Rodolphe Töpffer

LE DOCTEUR FESTUS

(tome 2)

1829

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Milord, Milady et le Maire, condamnés à être pendus, sont acheminés nuitamment sur la Capitale.

Mais par un admirable enchaînement de circonstances, la force armée que le poids des armes a fait graviter plus rapidement que le Docteur, vient se ficher dans la poitrine des deux gendarmes, et les bat complètement. Les prisonniers se hâtent de fuir.

La force armée se défiche et s’en va pleine de gloire, mais sans discipline, malheureusement.

Cependant le Docteur Festus étant resté en l’air, l’Astronome Guignard qui habite en Rondeterre (c’est un grand royaume insulaire, au nord du Ginvernais) découvre par delà le Capricorne un nouveau Corps céleste qui ne lui paraît qu’à trois mille milliards de lieues de la Terre.

Aussitôt l’Astronome Guignard convoque la Société Royale pour lui communiquer sa découverte et dans un discours de trois heures de long, il prouve jusqu’à l’évidence que le nouvel astre est une comète opaque.

Pendant que l’Astronome Guignard fait sa démonstration, le Docteur Festus vient tomber dans le Télescope.

Ce qui fait que l’Astronome Guignard retourne à l’observation, découvre que son corps céleste n’est plus qu’à six millions de lieues de la Terre. Et il tombe malade d’effroi.

Pendant que l’Astronome Guignard garde le lit d’effroi, l’Astronome Lunard dans un mémoire parfaitement écrit prouve jusqu’à l’évidence que, bien au contraire, le corps en question est un aérolithe ferrugineux et lunaire. En sorte que Guignard a du dessous.

Dans une improvisation chaleureuse, l’Astronome Nébulard prouve jusqu’à l’évidence, que, bien au contraire, le corps en question est la nébuleuse qui a déjà été vue par Sosigène, sous Jules César. En sorte que Guignard et Lunard ont du dessous.

Mais à peine rétabli, Guignard étant venu annoncer avec douleur que l’Astre n’est plus qu’à six millions de lieues de la terre, tous les savans prennent mal au ventre et s’en vont faire leur testament. En sorte que Guignard a réellement du dessus.

Cependant, de l’autre côté du détroit, les Savans de Mirliflis, qui est la Capitale du Ginvernais, ayant reçu communication de la découverte de l’Astronome Guignard, cherchent dans tout le Zodiaque l’astre nouveau qui n’y est déjà plus.

L’Institut est convoqué pour une réponse à faire, et l’Astronome Parrallax propose de répondre 1º que le Ginvernais a précédé toutes les nations dans les inventions et découvertes. 2º que le Ginvernais n’a rien à envier à ses voisins. 3º que, tout au contraire, il n’y a jamais eu moins d’astres au Zodiaque que dans ce moment. – Il est vivement applaudi par les savans qui ont chacun un emplâtre sur l’œil droit pour avoir trop regardé le Zodiaque.

La Société Royale pense que l’Institut s’est fourvoyé faute de bons instrumens, et elle lui expédie le grand Télescope de Guignard escorté des trois Commissaires Guignard, Lunard et Nébulard. Ensorte que le Docteur Festus continue son voyage d’instruction, jusque là si heureusement commencé.

Au milieu du détroit, le paquebot saute et le Télescope est lancé à une hauteur prodigieuse.

 

L’Astronome Apogée, savant Ginvernais qui se promène à l’œil nu dans son jardin aperçoit le nouveau corps céleste.

Les vingt huit observateurs salariés qu’il emploie à regarder le ciel jour et nuit l’aperçoivent pareillement.

Ayant aussitôt fait seller sa jument, l’Astronome Apogée galope à Mirliflis, sans perdre son astre de vue.

L’Institut convoqué immédiatement, s’assemble en toute hâte.

« Une planète immense !… opaque !… fortement habilitée !… Un satellite !!!!!……

Tout l’Institut, par un mouvement spontané se lève en criant : Un satellite… Vive le Roi !!!!!!

Arrêté, séance tenante : Que la priorité de la découverte appartient au Ginvernais, soit à cause du Satellite qui en fait tout le prix ; soit, éventuellement, parce que Guignard est le fils d’un père qui descend d’un aïeul dont le grand père maternel a épousé la nièce d’une particulière de Mirliflis.

Cependant Milord et Milady se rendent sur le paquebot qui doit les ramener en Angleterre.

 

Cependant le Maire dégoûté de l’exil par ses dernières aventures, reprend à pied le chemin de sa commune.

