, d’une innocuité parfaite, autant dire nuls. Des philanthropes prétextent, afin de conserver cet engin de paix, qu’il n’est pas impossible que la piqûre de la petite balle et sa circulation de part en part du corps n’aille pas sans une légère douleur. […] De récents événements privés nous ont permis d’observer de près quelques beaux spécimens de cet organe préhensile de la société, le gendarme. »

Ce recueil d’une cinquantaine d’articles est paru dans « La Revue blanche » de 1901 à 1903. Ces articles sont parfois iconoclastes (Hommage posthume), absurdes (Les Confetti-neige, Les Fusils transformés), faussement érudits (Cynégétique de l’Omnibus), irrévérencieux (L’Avarie), faussement naïfs (Accidents de chemin de fer), ironiques (Hannetons, Hameçons et Hanotaux) ou, souvent, tout ceci à la fois.

Vérités ou non-vérités ? Chronique vraie ou inventée ? Sérieux ou humour ? À vous de choisir !

L’alcool, l’orthographe, les parents et les enfants, la maréchaussée, les reines, la guerre, tout est bon pour nous inviter à une « spéculation » paraissant sérieuse, mais complètement décalée et humoristique, bref… pataphysique.

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Leroux Gaston – Confitou

Leroux Gaston - Confitou - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary KönigsburgLeroux Gaston – Confitou : Il a huit ans et il adore les confitures… On l’appelle donc Confitou. Il est le fils du Dr Raucoux-Desmares, un médecin respecté dans une petite ville du nord de la France et d’une Allemande de Dresde. Confitou qui a reçu une double éducation, française et allemande, est discret et respectueux des cultures de ses parents. Cependant, en 1916, la France est en conflit avec l’Allemagne. Comme pour ses camarades, la guerre est d’abord un jeu pour Confitou. Voir des soldats et des batailles “pour de vrai” le fascine. Mais, parlant l’allemand, il est raillé par ses camarades. Et lorsque des soldats allemands – dont ses oncles – arrivent au village, les événements se précipitent. Il devra choisir son camp…

La littérature populaire comme moyen de propagande… Dans ce roman de guerre, terrible mais passionnant, paru en 1916 en feuilleton dans “Le Matin”, Gaston Leroux combat les Allemands avec sa plume et il faut resituer ce roman – comme son vocabulaire – dans le contexte de l’époque : il s’agissait de dépeindre l’ennemi sous son plus mauvais jour. Gaston Leroux utilise son talent d’auteur de roman policier pour “monter au front” contre les atrocités allemandes commises dans le nord de la France. Mais son regard n’est ni simpliste ni seulement accusateur. Les caractères de ses trois personnages principaux sont pleins de nuance. Torturés, tiraillés entre patrie et amour, entre admiration et horreur, ils se laissent emporter par le chaos du moment et les sentiments violents du patriotisme. Ils finiront tous par exprimer leur vérité. Mais la vérité tue parfois…

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Favre Louis – Le Pinson des Colombettes

Favre Louis - Le Pinson des Colombettes - Bibliothèque numérique romande - Ghislain38 Pinson des arbres mâleFavre Louis – Le Pinson des Colombettes (Une Histoire de Vendanges, Le Chat sauvage du Gor des Brayes) :

Enfant, lors d’une promenade aux Colombettes, Henri protège Julia d’une couleuvre. Il lui offre alors un pinson qu’il a recueilli. Ce pinson des Colombettes deviendra-t-il le protecteur de leur relation à venir ?  Ou l’affreux cousin Manfred sera-t-il victorieux d’Henri ?

Que vient faire un écossais dans les vignobles neuchâtelois ? Une tournée des vins suisses à l’auberge du village ? Mais, normalement, les vins n’ont pas pour effet de couvrir de sang leur amateur… C’était sans compter sur l’inextinguible soif de Fergus !

Au Gor des Brayes méfiez-vous des chats sauvages ! Attaqué au cours d’une chasse, Joël n’est sauf que grâce à Guillaume Verdon venu à son secours. Or des litiges de terrains opposent les Verdon au meunier Dubey… Mais un bienfait n’est jamais perdu et tout finira bien pour les nouveaux Roméo et Juliette de ces familles ennemies.

