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Gaskell Elizabeth – Cousine Phillis et autres nouvelles

Gaskell Elizabeth - Cousine Phillis et autres nouvelles - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Maison de Jesmond Newcastle-u-T.Gaskell Elizabeth – Cousine Phillis et autres nouvelles :

Cousine Phillis : Paul Manning, un jeune ingénieur, est amené à faire la connaissance d’une branche de sa famille qu’il ne connaît pas. Il tombe immédiatement sous le charme de sa jolie cousine Phillis. Le malheur viendra… Avec une originalité certaine, Elisabeth Gaskell fait le portrait d’une jeune fille idéale brisée par l’amour et l’inconstance d’un homme. La douce résignation et l’apaisement auquel elle se force après sa grande émotion sont dépeints avec précision et sensibilité. C’est aussi un témoignage sur le mode de vie rural de l’Angleterre à l’époque victorienne, par une auteure de la génération qui suit Jane Austen.

L’œuvre d’une nuit de mai décrit la descente aux enfers d’une famille, jusqu’alors aisée et heureuse, d’un attorney de province, M. Edward Wilkins. Après avoir perdu son épouse, il reste avec sa fille Ellenor, alors âgée de six ans, qui représente tout pour lui : récit du destin inéluctable qui transforme une vie idéale en cauchemar, adouci toutefois par la noblesse de caractère d’Ellenor et la fidélité de Dixon.

Dans Le héros du fossoyeur, deux hommes, assis sur le mur d’un cimetière en viennent à se poser la question « Comment définiriez-vous un héros ? » Après avoir tenté plusieurs définitions, ils entendent le fossoyeur s’approcher et leur demander la permission de leur raconter une histoire.

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Ramuz Charles Ferdinand – La Grande Peur dans la Montagne

Ramuz Charles Ferdinand - La Grande Peur dans la Montagne - Bibliothèque numérique romande - F. Chaurel Sex Rouge vu des Prèzes-d'en-basRamuz Charles Ferdinand – La Grande Peur dans la Montagne : Les pâturages du plateau qui surplombe Sasseneire sont-ils maudits ? Dans ce petit village des Alpes du Valais suisse, de la bonne herbe est ainsi laissée à l’abandon. Que s’est-il passé il y a vingt ans ? Les anciens en parlent avec effroi comme d’un grand malheur. Nul, après tout ce temps, ne sait plus ce qu’a vraiment été cette histoire de maladie de bêtes dont les détails sont perdus.

La jeunesse balaie les anciennes peurs et décide que ces pâturages doivent à nouveau être utiles aux bêtes du village. Une nouvelle expédition à l’alpage est décidée avec un petit groupe d’hommes : Le Maître, son neveu Barthélémy, seul « rescapé de la précédente expédition » et qui se croit à l’abri avec son petit papier magique, Romain , Julien, un jeune amoureux, et enfin Clou. La désapprobation des anciens n’y changera rien et leurs avertissements resteront lettre morte. La vie s’organise au chalet d’alpage planté au milieu d’un décor que C. F. Ramuz nous décrit avec talent. Avec lui, la montagne devient un personnage à part entière, elle s’anime avec sa grandeur et sa puissance qui domine les hommes. La montagne a ses secrets et ses mystères qui nous fait nous sentir bien petits et à la merci des éléments. Peu à peu la peur tisse sa toile dans le groupe. Y a-t-il vraiment une malédiction attachée à cette terre ? Les anciens avaient-ils raison ? La nature ne laissera aucun répit aux hommes présents là-haut, ni la maladie. Une lente descente aux enfers personnelle et collective. La nature est-elle plus forte que les hommes qui ne peuvent que l’écouter et rester humbles ?

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.

