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Courthion Louis – Le Jeune-Suisse

Le Jeune-Suisse - Louis Courthion - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie Savary pied de mazotCourthion Louis – Le Jeune-Suisse : En 1844, dans le Bas-Valais, le mouvement de la Jeune-Europe rencontre un écho auprès des jeunes qui s’opposent à leurs aînés conservateurs. Ainsi Julien Plambuit se réclame de la Jeune-Suisse et aspire à plus de liberté et moins de cléricalisme. Il est amoureux de Ludivine, la protégée du curé Carabot, un conservateur fermement décidé à ce que Ludivine épouse un tenant de la Vieille-Suisse plutôt que Julien. L’amour de Ludivine et de Julien résistera-t-il à une situation qui dégénère ?

Car les bagarres et guerres de clans entre « Jeunes » et « Vieux » se font de plus en plus violentes. Les représailles seront sanglantes et la bataille de la Jeune-Suisse lors du combat du Trient verra le triomphe des idées conservatrices et l’exil des Jeune-Suisse qui ne reviendront en Valais que, des années plus tard, avec les armées fédérales et la défaite de la ligue du Sonderbund. Louis Courthion en profite pour dénoncer le poids des traditions et de la morale qui règnent dans le Valais d’avant l’adoption de sa nouvelle constitution en 1848.

Louis Courthion, né au Châble (Vallée de Bagnes) en 1858, étudie au Collège de Saint-Maurice puis doit s’expatrier à Paris. Il y débute finalement comme journaliste en 1890, comme rédacteur de La Croix Fédérale, organe de la colonie suisse. De retour en Suisse en 1893, où il vit successivement à Lausanne, Bulle et Genève, il travaille dans de nombreux journaux, revues, périodiques. En 1896, il lance le premier numéro du Valais romand, une publication d’opposition qui perdure jusqu’en 1898. En 1897 il publie les Veillées des Mayens, un recueil de légendes inspirées principalement de l’Entremont, puis en 1900, les Scènes valaisannes, dans lesquelles il peint les mœurs montagnardes de la vallée de Bagnes. Collaborateur du Dictionnaire géographique de la Suisse, il participe, en 1915, à la création de la Société d’Histoire du Valais romand. Il décède en 1922. (source de cette biographie: Wikivalais).

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Roorda Henri – On ne badine pas avec l’Infini

Roorda Henri - On ne badine pas avec l'infini - Bibliothèque numérique romandeRoorda Henri – On ne badine pas avec l’Infini : Ces chroniques, publiées dans La Tribune de Genève et la Gazette de Lausanne, de 1917 à 1925, sous le pseudonyme de Balthasar, sont de vraies perles. Désopilantes ou mélancoliques, burlesques ou graves, ces chroniques décortiquent nos gestes les plus anodins. La philosophie de Roorda est désabusée mais lucide et d’une grande fraîcheur. Son bon sens faussement naïf (Un mauvais jour : le 12), son antimilitarisme primaire, ses moments délirants (La science des Pharaons), sa poésie douce (Les saisons indisciplinées), son sens de l’absurde poussé à l’extrême (L’univers n’est pas mal fait), ses jeux de mots (Vichnou la paix) et ses néologismes inventifs (Pantosophe, Johnboulimie), ses railleries jamais vraiment méchantes, tout chez Roorda transpire l’humour, l’intelligence et une observation de l’humain exacerbée. À déguster en lisant La Fondue et la Raclette ou Les Cacahuètes !

Professeur de mathématiques, Henri Roorda (1870-1925) se définissant lui-même comme un pessimiste joyeux ou un humoriste anarchiste, critique la société des bien-pensants et petits-bourgeois, se moque du monde politico-social et économique, et imagine des mondes nouveaux en véritable visionnaire du début de XXe siècle : une école pour sexagénaires afin de rendre aux enfants leur liberté, le choix pour chacun de choisir le moment de sa mort, la révolution du monde grâce à la benzine, nos futures identités numériques, le changement des rapports hommes-femmes.