Né à Boudry, Louis Favre fait ses études à Neuchâtel et devient instituteur au Locle, puis à La Chaux-de-Fonds. Avec le nouveau régime de 1849, il enseigne au Collège et au Gymnase de Neuchâtel. Puis il devient, en 1873, directeur du nouveau « Gymnase cantonal ». Passionné de sciences naturelles, il publie de nombreux articles, et participe à la fondation de la Société d’histoire et d’archéologie.

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Chateaubriand – Voyage en Italie

Chateaubriand - Voyage en Italie - Bibliothèque numérique romande - kodiak Dome de Saint-Pierre et pontChateaubriand – Voyage en Italie, suivi des voyages en Auvergne et au Mont-Blanc: Lorsque François-René, vicomte de Chateaubriand, foule pour la première fois le sol de l’Italie, en 1803, ce n’est pas à l’occasion d’une étape du Grand Tour, mais pour prendre ses nouvelles fonctions de secrétaire de légation à Rome, auprès du cardinal Fesch, l’oncle de Bonaparte. Ce premier poste dans la diplomatie sera un échec sur le plan professionnel : l’auteur d’Atala, de René, du Génie du Christianisme, alors âgé de trente-cinq ans, est au sommet de sa gloire littéraire. Rentré en France en 1800, après huit ans d’exil à Londres sous la Révolution, il aspire désormais à la carrière d’homme d’État. Son ami Fontanes, proche du Premier Consul, le fait nommer à Rome ; mais l’écrivain se montrera si indiscipliné, voire malveillant*, que le cardinal, excédé, le congédiera au bout de six mois. Humaniste féru d’histoire, Chateaubriand mettra à profit sa vaste érudition pour explorer la Ville éternelle et les environs de Naples, consignant ses impressions dans un « fatras » de notes, lettres et extraits de journal qu’il ne prendra jamais le temps d’organiser en un tout cohérent. Ainsi, à l’exception de la Lettre à Fontanes et de l’Ascension du Vésuve, publiées en 1804 et 1806 respectivement, le Voyage en Italie reste une ébauche qui ne paraîtra que beaucoup plus tard, en 1827, dans un volume augmenté du Voyage en Auvergne et du Voyage au Mont-Blanc.

Parti de Lyon en mai 1803, Chateaubriand franchit les Alpes par le mont Cenis, fait étape à Turin, qu’il trouve belle mais un peu triste, puis à Milan, où le gothique de la cathédrale lui semble « jurer avec le soleil et les mœurs de l’Italie ». Sa froideur s’évanouit en traversant la Toscane et en arrivant à Rome, le 27 juin 1803. Dans l’émerveillement des premiers jours, il se précipite au Colisée, au Panthéon, au château Saint-Ange, à Saint-Pierre. Le 2 juillet, avant même l’arrivée de son ambassadeur, il obtient une audience privée avec le Saint-Père. Le cardinal en prend ombrage et aura bien d’autres occasions de se plaindre de son encombrant secrétaire… Mais Chateaubriand ne nous dira rien de ces différends. Il est également avare de détails chronologiques et biographiques, laissant un trou de plusieurs mois dans son récit, qu’il ne reprendra que le 10 décembre. Ce qu’il tait, et ne révèlera que dans ses Mémoires d’outre-tombe, est la mort tragique de Pauline de Beaumont, l’une de ses plus chères maîtresses, venue le rejoindre à Rome. Ce deuil va colorer toute la suite de son séjour, transformant les lieux qu’il visite en déserts de ruines où il médite sur le passage du temps, des hommes et des empires. À Tivoli, à la Villa Adriana, sous la froide lumière de décembre, il invoque Horace, Tibulle, Virgile, qu’il cite de mémoire ; ces poètes, qui ont chanté la perte d’un être cher, lui serviront dorénavant de guide. Mais au musée du Vatican, au Capitole ou à la galerie Doria, aucune œuvre ne le retiendra longtemps. Seule Rome au clair de lune semble au diapason de sa douleur.

Le 30 décembre 1803, il part pour Naples, qui le déçoit au premier abord. Pourtant, quelques jours plus tard, inspiré par le paysage dantesque du Vésuve, il décrira avec brio les couleurs chatoyantes de la lave et la rumeur profonde du gouffre au bord duquel il médite sur sa vie et sa destinée. Quittant ce lieu infernal, il atteint enfin Herculanum et Pompéi, que des fouilles archéologiques sont en train de mettre au jour. Le Voyage en Italie s’achève sur la célèbre Lettre à Fontanes, où Chateaubriand, retrouvant tout l’élan de son génie poétique, évoque « l’inconcevable grandeur » des campagnes romaines baignées d’une lumière digne des tableaux du Lorrain.

