Huguenin Christine – Femmes artistes peintres à travers les siècles (tome 2) - Bibliothèque numérique romandeHuguenin Christine – Femmes artistes peintres à travers les siècles (tome 2) : «Au cours du XIXe siècle, le centre de la vie artistique se passe principalement à Paris. Le monde féminin de l’art évolue un tant soit peu. L’opinion publique commence à se démocratiser, mais les apparences sont encore trompeuses et le chemin semé d’embûches. Les préjugés restent tenaces vis-à-vis du travail artistique des femmes. De nombreuses académies de peinture leur ouvrent leurs portes, bien que le prix des cours soit plus élevé pour les femmes que pour les hommes. Petit à petit, certaines restrictions tombent, les femmes peuvent participer aux concours, s’initier à l’étude du nu d’après modèle vivant. Mais les femmes évoluent toujours dans un monde exclusivement masculin ; cette suprématie les pousse à lutter pour leurs droits, elles se rapprochent et s’entraident. Elles vivent ensemble dans des appartements afin de limiter les frais. Certaines louent leur propre atelier et sortent travailler en plein-air. Elles commencent également à pouvoir voyager à travers l’Europe sans avoir besoin de chaperon. L’influence financière et morale de leur famille est toujours importante. Mais, pour certaines d’entre elles, rester célibataire n’est plus un obstacle à leur carrière.

Au tournant du XXe siècle le monde de l’art, comme les écoles, sont toujours gérés par des hommes. Les femmes par obligation s’arrangent de cette formule, tout en s’émancipant encore d’avantage. Pour certaines, c’est en affirmant leur masculinité, quitte à mettre en avant leur homosexualité et leurs relations amoureuses. Pour d’autres, c’est l’avant-garde artistique masculine qui leur procure une visibilité dans laquelle elles s’engagent auprès d’un mari ou d’un amant avec enthousiasme en tant qu’artiste et muse. Cet environnement permet aux femmes d’entrer dans le monde de l’art, en leur offrant ainsi des perspectives d’expositions.

Si ces femmes artistes connurent, de leur vivant, une reconnaissance de leur travail, ce n’est pas pour autant qu’elles ne sont pas retombées dans l’oubli après leur disparition … » Christine Huguenin.

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