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Rod Édouard – Mademoiselle Annette

Rod Édouard - Mademoiselle Annette - Bibliothèque numérique romandeRod Édouard – Mademoiselle Annette : Le destin des Nicollet, une famille de Bielle, petite cité imaginaire de La Côte au bord du lac Léman, bascule lors d’une faillite. Les fiançailles de Mlle Annette, une jeune et jolie institutrice fiancée avec le fils du médecin, sont rompues. La famille après avoir fait appel, sans succès, à un frère, Pierre-Denys, qui a fait fortune en Amérique, s’expatrie au Canada. Mlle Annette reste à Bielle pour s’occuper de son grand-père.

Bien des années après, alors que le narrateur, devenu adulte, est revenu vivre à Bielle, arrive d’Amérique Pierre-Denys qui veut faire le bien de la cité… Comment pourra-t-il s’entendre avec Annette et les membres de la famille restés en Suisse ? Un roman attachant, une réflexion sur le destin éclaté d’une famille vaudoise au travers du dévouement tranquille de Mademoiselle Annette.

Édouard Rod, né en 1857, est un écrivain vaudois établi à Paris. Critique réputé, Édouard Rod écrit d’abord des romans « naturalistes » à la manière d’Émile Zola puis se dégageant de cette influence, il s’attache à présenter des cas de conscience, des dilemmes moraux. Il est décédé à Grasse en 1910.

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Choderlos de Laclos Pierre – Les Liaisons dangereuses

Les Liaisons dangereuses - Pierre Choderlos de Laclos - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie Savary Musée andersen NorvègeChoderlos de Laclos Pierre – Les Liaisons dangereuses : Promis à la vie militaire en tant que cadet d’une famille récemment anoblie, l’officier d’artillerie Pierre Choderlos de Laclos végète dans des garnisons de province où il participe cependant à la vie mondaine. Déçu dans ses ambitions militaires, il décide de frapper un grand coup littéraire. « Je résolus de faire un ouvrage qui sortît de la route ordinaire, qui fît du bruit et qui retentît encore sur la terre quand j’y aurais passé … », aurait-il affirmé à l’aventurier et homme de lettres Alexandre de Tilly, qui rapporte ce propos dans ses Mémoires.

Pari gagné ! Dès leur parution en 1782, Les Liaisons dangereuses connaissent un succès retentissant, dû tout autant au parfum de scandale qui s’en dégage qu’aux qualités littéraires que nombre de contemporains leur reconnaissent. Outre les réimpressions légales qui se succèdent alors, de très nombreuses éditions pirates, publiées à Genève, Londres ou encore Amsterdam voient le jour de 1782 à 1800, faisant connaître l’œuvre dans l’Europe tout entière.

Et si les Liaisons dangereuses ont traversé plus difficilement le XIXe siècle, elles ont ensuite retrouvé la faveur du public : la bibliothèque de la Pléiade, par exemple, ne leur a consacré pas moins de quatre éditions différentes, la dernière datant de 2011. Et surtout, le cinéma s’est emparé de l’œuvre, malgré les difficultés d’adaptation d’un roman épistolaire ; de 1959 à 2012, six films se sont succédé, dont Untold Scandal (2003), qui a transposé le roman dans un contexte historique sud-coréen, et Valmont (1989) de Milos Forman dans une adaptation assez libre. Voilà qui suffit à mettre en évidence la résonance universelle des Liaisons dangereuses !

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Noailles Anna de – La Nouvelle Espérance

Noailles Anna de – La Nouvelle Espérance - Bibliothèque numérique romandeNoailles Anna de – La Nouvelle Espérance : Lorsqu’elle fait paraître en feuilleton, en 1903, son premier roman, La Nouvelle Espérance, dans La Renaissance latine, Anna de Noailles est déjà une poétesse reconnue. Pourquoi un roman – en prose – plutôt que de la poésie ? Anna de Noailles écrit, dans une lettre de novembre 1900 à son amie Augustine Bulteau, chroniqueuse littéraire du Figaro : « Moi aussi chère amie je travaille mais pas en vers pour le moment. Le grand tapage de mon cœur ne se plierait pas aisément à la courbure du rythme précis et minutieux. J’ai bien envie de vous faire parvenir un de ces jours quelques feuilles de cet ouvrage où l’invention alterne avec l’exactitude et dont certaines pages sont le miroir palpitant des souvenirs et du présent. » Elle vient alors de mettre au monde en septembre son fils Anne-Jules et se remet mal du traumatisme de l’accouchement, dont elle subira longtemps les séquelles… Édité la même année chez Calmann-Lévy, La Nouvelle Espérance connaît un succès indéniable, qui ne sera pas tout à fait, cependant, à la hauteur des espérances d’Anna de Noailles et de son entourage.

