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Hémon Louis – Maria Chapdelaine

Hémon Louis – Maria Chapdelaine - BeQ Hémon Louis – Maria Chapdelaine : Maria a dix-huit ans et vit sur une terre de colonisation au Lac Saint-Jean. Trois hommes la courtisent, trois destins s’offrent à Maria : François Paradis, Lorenzo Surprenant et Eutrope Gagnon.  Le premier est un bûcheron épris de liberté, le second est citadin aux États-Unis et le troisième est, comme le père de Maria, un colon. La mort de la mère de Maria, les qualités qu’on lui trouve, orientent Maria vers un rôle semblable. (éd. partenaire BeQ) lire plus…

Rod Édouard – L’Autopsie du Docteur Z***

Rod Édouard - L'Autopsie du Docteur Z*** - Bibliothèque numérique romande - photo coupe de quartz Sylvie SavaryRod Édouard – L’Autopsie du Docteur Z***, Roulier Albert – La grande Découverte du savant Isobard : nous vous vous invitons à découvrir deux autres nouvelles de science-fiction suisse :

Et si…

Et si une activité cérébrale rémanente persistait après la mort ? Et si les morts pouvaient encore penser quelques jours après leur décès ? Voire percevoir ce qui les entoure ? Et si un savant arrivait à enregistrer le contenu de cette activité ? Que diriez-vous de lire le compte-rendu d’un enterrement par le mort lui-même ? Monsieur van Gelt s’est suicidé mais sa famille a tenté de le cacher. Il était fort estimé et les rumeurs persistantes sur les circonstances de son décès ont forcé celle-ci à demander une enquête…

Les prévisions météorologiques, l’émission la plus regardée à la télévision, nous dit l’audimat… Les prévisions se font maintenant à dix jours mais leur fiabilité… Et si un météorologue modélisait un système permettant une certitude absolue à trente jours ? Et si, après une période de scepticisme, les gens commençaient à compter sur ces certitudes. Et s’ils modelaient leurs projets en fonction du temps ? Et s’il y avait un seul week-end de beau temps en juillet ? Quelle cohue… et, pire ! s’il survenait finalement un imprévu ? Malheur aux prophètes !

Ces deux nouvelles de science-fiction nous permettent de savourer, en hors d’œuvre, une réflexion spéculative bien en avance sur son temps.

Édouard Rod, né en 1857 à Nyon (originaire de Ropraz), est un écrivain vaudois établi à Paris, ami de Zola, de Maupassant, de Barrès. Critique réputé, Édouard Rod écrit d’abord des romans « naturalistes » à la manière d’Émile Zola puis se dégageant de cette influence, il s’attache à présenter des cas de conscience, des dilemmes moraux. Il est décédé à Grasse en 1910. Un prix Édouard Rod a été fondé en 1996 sous l’impulsion de Jacques Chessex, lui aussi de Ropraz, en Suisse. D’Albert Roulier, pas d’éléments biographiques. Il fut l’auteur de nouvelles, de poésie et de pièces de théâtre mettant en scène la paysannerie vaudoise.

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Dumas Alexandre – Histoire de mes bêtes

Dumas Alexandre - Histoire de mes bêtes - Bibliothèque numérique romande - Photo Michel B. GizmoDumas Alexandre – Histoire de mes bêtes :

« J’avais, ou plutôt, j’eus successivement cinq chiens : Pritchard, Phanor, Turc, Caro et Tambo.
J’avais un vautour : Diogène.
J’avais trois singes…
J’avais un grand perroquet bleu et rouge appelé Buvat.
J’avais un perroquet vert et jaune appelé papa Everard.
J’avais un chat appelé Mysouff.
Un faisan doré appelé Lucullus.
Enfin, un coq appelé César,
Un coq de combat nommé Malbrouck.
Deux mouettes nommées monsieur et madame Denis.
Un héron nommé Charles-Quint.
Une chienne nommée Flore.
Un chien nommé autrefois Catinat et subséquemment Catilina.
Je déteste les bêtes, mais j’adore les animaux »,
écrit Alexandre Dumas… Et ces diverses histoires de ses bêtes lui sont l’occasion de parler de tout et de rien, sautant, osons-le, du coq à l’âne. Et d’abord de Pritchard un pointer écossais, le vrai héros de ce récit, qui a quelques tendances au vol et dont nous connaîtrons, à la fin, la clé de l’énigme et le destin. Mais Alexandre Dumas digresse : il évoque sa candidature de député, les révolutions de 1830 et de 1848, des recettes – de cuisine ou de fabrication d’un livre – et une foule de petites histoires de la vie quotidienne qu’il nous narre avec humour et ironie.

