Bibliothèque numérique romande

Les ebooks gratuits de la Bibliothèque numérique romande

Tissot Victor – Au Pays des Glaciers

Tissot Victor - Au Pays des Glaciers - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary BerninaTissot Victor – Au Pays des Glaciers (Vacances en Suisse) : « Oh ! le plaisir de voyager à pied, d’aller, sac au dos, alpenstock à la main, par le plus court chemin qui s’ouvre devant vous et qui semble, tout exprès pour votre passage, s’être paré de fleurs nouvelles ! Aller à pied, c’est aller au gré de son caprice, de sa fantaisie, ne dépendre de personne, être son seul et unique maître, – être tout à la fois son cheval, son postillon et sa voiture, courir aussi librement que l’air et le vent. C’est un vagabondage délicieux et qui vous remplit la tête d’idées, quand le pays est joli, quand les pierres ne sont pas trop dures, et quand les ruisseaux jasent à côté de vous comme pour vous tenir compagnie. Si vous saviez ce qu’il y a d’histoires charmantes dans les confidences babillardes des petits ruisseaux qui traversent les villages ! »

Grand voyageur qui prend son temps et sait apprécier le calme et la nature, Victor Tissot se déplace en famille, avec sa femme et son fils de 14 ans. Il grimpe les sommets, admire les paysages de Lucerne, de l’Engadine, du Tessin, du Valais, de la Gruyère et profite de livrer quelques anecdotes savoureuses qu’on lui a racontées au cours de son périple.  Sans jamais être pédant, il donne toutes sortes de renseignements sur les animaux de la montagne, les glaciers, les différents dialectes suisses, l’origine et les coutumes des habitants qu’il croise et avec lesquels il tisse facilement des liens.

Avec un certain lyrisme , il décrit les paysages et les « rapports intimes qu’il y a entre l’homme et le sol qu’il habite »

Victor Tissot, né le 14 août 1844  à Fribourg, mènera une carrière d’écrivain et de journaliste à Paris mais aussi à Lausanne (où il sera rédacteur en chef de la Gazette de Lausanne avant d’être celui du Figaro à Paris). Puis il revient s’établir en Suisse, à Gruyère. Il décède à Paris, le 6 juillet 1917, et lègue sa fortune et ses collections à la Ville de Bulle, en vue de la création d’un musée (ce sera le Musée Gruérien).

Téléchargements : ePUB – PDF – Kindle-MOBI – HTML – DOC/ODT

Bove Emmanuel – Un Soir chez Blutel

Bove Emmanuel - Un Soir chet Blutel - Bibliothèque numérique romande - Le Boulevard Voltaire, carte postale ancienne AP, n°504 Bove Emmanuel – Un Soir chez Blutel : Maxime Corton arrive à la gare de l’Est à Paris, de retour de Vienne où il a habité quelque temps. Il espère vivre en paix à Paris. Il prend une chambre très modeste. Il rencontre Madeleine, une prostituée. Après quelque hésitation, il décide de rendre visite à son ancien ami Blutel, qu’il n’a plus revu depuis la fin de la guerre. Lorsqu’ils se trouvent l’un en face de l’autre, ils ne savent pas quoi se dire. Blutel a invité d’autres personnes, qui arrivent au fil de la soirée. C’est une réunion de petits bourgeois, de gens figés dans leur comportement, acceptant leur destin sans rancune ni révolte. La grande guerre plane sur tous ces destins, et sur ce que ses personnages auraient pu devenir sans elle. Bove cisèle leurs portraits, sans prendre parti, ni juger.

On pressent que Maxime restera en dehors de cette société dans laquelle il ne peut plus se reconnaître. Mais il est tard. Maxime a « la faculté, la nuit, de ne pas souffrir. On verra demain. Pour le moment, au milieu de la nuit, tout est bien. Puisque, jusqu’au matin, aucun regret, aucune crainte ne le hanterait, pourquoi souffrirait-il ? ».