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Proust Marcel – La Prisonnière – À la recherche du temps perdu 5

Proust Marcel - La Prisonnière - À la recherche du temps perdu 5 - Pierre Auguste Renoir Femme lisant sur un bancProust Marcel – La Prisonnière – À la recherche du temps perdu 5 : “Albertine s’est installée dans l’appartement du narrateur. La vie des deux jeunes gens s’organise peu à peu aux côtés de la fidèle Françoise. Depuis quelque temps, le narrateur soupçonne Albertine d’être attirée par les femmes. Maladivement jaloux, il instaure auprès d’elle une surveillance de tous les instants, dans la crainte qu’elle ne donne des rendez-vous à des femmes. Il est bien conscient qu’Albertine peut avoir parfois l’impression d’être sa prisonnière. Le jeune homme retourne chez les Verdurin où il retrouve avec plaisir les membres du petit clan. Avec le temps, ses relations avec Albertine passent par des hauts et des bas. Son amour pour elle nourrit une jalousie qui le rend malheureux, surtout quand elle paraît lui échapper et qu’il la sent alors comme étrangère. Entre eux, les disputes se font de plus en plus fréquentes et violentes. Il arrive de plus en plus souvent à Albertine d’avoir l’air las et triste, comme si elle vivait dans une prison, et de montrer des signes d’impatience, tout en se défendant d’être malheureuse. Un matin, Françoise entre brutalement dans la chambre du narrateur et lui annonce qu’Albertine a demandé ses malles et quitté l’appartement au petit matin.” (Proust, ses personnages)

Cinquième tome d’À la recherche du temps perdu, La Prisonnière a été publié en 1923, un an après le décès de l’auteur.

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Les sept volumes de À la recherche du temps perdu en un seul ePUB  (3,7 Mo)

Ramuz Charles Ferdinand – Aimé Pache peintre vaudois

Ramuz Charles Ferdinand - Aimé Pache peintre vaudois - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Lac Léman vu de BelmontRamuz Charles Ferdinand – Aimé Pache peintre vaudois :

Aimé Pache est un enfant solitaire. Attiré par le dessin, on l’envoie prendre des leçons chez un professeur auquel il obéit sans plaisir. Son refuge : un espace au-dessus de l’ancien four banal, qu’il aménage comme un mini-atelier. L’école n’est pas son fort, mais il obtient néanmoins son baccalauréat. Sa mère voudrait qu’il devienne pasteur, comme c’est l’habitude dans les familles de campagne aisées. Mais sa vocation s’est inscrite au plus profond de lui : il veut devenir peintre. Son père tempête, les études payées à son fils n’ayant « servi à rien ». Docilement, il s’inscrit à l’université, mais la mort de son père le libère enfin : il part pour Paris. Une nouvelle étape de vie qui lui permettra de se révéler à lui-même et de pouvoir rentrer au pays réconcilié avec son passé et surtout en paix avec ses démons et ses remords.

Il eut le bonheur de naître planté profond en terre, et nourri de profond, comme un arbre avec ses racines. Il y en a qui sont seulement posés dans un pays. Lui, quand on lui demandait : “D’où es-tu ?” il pouvait répondre : “Je suis d’ici depuis toujours.”

Ramuz dédie ce récit de la vocation d’un artiste à son ami et peintre René Auberjonois. Il se souviendra lui-même de ses années d’apprentissage, écrivant dans son Journal “c’est Paris qui vous apprend, sous peine de mort, à être vous-même”.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité. Il décédera en 1947 à Pully, près de Lausanne.

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Bove Emmanuel – Non-Lieu

Bove Emmanuel - Non-Lieu - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton L'Yser étude Bove Emmanuel – Non-Lieu : Arrivé en France, le héros de Départ dans la nuit et de Non-Lieu retrouve sa famille et ses amis. Mais il ne trouve qu’indifférence et hostilité. Pour la première fois, l’Occupation, jusque-là absente des romans d’Emmanuel Bove, est à l’origine du récit, mais elle est vite dépassée par les sentiments propres la solitude et la persécution que ressent le héros. « Bove utilise remarquablement dans ses derniers livres cette dérive psychique du personnage qui sombre peu à peu dans la paranoïa pour figurer une société malade de l’Occupation. Dans tous, les individus se livrent, parfois jusqu’à la perversion, à un jeu périlleux entre lucidité et mensonge, entre réel et imaginaire. Bove touche donc à ces zones ténébreuses qui habitent l’homme, ces parages qu’Edmond Jaloux qualifiait « d’entre chien et loup » (Marie-Thérèse Eychart La Lumière sombre d’Emmanuel Bove, Europe nov-déc 2003)

Publié en 1946, un an après le décès d’Emmanuel Bove ce livre reprend l’action là où s’est arrêté Départ dans la Nuit. Écrivain prolixe, révélé par Colette, Emmanuel Bove a connu le succès de son vivant, avant de tomber dans l’oubli, et d’être redécouvert par Peter Handke dans les années 1980. Il est né en 1898 à Paris, mais a fait une partie de ses études au Collège Calvin à Genève, puis a vécu à Vienne et à nouveau à Paris, où il est mort en 1945.