Le Télescope projetant une ombre qui accompagne le Maire, celui-ci en prend de l’ombrage et se retire dans le bois pour lui laisser prendre les devans.

Après quoi, pour égayer le voyage, le Maire achète à crédit du papier timbré, et s’asseyant sous les ombrages, il interroge des témoins possibles, et il rédige des procès-verbaux fictifs.

Mais sentant l’inanité de ses considérans, le Maire n’y goûte aucun charme, ensorte que son existence se décolorant il lui vient à l’esprit des projets sinistres.

Ayant emprunté le sabre d’un Caporal à chevrons, le Maire ouvre sa chemise et tire sur son sein l’arme fatale.

Puis se souvenant qu’il se doit à ses administrés, il rejette l’arme avec horreur.

Puis se souvenant qu’il n’a plus d’administrés, il ressaisit l’arme et la dirige sur son sein avec une nouvelle rage.

Puis n’apercevant personne pour constater le décès, apposer les scellés, et procéder à l’inhumation, il renonce à son projet, et reprend le chemin de sa commune.

Cependant Guignard ayant voulu soutenir de cinq argumens nouveaux son hypothèse d’une comète opaque, il a contre lui Lunard et Nébulard qui le poussent au pied du mur.

Guignard ayant eu du dessous, chute. Heureusement le Docteur Festus est là qui le tire à lui par le collet. Mais Lunard voulant à son tour soutenir son hypothèse, il a contre lui Nébulard.

Les deux Astronomes s’étant empoignés sur l’hypothèse, chutent. Heureusement le Docteur Festus est là, qui les tire à lui par le collet.

La discussion continue à l’intérieur si vivement que le Docteur Festus croit devoir y demeurer étranger.

Cependant Milord et Milady passent le détroit. Le Capitaine ayant regardé en l’air voit une trombe solide qui arrive dans la direction du paquebot et il ordonne de forcer la marche.

La trombe approchant, le Capitaine perd la tête, ferme les écoutilles, et fait jeter dans le feu cinquante trois boisseaux de charbon à la fois.

Au cinquante troisième boisseau, le navire saute, mais il échappe au télescope, qui tombe dans la mer.

Heureusement, dès le quarantième boisseau, Milord prévoyant la catastrophe s’est mis en mer sur la cage à poulets, et il gouverne sur le télescope. Mais les poulets lui piquent le ventre avec fureur.

Milord est astonishé beaucoup en écoutant sortir du télescope un grand cliquetis d’hypothèses.

 

Cependant Monsieur et Madame Apogée, après une nuit délicieuse, sont réveillés par un bruit de vingt-huit mâchoires qui craquent de consternation.

Ce sont les vingt-huit observateurs salariés qui viennent annoncer à Mr Apogée en caleçons, et à Madame Apogée en peignoir, que l’astre n’y est plus !…

À cette nouvelle, Monsieur Apogée, comme il arrive dans le passage de l’extrême joie à l’extrême douleur, perd momentanément l’esprit et il se met à chanter cette romance :

Lise entends-tu l’orage ?

Il gronde, et l’air mugit

Sauvons-nous au bocage etc.

et celle-ci :

Je n’irai plus seulette à la fontaine.

Car j’ai trop peur du berger Collinet etc.

Puis il force Madame Apogée à danser le menuet.

À la cinquième révérence, il plante là sa femme, saute dans le jardin, et escalade le grand pommier dont il cueille les pommes avec une activité vraiment fébrile.

Madame Apogée ordonne aux vingt-huit observateurs salariés de poser grande échelle, et d’aller ôter leur maître de dessus le pommier.

Quand Mr Apogée les voit tous sur les échelons, il pousse l’échelle du pied, et les vingt-huit observateurs salariés tombent, le dos dans le gazon, et l’échelle sur le ventre.

Alors Monsieur Apogée leur lance ses pommes sur le nez, et les vingt huit prennent la fuite en criant : Sauve qui peut !…

À cette vue Monsieur Apogée rit avec une telle véhémence, qu’entrant en faiblesse, il tombe du pommier sur le terreau, où il reste empreint comme un bronze dans du plâtre frais. C’est là que Madame Apogée en peignoir retrouve son époux en caleçons.

La chute et la fraîcheur du terreau ayant produit une révolution dans le sang, Mr Apogée revient à la raison, mais pour être en proie à une tristesse amère et profonde.

On essaie, mais sans succès, de frictionner Mr Apogée avec des étuis de lunette en peau de chagrin.

Madame Apogée tâche d’agir sur le moral en disant : Console-toi, Salomon, il en viendra d’autres…

En se couchant, Mr Apogée sent que c’est là…

En se levant, Mr Apogée congédie définitivement ses vingt-huit observateurs salariés qui venaient prendre ses ordres pour la journée.

