Bove Emmanuel – Non-Lieu

Bove Emmanuel - Non-Lieu - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton L'Yser étude Bove Emmanuel – Non-Lieu : Arrivé en France, le héros de Départ dans la nuit et de Non-Lieu retrouve sa famille et ses amis. Mais il ne trouve qu’indifférence et hostilité. Pour la première fois, l’Occupation, jusque-là absente des romans d’Emmanuel Bove, est à l’origine du récit, mais elle est vite dépassée par les sentiments propres la solitude et la persécution que ressent le héros. « Bove utilise remarquablement dans ses derniers livres cette dérive psychique du personnage qui sombre peu à peu dans la paranoïa pour figurer une société malade de l’Occupation. Dans tous, les individus se livrent, parfois jusqu’à la perversion, à un jeu périlleux entre lucidité et mensonge, entre réel et imaginaire. Bove touche donc à ces zones ténébreuses qui habitent l’homme, ces parages qu’Edmond Jaloux qualifiait « d’entre chien et loup » (Marie-Thérèse Eychart La Lumière sombre d’Emmanuel Bove, Europe nov-déc 2003)

Publié en 1946, un an après le décès d’Emmanuel Bove ce livre reprend l’action là où s’est arrêté Départ dans la Nuit. Écrivain prolixe, révélé par Colette, Emmanuel Bove a connu le succès de son vivant, avant de tomber dans l’oubli, et d’être redécouvert par Peter Handke dans les années 1980. Il est né en 1898 à Paris, mais a fait une partie de ses études au Collège Calvin à Genève, puis a vécu à Vienne et à nouveau à Paris, où il est mort en 1945.

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Ramuz Charles Ferdinand – Si le soleil ne revenait pas

Ramuz Charles Ferdinand - Si le soleil ne revenait pas - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells cirque de Creux de Champ le matinRamuz Charles Ferdinand – Si le soleil ne revenait pas : Dans un hameau du valais suisse, adossé à la montagne, le soleil n’est pas directement visible, caché par les crêtes, d’octobre à avril. Cet hiver-là, Anzevui, le vieux guérisseur, un peu sorcier, consulte un vieux livre et annonce que le soleil s’éteindra au printemps. Il faut dire que des signes sont là, de la guerre d’Espagne à une météo exceptionnelle. La menace de mort qui plane dans la petite communauté va bouleverser le comportement de ses membres. Certains cèdent à la panique, d’autres font des réserves et les jeunes gens se moquent du vieillard. Seule, Isabelle va se dresser contre la fatalité.

Une écriture volontairement rocailleuse et un impressionnant travail sur la syntaxe et le vocabulaire pour restituer le parler des gens d’alors. Cette édition numérique, réalisée à partir de la numérisation du Groupe des ebooks libres et gratuits, l’adapte et se conforme à la version révisée par l’auteur de 1941 (Mermod). Adapté au cinéma par Claude Goretta.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.

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Bernard Tristan – Amants et Voleurs

Bernard Tristan - Amants et Voleurs - Bibliothèque numérique romande - Maquette Laura Barr-Wells illustration Leo RauthBernard Tristan – Amants et Voleurs : « Il devait d’abord s’appeler : Héros misérables et Bandits à la manque, écrit Tristan Bernard en préface, mais c’était un peu long… et j’ai fini par lui donner ce titre d’Amants et Voleurs, qui ne s’applique pas à toutes les nouvelles du volume, et qui s’applique mal à quelques-unes. Ces amants débiles ne sont pas du modèle généralement adopté ; je crois cependant qu’il en existe sur la terre un certain nombre de cette faible trempe. Quant à ces voleurs, la plupart manquent évidemment d’énergie ; ils se comportent à peu près comme se fût comporté l’auteur, si les circonstances de sa vie l’eussent dirigé vers la carrière du crime. C’est le plus souvent le hasard, qui incline ces jeunes hommes au courage ou à la lâcheté, qui les pousse vers l’héroïsme ou vers l’infamie.. »

Quinze nouvelles qui « dressent le portrait d’assassins, de voleurs, d’escrocs et de tricheurs, bref une belle humanité ! C’est écrit sur un ton léger et plein d’humour où même les crimes les plus ignobles sont décrits comme la chose la plus naturelle qui soit. » (Corboland78, Babelio) Désuets, les personnages de Tristan Bernard ? Mais c’est le « Paris d’avant-guerre, la première guerre mondiale je précise, qui se dévoile avec ses quartiers plus ou moins mal famés, ses ruelles et ses boutiques vétustes, ses concierges qui ouvrent les portes de chez eux à l’aide d’un cordon, ses becs de gaz censés éclairer les rues, et ses apaches… Un Paris dans lequel Léo Malet a évolué et qu’il a restitué dans ses romans, mais déjà cela avait bien changé. » (Les lectures de l’Oncle Paul.)

