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Proust Marcel – Du Côté de chez Swann – À la recherche du temps perdu 1

Proust Marcel - Du Côté de chez Swann - À la recherche du temps perdu 1 - Bibliothèque numérique romande - Camille Pissarro Jardin d'Octave Mirbeau aus Damps Proust Marcel – Du Côté de chez Swann – À la recherche du temps perdu tome 1) : Longtemps, je me suis couché de bonne heure… c’est ainsi que commence « Cambray » la première partie de « Du côté de chez Swann », le début de « À la recherche du temps perdu ». Proust nous convie dans les souvenirs du héros, les lieux de son enfance, les époques de sa vie, ses chambres à coucher. À ces mémoires conscientes surgiront, dans la « scène de la Madeleine », des mémoires subconscientes, des pans entiers de souvenirs. Cambray est un portrait de la vie de la famille du narrateur, de ses domestiques et des habitants, donnant lieu à des peintures de personnages pleins d’humour. Puis « Un Amour de Swann », un « roman dans le roman », est l’occasion d’un retour en arrière dans la vie de Charles Swann. Sa rencontre chez les Verdurin avec celle qui sera sa femme, Odette, et surtout sa jalousie maladive sont les thèmes de cette partie. La troisième partie, « Noms de pays : le nom » évoque les rêveries du narrateur, ses envies de voyage, lui à qui la maladie interdit jusqu’à une sortie au théâtre. C’est donc à travers les horaires des trains qu’il voit Balbec et surtout Venise. Dans la déception de la confrontation à la réalité, le rêve réintroduit l’enchanté des paysages afin de les rendre à la hauteur des espérances du narrateur. L’œuvre proustienne devient dès lors plus une esthétique qu’un roman pur. (source : Wikipédia)

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Les sept volumes de À la recherche du temps perdu en un seul ePUB  (3,7 Mo)

Sand George – André

Sand George - André - Bibliothèque numérique romande - Havang(nl) clocher de la chapelle en ruines de Cluis-dessousSand George – André : Que faire lorsqu’on est chétif et de constitution fragile alors que son père, le marquis de Morand est un propriétaire terrien qui travaille dur, aime la chasse et les activités physique ? André, devenu son souffre-douleur, s’évade du quotidien en se promenant seul pour jouir de la nature. Il aperçoit un jour une jeune fille, belle et douce, parmi les fleurs… Ainsi commence ce conte champêtre auquel vous invite George Sand. Conte ou mélodrame ? Car Geneviève, n’est qu’une fleuriste et l’intérêt pour les fleurs de ces jeunes gens si dépareillés socialement ne peut que développer les médisances.  Le réveil se révèlera brutal et André, malgré l’aide de son ami Jacques, ne parviendra pas vraiment à être à la hauteur de ces enjeux. Écrit à Venise, au printemps 1834, au début de la relation de l’auteure avec Alfred de Musset, ce roman marque, selon Liliane Lascoux, un tournant dans l’inspiration de George Sand, inaugurant un nouveau style mi-réaliste, mi-idéaliste.

George Sand (pseudonyme d’Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, 1804-1876) fut écrivaine prolifique (plus de 70 romans et 50 œuvres diverses). Elle prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d’une société conservatrice. Elle fait scandale par sa vie amoureuse agitée, sa tenue vestimentaire masculine et son pseudonyme masculin. Malgré de nombreux détracteurs (dont Charles Baudelaire) elle contribue activement à la vie intellectuelle de son époque et s’illustre par un engagement politique à partir de 1848, inspirant Alexandre Ledru-Rollin, participant au lancement de trois journaux : La Cause du peuple, Le Bulletin de la République, l’Éclaireur.

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Combe T. – Cœurs lassés

Combe T. - Cœurs lassés - Bibliothèque numérique romande - Krol:k La BrévineCombe T. – Cœurs lassés  : Des locataires viennent d’emménager dans la maison : une « tribu » que dirige la mère, Madame Beausire, une originale, avec ses quatre filles et leurs deux oncles. À côté, les propriétaires, une famille recomposée avec un couple et le fils de monsieur, Antoine Jaquier, dans laquelle règne une atmosphère lourde empreinte de reproches, remords, amour étouffant et non-dits. Comment les propriétaires pourront-ils s’accommoder de ces voisins pas comme les autres ?