Dans ce beau roman d’amour psychologique, l’héroïne, Sabine de Fontenay rayonne d’une lumière singulière et tire de l’ombre les figures d’hommes qui l’entourent : son mari, Henri de Fontenay, homme bon, honnête, mais médiocre et qui, préoccupé surtout par son avenir politique, vit à côté de sa femme à laquelle il n’accorde que peu d’attention ; son cousin et ami Jérôme, qu’elle a aimé (ou cru aimer?) un temps et qui la plonge dans le désespoir en épousant sa belle-sœur ; et enfin Philippe Forbier, qui devient son amant et pour lequel elle éprouve un amour singulier. Sensuelle, rêveuse, Sabine se livrera tellement à l’homme qu’elle aime qu’elle finira par dépérir et décidera de se tuer, déçue par la vie et l’amour. Sa dernière lettre à son amant est terrible et émouvante : « Je suis née ivre et j’ai toujours vécu de véhémence et de douleur ». La grande fragilité et l’émotivité qui transparaissent dans cette prose romantique, écrite dans une langue magnifique font de ce roman une œuvre d’une beauté singulière.

Anna de Noailles (1876-1933) est une poétesse d’origines grecque et roumaine, aux poèmes superbes entre romantisme et modernisme. Elle vécut essentiellement à Paris mais son attachement pour Amphion-les-Bains en Savoie – demeure de son père et qui marqua son enfance – fut concrétisé par sa volonté d’y faire inhumer son cœur. Elle fut la première femme admise à l’Académie Française et elle fut également la première femme commandeur de la Légion d’Honneur.

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Gaskell Elizabeth Cleghorn – Ruth

Gaskell Elizabeth Cleghorn – Ruth - Bibliothèque numérique romandeGaskell Elizabeth Cleghorn – Ruth :  À Fordham, par une nuit d’hiver, Ruth, la jeune apprentie de Mrs Mason n’a pas le temps de s’ennuyer : demain, c’est le grand bal de la ville et toutes les couturières sont mobilisées ! Choisie pour sa beauté, elle se tiendra dans le vestibule de la salle de bal afin de réparer les accrocs aux robes des danseuses et fera la connaissance de M. Bellingham. Ils sympathisent puis naît une relation qui vaut à Ruth d’être congédiée. Malgré le jugement de  la société, ils passent des jours heureux dans le pays de Galles. Mais M. Bellingham tombe gravement malade et sa mère vient à son secours, l’emmène, ignorant Ruth. Enceinte, celle-ci sera sauvée du suicide par le pasteur d’une église dissidente, M. Benson, qui la recueille et, cachant sa « faute », la fait passer pour une jeune veuve. Mais cette nouvelle respectabilité est fragile et, comme souvent, les secrets finissent par être dévoilés. Que fera Ruth confrontée à son ancien séducteur ? Comment supportera-t-elle l’opprobre des bien-pensants à son égard et celui de son fils ?

Née en 1810 dans un milieu religieux unitarien, Elizabeth Cleghorn Stevenson épouse à 22 ans, un pasteur, William Gaskell qui mène une carrière littéraire. Se mettant à l’écriture après la mort d’un de ses enfants, elle devient «un des romanciers britanniques les plus considérés de l’ère victorienne». «Bien que son écriture se conforme aux conventions victoriennes […], Elizabeth Gaskell construit habituellement ses histoires comme des critiques des attitudes de l’ère victorienne, particulièrement celles envers les femmes, avec des récits complexes et des caractères féminins dynamiques. Pour Laurence Lerner, elle peut être rapprochée de Jane Austen, «le grand écrivain de comédies sérieuses » et George Eliot, «le grand écrivain de tragédies spirituelles», comblant, en quelque sorte, le vide qui les sépare.» Elle décède brutalement, en 1865 à 55 ans. (citations de Wikipédia)

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