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Bove Emmanuel – Départ dans la nuit

Bove Emmanuel - Départ dans la nuit - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton Le bois de la GruerieBove Emmanuel – Départ dans la nuit : Des prisonniers de guerre dans un camp allemand… Après bien des hésitations, un petit groupe s’enfuit en tuant deux sentinelles. Mal commencée, cette fuite s’avère difficile, initiation « à la solitude et à la mort ». De dissensions en découragements le groupe s’égaille et le héros arrive seul en France. « Bove dépeint une humanité fondamentalement incapable de transcender sa faiblesse, un monde où la révolte est une illusion, une faiblesse supplémentaire. C’est ce qu’exprime le personnage de Départ dans la nuit et de Non-lieu. Ce dernier n’est pas moins velléitaire que ne l’étaient les personnages des romans précédents, cependant, alors que les autres étaient des velléitaires à priori, il se situe sur l’autre versant de la velléité. Il a, en effet, commis un acte, en l’occurrence le meurtre, d’ailleurs accidentel, de deux sentinelles allemandes. Or, cet acte, bien loin de le libérer, n’aboutit qu’à décupler son irrésolution. » (Élisabeth Poulet, Emmanuel Bove et ses ombres.)

Écrit pendant l’occupation Départ dans la Nuit est publié à Alger où se sont rendus Emmanuel Bove et sa femme. Avec Non-Lieu, ce furent ses dernières œuvres. Les deux livres peuvent être lues indépendamment ou à la suite car Non-Lieu (qui sera notre prochaine publication de cet auteur) reprend là où s’est arrêté Départ dans la Nuit. Malade, Emmanuel Bove décède à Paris du paludisme contracté en Algérie à peu près une année avant la publication de Non-Lieu.

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Sand George – Jacques

Sand George - Jacques - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary brouillard en EngadineSand George – Jacques : Troisième roman après Indiana et Valentine, George Sand écrit ici un roman épistolaire dans le style de la Nouvelle Héloïse. Mais elle donne à un homme le rôle principal et analyse le sentiment amoureux, l’amitié, le mariage, l’éducation et l’égalité des sexes à partir de ses quatre personnages principaux : Fernande a 17 ans et va épouser Jacques, de près de 20 ans son aîné, sur le conseil de sa mère. Ce sera un mariage d’amour, les deux étant très épris. Mais très vite Fernande confie à son amie ses interrogations sur cet homme qui l’impressionne tant. Jacques, à son tour, se confie à Sylvia, une jeune femme recueillie autrefois, en qui il a une totale confiance et dont il serait tombé amoureux si elle n’était peut-être sa sœur… Sylvia, est aimée par Octave, mais elle l’éconduit, incapable d’amour dit-elle, et Octave, désespéré, va se tourner vers Fernande, qui finit par tomber amoureuse de lui « contre son gré » Dans tout cet imbroglio de sentiments, les quatre personnages, au caractère bien trempé et qui vivent la plupart du temps ensemble, restent d’une honnêteté incroyable et d’une franchise admirable. C’est le personnage de Jacques qui domine, avec son intelligence, sa capacité d’analyse froide des sentiments, sa perspicacité, sa grandeur d’âme, tout en étant follement amoureux de sa jeune femme. C’est lui d’ailleurs qui se sacrifiera…

Ce roman met en évidence les difficultés de communication dans le mariage, les différences de sentiments que peuvent éprouver les deux conjoints malgré l’amour, et l’absurdité de marier les très jeunes filles à des hommes qui ont déjà vécu plusieurs vies. On est au 19e siècle, mais tous les thèmes de notre société moderne y sont évoqués : le mariage, l’amour, l’amitié, la mort, l’éducation, l’égalité entre hommes et femmes, la difficulté de communication, bref, la vie.