Paru en 1927, Un soir chez Blutel est le troisième d’Emmanuel Bove, après « Armand » et « Bécon-les-Bruyères ». En 1928, Bove expliquait sa démarche littéraire ainsi : « Un roman ne doit pas être une chose achevée en soi : c’est-à-dire qu’on ne devrait pas pouvoir isoler un roman de l’œuvre de son auteur, pas plus qu’on ne peut détacher un beau vers d’un poème. Cela ne doit pas donner l’impression d’un ouvrage fini en lui-même, mais faire partie d’un tout. Balzac et Proust ont réussi à produire cette impression en faisant circuler les mêmes personnages dans toute leur œuvre. Ne pourrait-on y arriver sans que les mêmes personnages reviennent, afin d’éviter de se limiter, ou en ne les faisant revenir que par accident ? C’est ce que je voudrais faire, si je réussis à écrire les livres que je désire ». (Candide, 9 février 1928).

Écrivain prolixe, révélé par Colette, Emmanuel Bove a connu le succès de son vivant, avant de tomber dans l’oubli, et d’être redécouvert par Peter Handke dans les années 1980. Il est né en 1898 à Paris, mais a fait une partie de ses études au Collège Calvin à Genève, puis a vécu à Vienne et à nouveau à Paris, où il est mort en 1945.

Téléchargements : ePUB – PDF – Kindle-MOBI – HTML – DOC/ODT

Sue Eugène – Arthur (tome 2)

Sue, Eugène – Arthur 2 - Bibliothèque numérique romande - Edouard Gärtner Rue-Neuve-Notre-Dame à ParisSue Eugène – Arthur (tome 2) : Après sa dernière rupture, Arthur, désespéré, a accepté l’invitation de Lord Falmouth. Ils partent aider les patriotes grecs. Au cours de démêlés avec des pirates ils se sauvent mutuellement la vie, mais, à nouveau, Arthur met fin brutalement à cette amitié. Déçu des relations sociales occidentales, ils s’établit à Chios avec un harem. Puis, à nouveau, il tombe amoureux… pour son malheur ! Avec Marie, arrivera-t-il enfin à sortir de son scénario destructeur ? À moins que le destin ne le rattrape dans un petit village d’Occitanie ?

Avec Lautréamont (1937), Arthur marque un tournant dans l’œuvre d’Eugène Sue. Il passe du roman d’aventures, notamment maritime, vers des romans de mœurs. Il ne tardera pas à aborder la question sociale dans ses œuvres majeures, Les Mystères de Paris et Le Juif Errant.

Téléchargements : ePUB – PDF – Kindle-MOBI – HTML – DOC/ODT

Staël-Holstein Germaine de – Corinne (tome 1)

Staël-Holstein Germaine de - Corinne 1 - Bibliothèque numérique romande - Giovanni Paulo Panini - Panthéon et autres monumentsStaël-Holstein Germaine de – Corinne (tome 1) : Il est difficile, aujourd’hui, d’envisager l’ampleur du succès que connu Corinne dans l’Europe tout entière. Jusqu’en Suède, Selma Lagerlöf met en scène une jeune femme romantique qui, la mort dans l’âme, est obligée de jeter du traîneau ses deux exemplaires de Corinne pour distraire les loups qui la poursuivent. Comme l’écrit dans sa préface Mme Necker de Saussure, Corinne est un ouvrage au double sujet : « C ’est une composition de génie dans laquelle deux œuvres différentes, un roman et un tableau de l’Italie, ont été fondues ensemble. Les deux idées sont évidemment nées à la fois : l’on sent que l’une sans l’autre elles n’auraient pas pu séduire l’auteur, ni correspondre à ses pensées […] Le naturel, et un naturel ardent, passionné, bien que tendre et mélancolique, y perce de toutes parts, et il n’y a pas une ligne qui ne soit écrite avec émotion. Madame de Staël s’est, pour ainsi dire, divisée entre ses deux principaux personnages. Elle a donné à l’un ses regrets éternels, à l’autre son admiration nouvelle : Corinne et Oswald, c’est l’enthousiasme et la douleur, et tous deux c’est elle-même. » Écrit à l’aube du romantisme, cet ouvrage cosmopolite et féministe avant l’heure mérite une relecture, qui vous passionnera…