Ne vous attendez pas à un roman : c’est la vie de ses animaux, c’est sa vie au jour le jour que nous raconte Dumas. Nous entrons dans son cercle intime, et apprenons tout sur les visites dominicales de son fils, sur son domestique « nègre » qui rêve d’un autre destin, sur Michel, son serviteur et mentor en matière de mœurs animales. Un livre à déguster par petits morceaux, à abandonner et reprendre, des récits amusants, rocambolesques, ironiques ou tristes, tout l’art du conteur Alexandre Dumas.

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Valéry Paul – Poésie et Mélange

Valéry Paul - Poésie et Mélanges - Bibliothèque numérique romande photo Laura Barr-Wells Vers le Grand Salan depuis le Canal du MidiValéry Paul – Poésie et Mélange (Album de vers anciens, La jeune Parque, Charmes, Pièces diverses, Mélange, Poésie brute, Propos sur la poésie) : Poésie pure ou poésie brute, ce volume vous propose de découvrir toute la palette de l’art poétique de Paul Valéry. Vers ciselés, vers libres ou prose, laissez-vous emporter par la musique de la langue et rêver dans le cimetière marin de Sète, compatir aux plaintes de la Pythie comme à celles de la jeune Parque, vous étonner des circonvolutions affectives d’un Narcisse amoureux de son reflet ou, simplement, partager le plaisir d’un bain de soleil après l’eau ou rire de l’amertume de la vie. Le sens du texte comptera alors moins que les réminiscences et les émotions car vous serez bercé par le rythme de ces superbes poésies.

Paul Valéry (Sète, 1871 – Paris, 1945) étudie à Montpellier où la lecture d’À Rebours de J.-K. Huysmans l’introduit à Verlaine et Mallarmé. Il se met à écrire des poèmes, rencontre et échange une correspondance régulière avec Pierre Louÿs, Mallarmé, Gide, Heredia, Debussy. Après une crise affective, en 1892 (la nuit de Gênes), il renonce à la poésie, s’établit à Paris et s’oriente vers une carrière administrative fructueuse. Il écrit cependant des essais comme l’Introduction à la méthode de Léonard de Vinci ou des œuvres d’imagination telle La soirée avec M. Teste. Poussé par André Gide et Gaston Gallimard, il revient à la poésie avec La jeune Parque (écrit entre 1913 et 1917), puis réédite, en 1920, des poèmes parus entre 1890 et 1893 sous le nom d’Album de vers anciens et enfin, en 1922, réunit ses poèmes les plus récents dans Charmes. Ces publications rencontrent un énorme succès. Devenu presque poète officiel, Paul Valéry n’écrira plus que des œuvres de circonstances, des préfaces, des conférences… Académicien, professeur au Collège de France, il reçut, à sa mort, des funérailles nationales et fut inhumé, selon ses vœux, au Cimetière marin de Sète.

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Jarry Alfred – Ubu Cocu

Jarry Alfred - Ubu Cocu - Bibliothèque numérique romandeJarry Alfred – Ubu Cocu (ou l’Archéoptéryx) : Ubu Cocu a été écrit en 1897-8. Deuxième pièce de Jarry ayant Ubu comme personnage principal, elle n’a pas été bien reçue par la critique et fut un peu oubliée, malgré d’évidentes qualités. Nous sommes heureux de vous la faire redécouvrir.

Inutile de tenter de résumer cette pièce, tant elle pulvérise les barrières des causalités et de la raison, au point que le cocufiage d’Ubu par l’Égyptien Memnon n’est même qu’à peine évoqué. Laissez-vous plutôt emporter par les mots (sauts périgiglyeux, respectacle, etc.), les répétitions de phrases (ô mais c’est qué, voyez-vous bien), les chansons, les dialogues absurdes à relents shakespeariens entre Ubu et ses personnages, entre Ubu et sa conscience.

Plus musicale que les autres grâce aux nombreuses chansons des Palotins, qui rythment les dialogues et font un peu office de chœur antique, cette œuvre vous ravira à condition d’oublier tout esprit cartésien pour devenir un peu pataphysicien…

Alfred Jarry (1873-1907), né à Laval dans une famille de la petite bourgeoisie, fréquente les lycées de cette ville puis de Saint-Brieuc. Un de ses professeurs incarne aux yeux de ses élèves « tout le grotesque qui est au monde ». L’enseignant devient le héros d’une littérature scolaire, dont un texte intitulé Les Polonais que Jarry, en classe de première, va mettre en forme de comédie et représenter sur un théâtre d’ombres puis au « Théâtre des Phynances », théâtre de marionnettes installé au domicile des Jarry.