Après quoi, Mr Apogée dépérit malgré les secours de l’Art et les consolations de l’amitié.

Et il meurt le dix août, à quatre heures, d’un astre rentré.

 

Cependant le télescope poussé par une brise du Nord Ouest rebrousse vers le Ginvernais, où il échoue sur la côte. Milady prend terre et aussi Milord qui croit reconnaître sur le dos du Docteur l’habit qu’il a tant cherché.

Voyant Milord qui se dispose à boxer, le Docteur Festus prend la fuite et se cache pendant deux jours dans un plant de pois-gourmands.

Après quoi Milord et Milady marchent le long de la côte, jusqu’au port de Fustaye, où ils s’embarquent de nouveau pour l’Angleterre.

Cependant les trois Commissaires sortent du télescope sans cesser de sophistiquer contradictoirement au sujet de leurs trois hypothèses respectives.

Ils sont rattrapés par la marée montante qui les ramène dans le détroit. Heureusement la discussion, en produisant des mouvements natatoires les maintient à la surface.

Cinq jours après, ils sont pris au filet par des pêcheurs de Rondeterre.

Les pêcheurs passent deux jours à les détortiller des mailles, et ils trouvent leurs poches pleines de harengs.

Abandonnés sur la rive, les trois Commissaires s’avancent dans l’intérieur, sans cesser de sophistiquer contradictoirement, ce qui effraie les troupeaux.

À Lowalls, ils troublent le service divin.

À Brigby ils sont mis au violon pour tapage diurne et nocturne.

Après quoi, ils sont rendus à leurs familles, et ils meurent tous les trois dans un âge peu avancé, d’une hypothèse rentrée.

 

Cependant la commune de Primebosse qui est près de la mer en Ginvernais, voulant refaire son clocher, par rapport aux événements politiques qui en demandent un tout neuf, le Conseil Municipal en délibère.

Pendant que le Conseil Municipal en délibère, Jacques André mène baigner sa bête à la mer, et ayant vu le télescope qui lui ouvre la gueule, il s’enfuit au grand galop, croyant que ce soit le cachalot du Malabar.

On bat la générale dans la Commune et ils viennent en armes au rivage où, voyant de loin la bête, ils lui tirent dessus durant neuf heures d’horloge, attendant qu’elle ferme la gueule pour s’en approcher sans risque.

Comme ils n’avancent rien, quatre déterminés s’en vont à deux lieues de là pour s’embarquer sans être vus du monstre, puis faisant un grand contour pour venir l’examiner par derrière, ils s’écrient : Miracle ! C’est un clocher !!… Alors la Commune approche sans crainte, le Curé en tête, qui prend possession au nom de l’Église.

Le clocher est hissé sur l’Église, et l’on processionne en l’honneur de St Clochard, l’auteur du miracle.

Cependant trois pêcheurs pêchent à la ligne les trois perruques des trois Commissaires, et ils les portent au Maire de l’endroit pour lui demander ce que ça peut bien valoir.

Le Maire leur dit que c’est des bêtes d’eau salée, et qu’il y a quelque chose à gagner, mais il ne leur en offre rien, en sorte qu’ils vont à Prévot l’Écrivain public.

Prévot, l’Écrivain public, leur dit que c’est des fausses couches de Baleine, et que ça ne vaut rien à manger, par rapport à ce que ça n’a pas eu son excroissance, et qu’on ne mange le veau qu’après huit mois. Ensorte que, moyennant trois sous, il leur écrit une lettre pour Favras le Botaniste, qui demeure à huit lieues de là.

Favras, le Botaniste, leur dit que c’est une pulpe filamenteuse qui a recouvert une noix du Micisispi, et il leur en donne deux écus patagons.

Favras le Botaniste, part pour Mirliflis, et va droit à Mr Dubalay, conservateur en chef des Musées Royaux, qui trouve que c’est trois magnifiques crustacés, non encore classés, et qui les achète pour douze écus patagons la pièce.

Mr Dubalay, moyennant mille écus la pièce, en enrichit le Musée, où ils font l’admiration des Étrangers de marque.

 

Cependant le Maire à mesure qu’il approche de sa Commune, à mesure aussi se sent plus de drôlerie et de félicité.

Mais n’y retrouvant âme vivante, excepté l’âne de Julien le borgne qui lèche la boîte à sel, le Maire ploie sous le faix, perd toute dignité, et parcourt toutes les phases de la démoralisation.