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Ramuz Charles Ferdinand – Si le soleil ne revenait pas

Ramuz Charles Ferdinand - Si le soleil ne revenait pas - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells cirque de Creux de Champ le matinRamuz Charles Ferdinand – Si le soleil ne revenait pas : Dans un hameau du valais suisse, adossé à la montagne, le soleil n’est pas directement visible, caché par les crêtes, d’octobre à avril. Cet hiver-là, Anzevui, le vieux guérisseur, un peu sorcier, consulte un vieux livre et annonce que le soleil s’éteindra au printemps. Il faut dire que des signes sont là, de la guerre d’Espagne à une météo exceptionnelle. La menace de mort qui plane dans la petite communauté va bouleverser le comportement de ses membres. Certains cèdent à la panique, d’autres font des réserves et les jeunes gens se moquent du vieillard. Seule, Isabelle va se dresser contre la fatalité.

Une écriture volontairement rocailleuse et un impressionnant travail sur la syntaxe et le vocabulaire pour restituer le parler des gens d’alors. Cette édition numérique, réalisée à partir de la numérisation du Groupe des ebooks libres et gratuits, l’adapte et se conforme à la version révisée par l’auteur de 1941 (Mermod). Adapté au cinéma par Claude Goretta.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.

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Bernard Tristan – Amants et Voleurs

Bernard Tristan - Amants et Voleurs - Bibliothèque numérique romande - Maquette Laura Barr-Wells illustration Leo RauthBernard Tristan – Amants et Voleurs : « Il devait d’abord s’appeler : Héros misérables et Bandits à la manque, écrit Tristan Bernard en préface, mais c’était un peu long… et j’ai fini par lui donner ce titre d’Amants et Voleurs, qui ne s’applique pas à toutes les nouvelles du volume, et qui s’applique mal à quelques-unes. Ces amants débiles ne sont pas du modèle généralement adopté ; je crois cependant qu’il en existe sur la terre un certain nombre de cette faible trempe. Quant à ces voleurs, la plupart manquent évidemment d’énergie ; ils se comportent à peu près comme se fût comporté l’auteur, si les circonstances de sa vie l’eussent dirigé vers la carrière du crime. C’est le plus souvent le hasard, qui incline ces jeunes hommes au courage ou à la lâcheté, qui les pousse vers l’héroïsme ou vers l’infamie.. »

Quinze nouvelles qui « dressent le portrait d’assassins, de voleurs, d’escrocs et de tricheurs, bref une belle humanité ! C’est écrit sur un ton léger et plein d’humour où même les crimes les plus ignobles sont décrits comme la chose la plus naturelle qui soit. » (Corboland78, Babelio) Désuets, les personnages de Tristan Bernard ? Mais c’est le « Paris d’avant-guerre, la première guerre mondiale je précise, qui se dévoile avec ses quartiers plus ou moins mal famés, ses ruelles et ses boutiques vétustes, ses concierges qui ouvrent les portes de chez eux à l’aide d’un cordon, ses becs de gaz censés éclairer les rues, et ses apaches… Un Paris dans lequel Léo Malet a évolué et qu’il a restitué dans ses romans, mais déjà cela avait bien changé. » (Les lectures de l’Oncle Paul.)

