Combe T. – Le Sentier qui monte

Combe T. – Le Sentier qui monte : Une cité horlogère de la fin du dix-neuvième siècle, avec ses ateliers tout en long et les maisons de la ville, biens rangées, elles aussi. Et puis des ouvriers, avec leurs femmes qui tiennent le ménage et font de la couture ou autres travaux pour joindre les deux bouts. Et encore, les apprentis… L’alcool fait des ravages parmi la population travailleuse. Des sociétés de tempérance s’efforcent de faire signer les contrats par lequel la personne s’engage à ne pas boire durant une période donnée mais ils sont bien peu à « signer la tempérance » Et il y a aussi l’armée du salut – très active – qui recrute des adeptes. Enfin, la «bonne société» qui a sa vie à part. Pour ces femmes désœuvrées il est de bon ton de faire de « bonnes œuvres » mais pas trop. Lorsque Noëmi décide de reprendre des cours du soir pour apprentis, elle découvre un monde qu’elle ignorait. Avec l’aide André, un jeune homme de son milieu privé de sa main droite, elle se lance dans une action éducative qui l’emmènera bien au-delà de ses espérances.

Un des premiers romans « sociaux » de T. Combe où elle se positionne en éducatrice chrétienne antialcoolique de manière très affirmée.

Adèle Huguenin-Vuillemin est née au Locle, en 1856, dans une famille d’horlogers. Ceux-ci sont ruinés par la crise de 1870 et Adèle doit travailler. Elle devient institutrice à 16 ans. Mais le salaire d’une institutrice est fixé par la loi au tiers de celui d’un instituteur. C’est pour compléter son revenu qu’elle se mettra à écrire à 21 ans, avec succès sous le pseudonyme de T. Combe. À 25 ans, elle part à Londres où réside une amie de jeunesse et travaille comme institutrice dans deux familles : une première expérience malheureuse, puis une seconde plus heureuse. Après avoir vécu à Paris, Adèle, lorsqu’elle rentre chez elle en 1887, vivra avec des parents malades qui dépendent financièrement de leurs deux filles. Adèle sera une écrivaine et conférencière renommée, chrétienne, féministe, luttant contre l’alcoolisme. Elle adhérera, à 57 ans, au parti socialiste (favorable au suffrage féminin). Elle décède dans sa maison des Brenets à 77 ans en 1933.

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