D’abord, le Maire s’étourdit dans les plaisirs, et il se donne à lui-même un grand bal dans la salle de l’Hôtel de Ville, ayant pris les rafraîchissements dans la boutique de Frelay, l’Oncle qui vend de l’anisette et du pain d’épices. Ses fêtes durèrent huit jours.

Ensuite le Maire se livre à la boisson, s’étant établi chez Roset, au grand Pressoir, où il met tous les tonneaux en perce, et boit aussi du bouché.

Ensuite le Maire se livre à l’extrême dévotion, se faisant hermite dans le fond d’une bosse défoncée, et se fustigeant d’un trousseau de clés huit fois le jour.

Ensuite le Maire se livre aux raffinements d’une mollesse efféminée, se mettant des papillotes dès l’aurore, et allant s’étendre du matin au soir sous l’ombre énervante des platanes.

Ensuite le Maire se livre à l’amour des richesses, et il prévarique dans l’exercice de ses fonctions, s’adjugeant à tout bout de champ les immeubles de ses administrés par prescription ou défaut.

Ensuite le Maire s’ennuyant de sa richesse recourt aux émotions fortes. Il met le feu aux quatre coins du village, après avoir jeté la pompe à feu dans un puits ; après quoi il sonne lui-même le tocsin pendant cinq jours consécutifs.

Au bruit de la cloche, le Maire revient à la raison, d’où il est sur le point de perdre l’esprit, tant il se repent d’avoir profané son caractère.

S’étant choisi une cave en façon de catacombe, il s’y ensevelit durant quinze jours dans une douleur muette et profonde.

Après quoi voulant se procurer des administrés pour reconstituer sa commune, il prend une bêche et se dirige vers la grande route.

Arrivé sur la grande route, le Maire y creuse tout au milieu, une fosse de sept pieds de profondeur, sur cinq de large.

Après quoi, ayant placé sur la fosse un treillis d’osier recouvert de terre, le Maire s’embusque, pour voir venir et être tout prêt.

 

Cependant, au bout de deux jours, le Docteur Festus quitte le plant de pois-gourmands et se remet en route.

La force armée qui se trouve dans le voisinage sent l’habit et double le pas.

Croyant s’apercevoir qu’il est poursuivi par deux hommes armés, le Docteur prend la fuite, et la force armée suit l’habit.

Tous les trois tombent dans la fosse du Maire de qui la joie est grande.

Avant toute chose le Maire exige qu’on lui rende l’habit, dont il se revêt incontinent avec une inexprimable félicité.

Incontinent aussi, le Docteur saisit l’habit par les pans, entraîne le Maire dans la fosse, grimpe le long de son dos et s’échappe au plus vite.

Le maire, pour se dédommager de ses longues privations commande la manœuvre, durant douze heures d’horloge, dans la fosse même.

Après quoi, réfléchissant qu’il ne dispose plus d’un seul administré, le Maire se voue à la carrière militaire, et il part en marquant le pas.

Le Maire continue pendant trois années à parcourir le pays à la tête de ses forces, couchant à la belle étoile, et marchant le chef nu, comme Trajan, car il a perdu son chapeau.

Et il serait mort dans un âge très avancé sans sa grande manœuvre normale, dans laquelle, après neuf heures de marches et contremarches, il commanda tout à coup le pas de course au bord du grand canal, de façon qu’ils y tombèrent tous les trois.

Et ils ont été enterrés sous le Saule des Pierrettes, en face du roc de Mortaise, rière l’écluse du grand canal.

Cependant le Docteur retrouve sur la lisière du bois son mulet, qui, se sentant son maître sur le dos, reprend au galop le chemin de l’écurie.

En approchant de l’écurie, le mulet fait une telle pétarade de joie que le Docteur lancé en l’air retombe sur un poirier où il demeure accroché et évanoui.

Le Fermier du Docteur et son fils Jean étant venus pour cueillir les poires, décrochent leur maître, et le transportent dans son lit.

Le Docteur revenu à lui le lendemain matin, s’imagine qu’il n’a pas quitté le logis, et, tout en contemplant l’aurore, il songe au beau rêve qu’il a fait.

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en mars 2022.

 

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Ont participé à l’élaboration de ce livre numérique : Marie, Anne C., Françoise.

— Sources :

Ce livre numérique est réalisé principalement d’après : Rodolphe Töpffer, Le Docteur Festus, Paris, Abm Cherbuliez, 1829. D’autres éditions ont pu être consultées en vue de l’établissement du présent texte. La maquette de première page reprend la couverture de Rodolphe Töpffer de notre édition de référence ainsi qu’une illustration dans le texte.

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