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Bove Emmanuel – Départ dans la nuit

Bove Emmanuel - Départ dans la nuit - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton Le bois de la GruerieBove Emmanuel – Départ dans la nuit : Des prisonniers de guerre dans un camp allemand… Après bien des hésitations, un petit groupe s’enfuit en tuant deux sentinelles. Mal commencée, cette fuite s’avère difficile, initiation « à la solitude et à la mort ». De dissensions en découragements le groupe s’égaille et le héros arrive seul en France. « Bove dépeint une humanité fondamentalement incapable de transcender sa faiblesse, un monde où la révolte est une illusion, une faiblesse supplémentaire. C’est ce qu’exprime le personnage de Départ dans la nuit et de Non-lieu. Ce dernier n’est pas moins velléitaire que ne l’étaient les personnages des romans précédents, cependant, alors que les autres étaient des velléitaires à priori, il se situe sur l’autre versant de la velléité. Il a, en effet, commis un acte, en l’occurrence le meurtre, d’ailleurs accidentel, de deux sentinelles allemandes. Or, cet acte, bien loin de le libérer, n’aboutit qu’à décupler son irrésolution. » (Élisabeth Poulet, Emmanuel Bove et ses ombres.)

Écrit pendant l’occupation Départ dans la Nuit est publié à Alger où se sont rendus Emmanuel Bove et sa femme. Avec Non-Lieu, ce furent ses dernières œuvres. Les deux livres peuvent être lues indépendamment ou à la suite car Non-Lieu (qui sera notre prochaine publication de cet auteur) reprend là où s’est arrêté Départ dans la Nuit. Malade, Emmanuel Bove décède à Paris du paludisme contracté en Algérie à peu près une année avant la publication de Non-Lieu.

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Sand George – Jacques

Sand George - Jacques - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary brouillard en EngadineSand George – Jacques : Troisième roman après Indiana et Valentine, George Sand écrit ici un roman épistolaire dans le style de la Nouvelle Héloïse. Mais elle donne à un homme le rôle principal et analyse le sentiment amoureux, l’amitié, le mariage, l’éducation et l’égalité des sexes à partir de ses quatre personnages principaux : Fernande a 17 ans et va épouser Jacques, de près de 20 ans son aîné, sur le conseil de sa mère. Ce sera un mariage d’amour, les deux étant très épris. Mais très vite Fernande confie à son amie ses interrogations sur cet homme qui l’impressionne tant. Jacques, à son tour, se confie à Sylvia, une jeune femme recueillie autrefois, en qui il a une totale confiance et dont il serait tombé amoureux si elle n’était peut-être sa sœur… Sylvia, est aimée par Octave, mais elle l’éconduit, incapable d’amour dit-elle, et Octave, désespéré, va se tourner vers Fernande, qui finit par tomber amoureuse de lui « contre son gré » Dans tout cet imbroglio de sentiments, les quatre personnages, au caractère bien trempé et qui vivent la plupart du temps ensemble, restent d’une honnêteté incroyable et d’une franchise admirable. C’est le personnage de Jacques qui domine, avec son intelligence, sa capacité d’analyse froide des sentiments, sa perspicacité, sa grandeur d’âme, tout en étant follement amoureux de sa jeune femme. C’est lui d’ailleurs qui se sacrifiera…

Ce roman met en évidence les difficultés de communication dans le mariage, les différences de sentiments que peuvent éprouver les deux conjoints malgré l’amour, et l’absurdité de marier les très jeunes filles à des hommes qui ont déjà vécu plusieurs vies. On est au 19e siècle, mais tous les thèmes de notre société moderne y sont évoqués : le mariage, l’amour, l’amitié, la mort, l’éducation, l’égalité entre hommes et femmes, la difficulté de communication, bref, la vie.

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Ramuz Charles Ferdinand – La Guerre aux Papiers

Ramuz Charles Ferdinand - La Guerre aux Papiers - Bibliothèque numérique romande - Awesomoman Photo de feuRamuz Charles Ferdinand – La Guerre aux Papiers : « Ce fut une belle soirée : la Révolution dans le pays en avril 1802, quand on faisait la guerre aux papiers ».

Dans son dernier roman, paru en 1942, Charles Ferdinand Ramuz narre la révolte des Bourla-Papey (en patois franco-provençal vaudois : « Brûle-Papiers »), qui eut lieu en 1802 en terre vaudoise, dans le sillage de la Révolution française. Afin de lutter contre un retour aux anciens droits féodaux (prélèvement de la dîme notamment), des groupes de paysans de divers villages s’unissent pour procéder à la destruction de nombreuses archives seigneuriales et communales.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.

Plusieurs de ses romans feront l’objet d’adaptations cinématographiques. (source de cette biographie Wikipedia).

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