Le premier succès arrive avec Les Minutes de sable mémorial (1894), César-Antéchrist (1895), dont la première partie est constituée des quatre premiers actes d’Ubu roi. Ubu Roi paraîtra en volume en 1896. La pièce est créée au Théâtre de l’Œuvre en décembre 1896 et fait scandale, donnant lieu à ce qu’on a appelé « la bataille d’Hernani du symbolisme ». Jarry poursuit son œuvre littéraire avec Les Jours et les nuits, roman d’un déserteur (1897), L’Amour en visite (1898), L’Amour absolu (1899), Messaline (1901), Le Surmâle (1902) et continue le cycle d’Ubu avec L’Almanach du Père Ubu illustré (1899), Ubu enchaîné (1900), Ubu sur la butte (1906). Difficultés financières et dégradation de sa santé l’empêchent de mener à bien ses derniers projets : La Dragonne, La Papesse Jeanne, La Chandelle verte. Plusieurs œuvres verront le jour à titre posthume dont Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien. (Sources de cette biographie : Wikipédia, Encyclopédie Larousse en ligne.)

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Voltaire – Zadig et autres contes

Voltaire - Zadog et autres Contes - Bibliothèque numérique romande - Mosquée Sheikh Lotfollah Shervin Le DuVoltaire – Zadig et autres contes : Zadig ou la destinée, Les Oreilles du Comte de Chesterfield et le Chapelain Goodman, Les deux Consolés, Aventure indienne : « Jamais vingt volumes in-folio ne feront de révolution, écrivait Voltaire à D’Alembert le 5 avril 1765 ; ce sont les petits livres portatifs à trente sous qui sont à craindre. » On ne saurait mieux décrire l’impact des Contes philosophiques, dont les meilleurs sont passés à la postérité sans prendre une ride.

Zadig ou la destinée se présente comme un conte oriental traduit du chaldéen et de l’arabe. Son traducteur fictif, un dénommé Sadi, le dédie à la sage et belle Sultane Sheraa, qui ne serait autre que Madame de Pompadour. Zadig, en effet, est un portrait pétillant et caustique de Versailles, que Voltaire connaissait bien puisqu’il y occupa, entre 1744 et 1747, les fonctions de gentilhomme de la chambre et d’historiographe du roi.

Son héros, un jeune Babylonien prospère et ingénu, réunit toutes les vertus philosophiques du siècle des Lumières. C’est « un esprit juste et modéré, un cœur sincère et noble », réputé pour sa sagacité et sa tolérance ; épicurien raffiné et galant, tout entier tourné vers la quête du bonheur, Zadig, comme Voltaire lui-même, aime philosopher et se divertir en lisant dans « ce grand livre que Dieu a mis sous nos yeux ». Mais son trop grand mérite fait naître des jalousies qui l’exposent aux caprices du destin. Nommé premier ministre, puis disgracié et chassé de Babylone, Zadig, comme tous les héros de conte, est entraîné dans un voyage initiatique qui le conduira des bords de l’Euphrate jusqu’en Égypte ; réduit en esclavage, puis affranchi par son maître, il traversera l’Arabie et la Syrie avant de retourner à son point de départ.

Confronté à mille obstacles qui mettent sa raison et son optimisme à rude épreuve, Zadig découvre qu’il n’est pas facile d’être heureux : « Qu’est-ce donc que la vie humaine ? Ô vertu ; à quoi m’avez-vous servi ? […] Tout ce que j’ai fait de bien a toujours été pour moi une source de malédictions […] Si j’eusse été méchant comme tant d’autres, je serais heureux comme eux. » Ces lamentations, qui se répètent comiquement tout au long du récit, sont le biais par lequel Voltaire, fidèle à ses préoccupations théologiques, pose le problème du mal et de la Providence. La réponse à cette révolte ne surgira qu’in extremis, avec l’apparition d’un ange-ermite qui, tel un deus ex machina, révèle à Zadig « qu’il n’y a point de mal dont il ne naisse un bien ». S’inclinant à contrecœur devant les voies impénétrables de la divinité, le héros finira par triompher de l’adversité et épousera Astarté, reine de Babylone.

Or ce dénouement de conte de fées, qui date de l’édition de 1748, est aussi peu convaincant que les révélations de l’ange, qui balaie un peu trop prestement les objections que Zadig oppose à son prêche sur la Providence. Voltaire en était conscient puisqu’il ajouta, autour de 1752, deux chapitres et surtout un post-scriptum humoristique dans lequel le traducteur fictif, reprenant la plume, nous apprend que, loin de savourer son bonheur, Zadig a essuyé d’autres mésaventures, tout aussi arbitraires que les précédentes. La Providence semble décidément bien indifférente au sort de l’homme…

Cette ultime et comique boutade, qui contredit la version de 1748, est la preuve, s’il en faut, que le Voltaire des Contes philosophiques ne se contente pas de suivre le modèle hérité des Mille et une nuits ; grâce à sa verve et son ironie caustique, il subvertit un genre qu’il considérait comme une pure bagatelle et le transforme en une arme redoutable contre l’obscurantisme et la barbarie. C’est ce qui donne à Zadig et aux trois contes qui suivent toute leur vibrante actualité.

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