Mais, sous ce décor bon enfant dans les hauts de Neuchâtel, T. Combe nous introduit dans le monde de la culpabilité et de la dépendance. Car monsieur Jaquier est un vieil homme usé par un remord qui le ronge et qui finira par le tuer. Son épouse prend plaisir à culpabiliser son entourage et à leur faire payer le tribut de son histoire. Le fils, Antoine Jaquier, rebelle, étriqué dans ce monde où il ne trouve ni sa place ni son bonheur, se sent responsable de protéger son père mais reste avide de partir au loin et de tout laisser derrière lui. Chez les locataires, Madame Beausire cache ses misères financières derrière une fausse allure désinvolte et Juliette seule parmi ses filles, est pragmatique : la maisonnée repose sur elle et elle veille sur tous mais n’y trouve, elle non plus, pas son compte de bonheur.

À trop contraindre ou à ne pas écouter, certaines et certains iront chercher ailleurs ce qu’il ne trouvent pas chez eux et l’histoire de ces deux maisons va s’imbriquer en dépit de menaces et d’événements imprévus. Antoine et Juliette finiront par tenter de vivre leur vie et non celle que l’on avait prévue pour eux.

Adèle Huguenin-Vuillemin est née au Locle, en 1856, dans une famille d’horlogers. Ceux-ci sont ruinés par la crise de 1870 et Adèle doit travailler. Elle devient institutrice à 16 ans. Mais le salaire d’une institutrice est fixé par la loi au tiers de celui d’un instituteur. C’est pour compléter son revenu qu’elle se mettra à écrire à 21 ans, avec succès sous le pseudonyme de T. Combe. À 25 ans, elle part à Londres où réside une amie de jeunesse et travaille comme institutrice dans deux familles : une première expérience malheureuse, puis une seconde plus heureuse. Comme dans le roman, Adèle, lorsqu’elle rentre chez elle en 1887, vivra avec des parents malades qui dépendent financièrement de leurs deux filles. Adèle sera une écrivaine et conférencière renommée, chrétienne, féministe, luttant contre l’alcoolisme. Elle adhérera, à 57 ans, au parti socialiste (favorable au suffrage féminin). Elle décède dans sa maison des Brenets à 77 ans en 1933.

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Staël-Holstein Germaine de – Corinne (tome2)

Staël-Holstein Germaine de - Corinne ou l'Italie 2 - Bibliothèque numérique romande - Joseph Wright of Derby Vésuve depuis PausilippeStaël-Holstein Germaine de – Corinne ou l’Italie (tome2) : Dans ce deuxième tome, après avoir vécu bonheur, succès, amour et communion de l’esprit, Edward et Corinne, se confient leur histoires de vie et découvrent que leur union se heurte à des interdits et à des préjugés. Corinne ne saurait-elle être une bonne épouse aux yeux de la morale anglaise à cause de son génie artistique ?  Souffrance, malentendus, trahisons sont au rendez-vous de ce drame romantique qui connut le succès dans l’Europe entière. Roméo et Juliette périrent l’un et l’autre mais Corinne et Edward seront-ils vraiment égaux face aux peines d’un amour malheureux ? Écrit à l’aube du romantisme, cet ouvrage cosmopolite et féministe avant l’heure mérite une relecture, qui vous passionnera…

Germaine est la fille du banquier Jacques Necker, et de Suzanne Curchod (originaire du canton de Vaud). Elle est élevée dans un milieu de gens de lettres, qui fréquentent assidûment le salon de sa mère. À la suite de ses ennuis politiques (décrits dans Dix années d’exil) elle fera de Coppet, sur La Côte vaudoise en Suisse, le lieu principal de rencontre du Groupe de Coppet, l’un des principaux Think-Tank de son époque. Sa relation malheureuse avec Benjamin Constant l’inspira sans doute pour le drame de Corinne. Selon ses contemporains, elle fut « la femme la plus extraordinaire qu’on vit jamais » (Stendhal), « un être à part, un être supérieur tel qu’il s’en rencontre peut-être un par siècle » (Benjamin Constant avec qui il eut une relation orageuse). Napoléon lui-même, qui voyait en Mme de Staël une dangereuse messagère de liberté, déclara un jour : « Il faut reconnaître après tout que c’est une femme d’un très grand talent… » L’année 2017 est celle du bicentenaire de son décès que la Bibliothèque numérique romande a tenu à commémorer par plusieurs publications.