Germaine est la fille du banquier Jacques Necker, et de Suzanne Curchod (originaire du canton de Vaud). Elle est élevée dans un milieu de gens de lettres, qui fréquentent assidûment le salon de sa mère. À la suite de ses ennuis politiques (décrits dans Dix années d’exil) elle fera de Coppet, sur La Côte vaudoise en Suisse, le lieu principal de rencontre du Groupe de Coppet, l’un des principaux Think-Tank de son époque. Selon ses contemporains, elle fut « la femme la plus extraordinaire qu’on vit jamais » (Stendhal), « un être à part, un être supérieur tel qu’il s’en rencontre peut-être un par siècle » (Benjamin Constant avec qui il eut une relation orageuse). Napoléon lui-même, qui voyait en Mme de Staël une dangereuse messagère de liberté, déclara un jour : « Il faut reconnaître après tout que c’est une femme d’un très grand talent… » L’année 2017 est celle du bicentenaire de son décès que la Bibliothèque numérique romande a tenu à commémorer par plusieurs publications.

Téléchargements : ePUB – PDF – Kindle-MOBI – HTML – DOC/ODT

Stendhal – Armance

Stendhal - Armance - ELG et BNR - Sylvie S. Jeux de lumière dans un miroirStendhal – Armance : Octave de Malivert sort de Polytechnique. Il est jeune, brillant, élégant mais son caractère étrange inquiète sa mère. Celle-ci l’invite à fréquenter le salon de mandame de Malivert pour le sortir de son isolement. Il y retrouve sa cousine, Armance de Zohiloff. Mais si la «loi d’indemnité» qui vient d’être votée pour indemniser les nobles s’estimant spoliés par la révolution fait d’Octave un parti intéressant, Armance semble rester insensible aux attraits du jeune homme. Octave réalise qu’il est amoureux d’Armance, malgré sa volonté et le serment qu’il s’est fait de ne jamais aimer. Derrière ce comportement étrange, il y a le mal d’Octave, condamné au seul amour platonique… (ELG) (suite…)

Sue Eugène – Arthur (tome 1)

Sue Eugène - Arthur - Bibliothèque numérique romande - Giuseppe Canella Boulevard Montmartre en 1830Sue Eugène – Arthur (tome 1), journal d’un inconnu : Quel drame s’est-il déroulé dans ce petit village retiré d’Occitanie ? Une femme, un homme et leur enfant furent sauvagement assassinés par un mystérieux tueur surgi de nulle part qui, son forfait accompli, disparut sans laisser de trace. Le curé du village et sa sœur en sont encore tout retournés… Le journal laissé par Arthur, la victime, pourra-t-il nous éclairer ?

L’Amour et la Haine ! Arthur, amoureux, se laisse emporter par la force de sa passion et vit sans retenue son bonheur, ses « jours de soleil »… Mais cette intimité, cette proximité, réveille en lui un autre Arthur, méfiant, réservé, cynique. Il imagine de bas intérêts chez la personne qu’il aime, des calculs, des tromperies. La scène où il accable sa partenaire de ses soupçons et de ses hypothèses – et qu’il regrette aussitôt – est si blessante, si méprisante que le lien est à jamais brisé. La répétition de ces scénarios fera son malheur.

Avec Lautréamont (1937), Arthur marque un tournant dans l’œuvre d’Eugène Sue. Il passe du roman d’aventures, notamment maritime, vers des romans de mœurs. Il ne tardera pas à aborder la question sociale dans ses œuvres majeures, Les Mystères de Paris et Le Juif Errant.

Téléchargements : ePUB – PDF – Kindle-MOBI – HTML – DOC/ODT