Si l’Italie est incontestablement un lieu de mémoire, si l’Auvergne, qu’il visite en 1805, est elle-même une terre pétrie d’histoire, il en va tout autrement des Alpes, qui le laissent… de glace.  Aussi son Voyage au Mont-Blanc, paru d’abord en 1806, fera-t-il scandale**: on reproche à  l’écrivain, né sur les rivages de l’Atlantique, d’être insensible au plus grand monument de la nature. Pour Chateaubriand en effet, les montagnes, vues de près, n’élèvent pas l’âme, elles l’oppressent (n’en déplaise à Rousseau), et s’il leur concède une certaine majesté, ce n’est que de loin, lorsqu’elles se profilent à l’horizon, comme dans les sublimes paysages de l’école française de Rome. (*Victor-L. Tapié, Chateaubriand par lui-même (Seuil 1965), 17. **Juan Rigoli, Le Voyage à l’envers. Montagnes de Chateaubriand (Droz 2005), 23.)

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Rinaudou Daniel – Ouchchen et Boumohand

Rinaudou Daniel - Ouchchen et Boumohand - Bibliothèque numérique romande - Véronique Pagnier - Cerisiers en LubéronRinaudou Daniel – Ouchchen et Boumohand : Ventabel, un village tranquille du Luberon… Un soir de novembre, dans les années cinquante. Le car de Cavaillon dépose une étrangère devant le café du village. Vêtue de noir, plus toute jeune, elle cherche une chambre pour quelques jours. Une chambre à Ventabel ? Pour une femme que personne ne connaît ?

Simon va se proposer, un peu par défi. Apprenti boulanger, il vit seul depuis la mort de sa mère dans une bastide à quelques kilomètres du village. Et la bastide est bien grande quand on est seul. La femme parle le français avec un léger accent anglais et s’appelle Leslie Shark. Au fil des semaines, sa présence pourtant discrète bouscule l’existence de Simon et sème l’émoi parmi les villageois. À leur étonnement succèderont rapidement les commérages, les soupçons, la jalousie…

Qu’importe ! Avec le temps, Leslie et Simon apprennent à mieux se connaître et à s’apprécier. Simon ne sait rien des femmes. Il va découvrir l’amour mais aussi la tristesse immense qui engloutit peu à peu son amie. Elle lui raconte des bribes de sa vie, et il n’imagine plus la bastide sans elle. Mais elle porte un lourd secret… Ses nuits sont hantées de cauchemars d’où émergent des mots étranges : Smara, ouchchen, boumohand, Alison… Le besoin impérieux de comprendre entraînera alors Simon dans une recherche désespérée, une quête fébrile au delà des mers, sur les traces du tumultueux passé de Leslie.

Un roman passionnant et passionné, empli de senteurs et de lumières du sud – mais aussi la quête d’un passé difficile, qui pourrait rendre à Simon la liberté de vivre et d’aimer.

Né en Provence, Daniel Rinaudou vit maintenant dans l’Orléanais. Ouchchen et Boumohand est son premier roman. Il a ensuite publié un recueil de nouvelles, La route du Levant (2005), et un autre roman, Le secret du Lutrin (2011).

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Christophe – Les Facéties du Sapeur Camember (3ème partie)

Christophe - Les Facéties du Sapeur Camember (3ème partie) - Bibliothèque numérique romande - Pierre B.Christophe – Les Facéties du Sapeur Camember (3ème partie) : La fin et troisième partie de l’histoire naturelle, véridique et compilatoire du sapeur qui portait la hache et le tablier à la fin du Second Empire, dans laquelle on voit Camember effectuer, bien involontairement, additions, soustractions et prendre des leçons d’orthographe, comprendre le peintre Raphaël et même composer son air favori ou pousser la balançoire. S’il devient maman et même héros cela ne l’empêchera pas d’épouser mam’selle Victoire, ce soleil resplendissant de toutes les vertus domestiques. – Si l’auteur a choisi cette époque, ce n’est pas qu’il y ait été poussé par des considérations politiques ; c’est simplement afin d’avoir l’occasion et le prétexte d’orner l’occiput de son héros d’un de ces triomphants bonnets à poil, dernier écho de ceux qui furent les panaches blancs de la Grande Armée. – On admirera combien il a fallu de génie à l’auteur pour faire du neuf avec du vieux.