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Ramuz Charles Ferdinand – La Guerre aux Papiers

Ramuz Charles Ferdinand - La Guerre aux Papiers - Bibliothèque numérique romande - Awesomoman Photo de feuRamuz Charles Ferdinand – La Guerre aux Papiers : « Ce fut une belle soirée : la Révolution dans le pays en avril 1802, quand on faisait la guerre aux papiers ».

Dans son dernier roman, paru en 1942, Charles Ferdinand Ramuz narre la révolte des Bourla-Papey (en patois franco-provençal vaudois : « Brûle-Papiers »), qui eut lieu en 1802 en terre vaudoise, dans le sillage de la Révolution française. Afin de lutter contre un retour aux anciens droits féodaux (prélèvement de la dîme notamment), des groupes de paysans de divers villages s’unissent pour procéder à la destruction de nombreuses archives seigneuriales et communales.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.

Plusieurs de ses romans feront l’objet d’adaptations cinématographiques. (source de cette biographie Wikipedia).

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Fargue Léon-Paul – Poèmes

Poèmes - Léon-Paul Fargue - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton Le RayonFargue Léon-Paul – Poèmes : Amoureux de Paris, qu’il décrit dans Le Piéton de Paris (à paraître à la BNR), Léon-Paul Fargue est surtout un poète. Dans ce recueil de ses débuts d’écrivain (sa troisième publication), poésie rime avec prose mais reste de la poésie, libérée de toute contrainte. Souvenirs, émotions, solitude, mort, amour et abandon, musique, odeurs, paysages urbains ou ruraux se mélangent et les phrases deviennent musique et l’allusion nous évoque une symbolique universelle et profondément humaine. «Certaines grandeurs et valeurs.. Je ne saurais te les exprimer que par la musique, ou par des noms propres remplis de tendresse…» (De la tendresse – et de la tristesse, Poèmes 1912.)

« Fils naturel de Léon Fargue , un ingénieur issu de l’École centrale et de Marie Aussudre, une modeste couturière, Fargue ne fut reconnu par son père que très tardivement. Après des études secondaires brillantes avec des professeurs prestigieux, (dont Mallarmé), Émile Faguet et Valentin Parisot, il entre au même moment qu’Alfred Jarry en khâgne, où il suit les cours de Bergson. Il déçoit les attentes de sa famille, qui le voulait normalien, pour choisir l’oisiveté : sensible à la peinture et au piano, il est passionné par la poésie. Jarry et lui écrivent dans la revue L’Art littéraire en décembre 1893. Après quelques poèmes publiés en 1894, il donne Tancrède en 1895, puis Poèmes en 1912 et Pour la musique en 1914. Fargue s’exprime le plus souvent en vers libres, voire en prose, dans un langage plein de tendresse et de tristesse, sur des sujets simples, parfois cocasses, plus rarement absolument onirique. Parisien amoureux de sa ville, il écrit aussi la solitude oppressante et noyée de nuit et d’alcool. Il est également un chroniqueur de la société parisienne et créa de multiples contrepèteries. Paralysé en 1943, il garde cependant jusqu’à la fin, en 1947, une activité littéraire intense. » (Wikipédia.)

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Bernard Tristan – Le Taxi fantôme

Bernard Tristan - Le Taxi fantôme - Bibliothèque numérique romande maquette Laura Barr-WellsBernard Tristan – Le Taxi fantôme : La guerre, le première, vient de s’achever. Invité, Jacques tombe amoureux de Marie-Louise … qui n’y est pas insensible. Mais voilà ! sa famille s’opposerait à une alliance avec un jeune officier qui professe des discours anarchistes. Sauf que son père, historien de renom, est candidat à l’académie. S’il était élu, tout changerait… Cependant le père a un adversaire de taille, Pachol, le politicien véreux, qui ne recule devant rien pour recueillir des suffrages. Or voici qu’une série de cambriolages inexplicables essaime la province. À chaque fois, un mystérieux taxi est repéré dans les environs. Quels sont les buts de ce taxi fantôme et de ses occupants ? En quoi Jacques pourrait-il être impliqué ?

Suivi de huit nouvelles de police et de mystère : un guérisseur peut-il être plus efficace que le médecin du village ? Pour obtenir un poste convoité faut-il prier ou menacer ? Des « bleus » qui mettent en cause un politicien connu seraient-ils des faux ? Trois jeunes meurtriers pourraient-ils être des victimes, manipulées. Que faire lorsque l’on se trouve isolé dans le compartiment d’un wagon sans couloir avec un meurtrier qui opère dans les trains ? La philatélie est-elle recommandée à un employé de banque victime d’un vol à l’américaine ?