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Tissot Victor – Au Pays des Glaciers

Tissot Victor - Au Pays des Glaciers - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary BerninaTissot Victor – Au Pays des Glaciers (Vacances en Suisse) : « Oh ! le plaisir de voyager à pied, d’aller, sac au dos, alpenstock à la main, par le plus court chemin qui s’ouvre devant vous et qui semble, tout exprès pour votre passage, s’être paré de fleurs nouvelles ! Aller à pied, c’est aller au gré de son caprice, de sa fantaisie, ne dépendre de personne, être son seul et unique maître, – être tout à la fois son cheval, son postillon et sa voiture, courir aussi librement que l’air et le vent. C’est un vagabondage délicieux et qui vous remplit la tête d’idées, quand le pays est joli, quand les pierres ne sont pas trop dures, et quand les ruisseaux jasent à côté de vous comme pour vous tenir compagnie. Si vous saviez ce qu’il y a d’histoires charmantes dans les confidences babillardes des petits ruisseaux qui traversent les villages ! »

Grand voyageur qui prend son temps et sait apprécier le calme et la nature, Victor Tissot se déplace en famille, avec sa femme et son fils de 14 ans. Il grimpe les sommets, admire les paysages de Lucerne, de l’Engadine, du Tessin, du Valais, de la Gruyère et profite de livrer quelques anecdotes savoureuses qu’on lui a racontées au cours de son périple.  Sans jamais être pédant, il donne toutes sortes de renseignements sur les animaux de la montagne, les glaciers, les différents dialectes suisses, l’origine et les coutumes des habitants qu’il croise et avec lesquels il tisse facilement des liens.

Avec un certain lyrisme , il décrit les paysages et les « rapports intimes qu’il y a entre l’homme et le sol qu’il habite »

Victor Tissot, né le 14 août 1844  à Fribourg, mènera une carrière d’écrivain et de journaliste à Paris mais aussi à Lausanne (où il sera rédacteur en chef de la Gazette de Lausanne avant d’être celui du Figaro à Paris). Puis il revient s’établir en Suisse, à Gruyère. Il décède à Paris, le 6 juillet 1917, et lègue sa fortune et ses collections à la Ville de Bulle, en vue de la création d’un musée (ce sera le Musée Gruérien).

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Bove Emmanuel – Un Soir chez Blutel

Bove Emmanuel - Un Soir chet Blutel - Bibliothèque numérique romande - Le Boulevard Voltaire, carte postale ancienne AP, n°504 Bove Emmanuel – Un Soir chez Blutel : Maxime Corton arrive à la gare de l’Est à Paris, de retour de Vienne où il a habité quelque temps. Il espère vivre en paix à Paris. Il prend une chambre très modeste. Il rencontre Madeleine, une prostituée. Après quelque hésitation, il décide de rendre visite à son ancien ami Blutel, qu’il n’a plus revu depuis la fin de la guerre. Lorsqu’ils se trouvent l’un en face de l’autre, ils ne savent pas quoi se dire. Blutel a invité d’autres personnes, qui arrivent au fil de la soirée. C’est une réunion de petits bourgeois, de gens figés dans leur comportement, acceptant leur destin sans rancune ni révolte. La grande guerre plane sur tous ces destins, et sur ce que ses personnages auraient pu devenir sans elle. Bove cisèle leurs portraits, sans prendre parti, ni juger.

On pressent que Maxime restera en dehors de cette société dans laquelle il ne peut plus se reconnaître. Mais il est tard. Maxime a « la faculté, la nuit, de ne pas souffrir. On verra demain. Pour le moment, au milieu de la nuit, tout est bien. Puisque, jusqu’au matin, aucun regret, aucune crainte ne le hanterait, pourquoi souffrirait-il ? ».

Paru en 1927, Un soir chez Blutel est le troisième d’Emmanuel Bove, après « Armand » et « Bécon-les-Bruyères ». En 1928, Bove expliquait sa démarche littéraire ainsi : « Un roman ne doit pas être une chose achevée en soi : c’est-à-dire qu’on ne devrait pas pouvoir isoler un roman de l’œuvre de son auteur, pas plus qu’on ne peut détacher un beau vers d’un poème. Cela ne doit pas donner l’impression d’un ouvrage fini en lui-même, mais faire partie d’un tout. Balzac et Proust ont réussi à produire cette impression en faisant circuler les mêmes personnages dans toute leur œuvre. Ne pourrait-on y arriver sans que les mêmes personnages reviennent, afin d’éviter de se limiter, ou en ne les faisant revenir que par accident ? C’est ce que je voudrais faire, si je réussis à écrire les livres que je désire ». (Candide, 9 février 1928).

Écrivain prolixe, révélé par Colette, Emmanuel Bove a connu le succès de son vivant, avant de tomber dans l’oubli, et d’être redécouvert par Peter Handke dans les années 1980. Il est né en 1898 à Paris, mais a fait une partie de ses études au Collège Calvin à Genève, puis a vécu à Vienne et à nouveau à Paris, où il est mort en 1945.

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