Georges Colomb, dit Christophe, est l’auteur, en outre du Sapeur Camember, de La Famille Fenouillard et du Savant Cosinus. Précurseur de la BD, ses œuvres paraissent d’abord en feuilleton dans Le Petit Français puis en album aux éditions Colin qui leur donneront leur forme définitive. « Certes, il n’y a pas encore de phylactère (ou de bulle) et les textes sont encore volumineux, très écrits et truffés d’allusions érudites. Mais le dessin est vif, les types satiriques bien croqués, le comique des contrepoints entre l’image et le texte efficace et le découpage des vignettes et des planches plein d’audace. Indispensable maillon entre Töpffer – qu’il admirait – et Hergé, pour la clarté du trait et les situations cocasses, mais aussi Fred ou Gotlib pour son goût du second degré ». (Louise, Calendrier de l’avent du domaine public, 02.12.2015). Georges Colomb fut maître de conférence à la Sorbonne et sous-directeur de laboratoire au Museum d’histoire naturelle. Enseignant, vulgarisateur scientifique, il anima des causeries sur Radio Paris.

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Dumas Alexandre – Ali-Pacha, L’Homme au Masque de Fer

Dumas Alexandre - Ali-Pacha, L'Homme au Masque de Fer - Bibliothèque numérique romandeDumas Alexandre – Ali-Pacha, L’Homme au Masque de Fer : L’un criminel sanguinaire, l’autre victime mystérieuse…

La première nouvelle retrace la vie d’Ali-Pacha (ca 1750-1822), une suite d’actes guerriers ayant pour cadre diverses régions de l’empire ottoman, peuplées de communautés chrétiennes ou musulmanes. Ali, né à Tebelen, en Albanie, est assoiffé de pouvoir et, au gré de ses alliances et des raids qu’il mène, soumettra l’Épire, une partie de l’Albanie et de la Macédoine. Le pacha de Janina se révèle, sous la plume de Dumas et de Félicien Mallefille, un personnage sans foi ni loi, n’hésitant pas à massacrer les populations civiles, rusé mais également courageux, ayant toujours combattu à la tête de ses troupes. Ambition, batailles féroces et vengeance, cette épopée ne pouvait fournir meilleur sujet à Dumas.

Quant à l’homme au masque de fer, Dumas passe ici en revue, avec Auguste Arnould, les textes consacrés à l’identité de ce personnage, dont la première mention remonte à la moitié du XVIIIe siècle : duc de Beaufort, Fouquet, secrétaire du Duc de Mantoue, fils illégitime d’Anne d’Autriche ou frère de Louis XIV, et d’autres encore. Il décortique chaque « système », fait la démonstration des impossibilités et conclut que la théorie la plus plausible est celle du frère jumeau de Louis XIV ; cette thèse donne d’ailleurs matière au « Vicomte de Bragelonne » et a été popularisée par plusieurs films tirés de son roman. L’emprisonnement de cet homme pendant plus de trente ans, ayant l’obligation de porter un masque en présence d’autrui, s’expliquerait ainsi par la nécessité de le retirer du monde pour éviter un éventuel conflit fratricide à la tête du royaume, une mise à mort étant impossible puisqu’elle aurait signifié un régicide. Rappelons qu’à l’époque, le jumeau né en second était considéré comme celui engendré en premier, et donc, dans le cas présent, le dauphin.

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Kipling Rudyard – Le Naulahka

Kipling Rudyard - Le Naulahka - Bibliothèque numérique romande - Premaram67 détail de A traditional folk singer in front of Jodhpur FortKipling Rudyard – Le Naulahka (avec Charles Wolcott Balestier) : Décidément Nick Tarvin ne comprend rien à cette jeune fille ! Enfant, elle allait puiser avec lui l’eau de la rivière lors de la construction du chemin de fer. Et voici que l’infirmière Kate Shérif  qui revient de ses études le regarde à peine. Jeune notable de la petite ville de Topaze dans l’ouest américain, il veut pourtant l’épouser mais Kate n’a qu’un seul projet : son départ, dans quelques jours, pour les Indes, pour aller aider et soigner les femmes du Rajasthan. Alors, prêt à tout, Nick, abandonne élections et affaires. Il passe avec l’épouse du directeur du chemin de fer le pari risqué de lui rapporter des Indes un bijou de prix en contrepartie du passage de la ligne à Topaze. Mais c’est surtout pour y retrouver Kate…