Proche de Léon Blum, Jules Renard, Lucien Guitry, Paul Gordeaux, Marcel Pagnol, et de bien d’autres, célèbre pour ses jeux de mots, ses mots croisés et son théâtre de boulevard, écrivain-chroniqueur-sportsman-gastronome, Tristan Bernard fut aussi un écrivain romanesque à succès. Il contribue au genre policier par son recueil Amants et Voleurs (1905) et plusieurs autres romans. Tristan Bernard règnera aussi sur le cyclisme, l’automobilisme, le tourisme. Arrêté comme juif en 1943 et interné à Drancy, il échappe de peu à la déportation.

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Proust Marcel – Sodome et Gomorrhe – À la recherche du temps perdu 4

Proust Marcel – Sodome et Gomorrhe - À la recherche du temps perdu 4 - Bibliothèque numérique romande - Camille Pissarro Jardin des Tuileriesun après-midi d'hiverProust Marcel – Sodome et Gomorrhe – À la recherche du temps perdu 4 : “Le narrateur surprend les ébats amoureux du baron de Charlus avec Jupien le giletier. Une solide et durable liaison va s’établir entre les deux hommes, Jupien devenant le protégé de Charlus qui en fait son secrétaire particulier. Le narrateur devient un des fidèles des salons de la haute aristocratie du faubourg Saint Germain, fasciné  par cette société, son mode de vie, ses excès. Il fréquente également le salon des Verdurin avec assiduité au point de se sentir parfaitement à l’aise dans ce milieu mondain et artificiel. En même temps, il lui arrive de prendre conscience, qu’entraîné dans un tourbillon de mondanités il en oublie les autres et même sa grand-mère qui était il y a peu un des êtres qu’il chérissait le plus mais ses remords sont de courte durée. Puis le narrateur fait, avec sa mère, un nouveau séjour à Balbec, dont il redécouvre les lieux avec nostalgie. Il y retrouve Albertine et leurs relations souvent orageuses. Il s’interroge sur ses propres sentiments jusqu’au jour où il la surprend dansant de façon équivoque avec son amie Andrée. Est-elle attirée par les femmes ? Désormais, taraudé par le doute et la jalousie il se montre souvent odieux avec Albertine qui souffre de cette  attitude et lui reproche sa dureté. Le narrateur est partagé entre le plaisir d’être avec elle et l’envie subite de mettre fin à cette liaison pour retrouver sa liberté. À l’issue de longues tergiversations, il annonce brutalement à sa mère qu’il va épouser Albertine.” (Proust, ses personnages)

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Les sept volumes de À la recherche du temps perdu en un seul ePUB  (3,7 Mo)

Ramuz Charles Ferdinand – Farinet ou la fausse monnaie

Ramuz Charles Ferdinand - Farinet ou la fausse monnaie - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie SavaryRamuz Charles Ferdinand – Farinet ou la fausse monnaie : Farinet est en prison à Sion pour délit de fausse monnaie en Italie. Il s’en échappe et retourne dans son village de Mièges près de Sierre où il reprend son activité clandestine. Il tient d’un vieux montagnard le secret de mines d’or d’où il tire le métal précieux sous forme de poudre. Anarchiste et charmeur, ce n’est pas un simple faux-monnayeur: il a des idées très élevées justifiant son activité: la liberté individuelle est plus importante que l’État et les lois. Il reproche au gouvernement la mauvaise qualité de ses pièces d’or, alors que les siennes sont d’un meilleur alliage. Plutôt que de vendre son or en poudre, il fabrique des pièces pour avoir «une chose pas seulement d’aujourd’hui, ni d’hier ou de demain, mais de toujours». Ses concitoyens, à qui il donne nombre de ses pièces, l’admirent, le protègent, l’aident à berner les gendarmes. Mais ceux-ci ne l’entendent pas de cette oreille, et la traque se terminera haut dans la montagne, au bord de l’abîme. Publié en 1932, ce roman est basé sur la vie du vrai Joseph-Samuel Farinet (1845-1880), contrebandier et faux-monnayeur, devenu une légende en Valais pour sa lutte contre l’étatisme et ses aberrations.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

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