Dabit Eugène – Faubourgs de Paris

Dabit Eugène – Faubourgs de Paris: Dans un Paris qui s’étend, du nord au sud et d’est en ouest, on suit un enfant, de conciergeries en conciergeries, de faubourgs en faubourgs, puis un jeune homme de métiers en métiers…

«Dans une ville qui se transforme, enfle, et se pare, une vie pitoyable continue. Ville pleine de passé et d’art, trop avide, alourdie d’une joie facile et de fragiles richesses. Je me penche sur elle sans tendresse pour entendre des plaintes au milieu des rires, pour trouver une voie lumineuse parmi des rues noires. […] D’autres «sales inventions» viennent de Paris. Des spécialistes installent un four électrique chez un boulanger, une pompe à essence dans un garage. Dans la région, on ne trouve que des hommes du bâtiment: maçons, charpentiers… […] Je suis dans la ville de leurs rêves, les pieds dans la boue, enfermé entre des maisons, le cœur en révolte contre notre destin. […] Je me rappelle cette grande ceinture verte de la campagne, la couleur des saisons, une ligne d’horizon où seuls des arbres s’élèvent vers le ciel. […] Partout, des hommes au milieu de leur création; des hommes acharnés à détruire, creuser, bâtir, étalant leurs faubourgs, afin que la terre ne soit plus qu’une immense ville à leur image.»

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