Et voici nos jeunes américains du Far-West confrontés à l’Inde des Rajpoutes. Kipling y fut correspondant pour le Pionnier. Il nous plonge dans les intrigues raffinées et dans la vie décadente du palais d’un Maharajah. Alors que le dispensaire de Kate semble réussir et que Nick patauge dans sa recherche de l’insaisissable Naulahka, la parure que l’on ne voit qu’aux couronnements, voici que le jeune Kunwar, le fils du Maharajah est victime de tentatives de meurtre. Kate et Nick découvrent les méandres parfumés et sordides des complots du sérail…

Considéré, à tort, comme une œuvre mineure, Le Naulahka est pourtant un roman d’aventure bien mené. La partie américaine, écrite par Wolcott Balestier est pleine de fraîcheur même si elle n’est pas entièrement vraisemblable. Le conflit entre les deux destins de femmes, celles qui se réalisent dans leur activité comme Kate et celles qui sont mères au foyer, destin souhaité par Nick pour sa fiancée, est développé de manière crédible et presque en avance sur son temps, malgré sa conclusion inévitable. Les scènes au Rajasthan trouvent dans ce roman un développement qu’elle n’eurent pas dans Les lettres de Marque. On nous décrit les deux auteurs, Kipling arpentant la pièce de long en large et dictant à Balestier installé à la machine à écrire (et responsable de la faute de frappe du titre). Cette vision ne devait pas durer : Balestier allait décéder avant la fin de la publication des épisodes laissant à Kipling la mise en forme finale de la publication. Le roman sera toujours mal aimé…

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Girardin Delphine de – Monsieur le Marquis de Pontanges

Girardin Delphine de - Monsieur le Marquis de Pontanges - Bibliotèque numérique romande Sylvie Savary Parc et ChâteauGirardin Delphine de – Monsieur le Marquis de Pontanges : Qu’allait faire en province Lionel de Marny, un jeune et séduisant Parisien, un habitué des salons mondains et des séductions faciles de la capitale ? Pourtant il y rencontre Laurence une jeune femme qui a dû épouser le marquis de Pontanges, un homme très riche, mais fou. Elle vit dans un grand et austère château de famille entre son mari – dont elle doit s’occuper comme d’un enfant –  sa tante, ennuyeuse et sévère et Monsieur le curé, un ecclésiastique prompt à juger. Lionel se rend bien compte que Laurence est très sensible à ses charmes… Mais elle veut rester une épouse vertueuse et dévouée, au grand dépit du jeune Parisien qui finit par retourner bredouille à Paris. Mais là, il réalise que Laurence lui a dévoilé un univers – inconnu pour lui – de sincérité et de véritable amour. Touché par la grâce de cette jeune femme, il revient… Séparations et retrouvailles, malentendus et occasions manquées seront cependant au rendez-vous. Peu à peu, les rôles des protagonistes se transforment et s’inversent…

Paru en 1835, ce roman est à replacer dans la sensibilité de son temps ; tout au long de l’intrigue, l’auteure livre ses propres réflexions sur ses personnages et leurs relations. Membre des cercles littéraires brillants de l’époque, sa connaissance des milieux parisiens donne à ses romans beaucoup de vivacité et de vérité.

Née à Aachen (Aix La Chapelle) d’un père savoyard, Delphine a été élevée par sa mère, Sophie Gay, écrivaine et poète, et a passé l’essentiel de sa vie à Paris. À seize ans elle est réputée pour sa beauté, écrit ses premiers poèmes et fréquente avec sa mère le cercle romantique de Charles Nodier. Mariée, elle tiendra une chronique à succès dans La Presse sous le pseudonyme de Charles de Launay et un salon littéraire influent fréquenté par des auteurs comme Gautier, Balzac, Musset, Hugo, Lamartine, Dumas (père), Janin, Fortunée Hamelin, Laure Junot d’Abrantès et Marceline Desbordes-Valmore.

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