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Ramuz Charles Ferdinand – La Séparation des races

Ramuz Charles Ferdinand - La Séparation des races - Bibliothèque numérique romande - Chaurel Massif des Diablerets vu du PillonRamuz Charles Ferdinand – La Séparation des races : C’est la fin de l’été sur un haut alpage valaisan. De part et d’autre de la montagne, qui marque la frontière des langues, des religions et des coutumes, les hommes s’activent avant de faire redescendre le bétail pour l’hiver. Firmin, un berger romand, se souvient qu’il y a longtemps, « ceux de l’autre côté » leur avait pris un morceau de pâturage. L’alcool aidant, il fomente le projet d’enlever Frieda, une jeune fille qui vit sur l’alpage du côté alémanique. (suite…)

Huguenin Oscar – Nos vieilles Gens

Huguenin Oscar - Nos vieilles Gens - Bibliothèque numérique romande - Chaurel La Sagne en hiverHuguenin Oscar – Nos vieilles Gens : Dans ces quatre nouvelles parues en 1900, Oscar Huguenin évoque la vie simple du Jura neuchâtelois, toujours avec générosité, tendresse et légère ironie. Le parler des « Hauts » dont il entremêle ses dialogues leur est un ajout savoureux. Dans L’Apprenti tailleur, une famille de La Sagne se demande à qui confier la confection de deux nouveaux costumes. Au vieux « cosandier », plus très à la mode, ou au nouveau tailleur ? Dans L’Oncle du Brésil, les héritages ne sont pas toujours ceux que l’on imagine. Avec Pour la pipe que ne ferait-on pas pour fumer tranquillement sa bouffarde ? Enfin, avec La Guerre civile, la Guerre des Femmes du Locle en 1738 fit bien des victimes parmi les jeunes gens. Il fallut l’intervention du Conseil d’État neuchâtelois pour mettre fin à ce conflit. (suite…)

Rambert Eugène – Les Alpes suisses (5ème série)

Rambert Eugène - Les Alpes Suisses 5 - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie S.Rambert Eugène – Les Alpes suisses (5ème série) : Cette cinquième et dernière série des Alpes suisses nous narre d’abord le journal d’une marmotte philosophe. Après avoir été capturé par les humains, ce solitaire est l’objet du rejet de ses congénères car le collier dont il ne peut se débarrasser est imprégné de l’odeur de l’homme. Il questionne le « Grand Sommeil » qui atteint son espèce et se demande si vraiment le monde et la succession des jours et des nuits s’arrête durant cette période. Il souhaite sans y parvenir éviter de s’endormir en hiver pour « savoir ». Non dénué d’anthropocentrisme, ce conte enlevé est plein de charme. La deuxième partie reprend l’histoire des Landsgemeinde, ces assemblées où le peuple entier d’un Canton suisse (enfin, les hommes, à l’époque) se réunit pour régler les affaires de l’État. (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – Le Règne de l’Esprit malin

Ramuz Charles Ferdinand - Le Règne de l'Esprit malin - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells - Vers le col de la Croix, tôtRamuz Charles Ferdinand – Le Règne de l’Esprit malin : Le règne de l’esprit malin a pour sujet l’irruption d’un principe maléfique dans une communauté paysanne. Comme dans une vieille légende, ce principe perturbateur n’est personne d’autre que le Diable, qui revêt pour l’occasion la personnalité du cordonnier Branchu. Aveuglés par son pouvoir suborneur, les villageois ne reconnaissent pas le Malin. Il débauche ceux qui le suivent par les biens dont il les comble, tandis que les rares personnes qui lui résistent vivent dans une misère indicible. Les catastrophes, les crimes et les blasphèmes culminent par une horrible fête qui commence à l’auberge pour se continuer à l’église. Que Ramuz ait écrit ce roman d’une société archaïque, livrée violemment à la rage de la transgression et de la destruction, peu de temps avant la Première Guerre, semble une preuve impressionnante de son don de divination. (Marianne Ghirelli)

Un roman où la transgression, à l’échelle d’un village presque entier, est décrite avec une force qui impressionne et surprend chez C.F. Ramuz.

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Ramuz Charles Ferdinand – Jean-Luc persécuté

Ramuz Charles Ferdinand - Jean-Luc persécuté - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie SavaryRamuz Charles Ferdinand – Jean-Luc persécuté : Dans un village valaisan habité par des paysans et des artisans qui se connaissent tous, Jean-Luc Robille est marié à Christine, ils ont un fils, et la vie s’écoule paisiblement entre travaux des champs et réunions de village au café ou à l’église.

Jusqu’au moment où Jean-Luc découvre que sa femme revoit en cachette son ancien amoureux Augustin. Dès ce jour, Jean-Luc quitte le foyer et retourne chez sa mère ; il revient quelques mois plus tard vers sa femme, revivre quelques instants de bonheur en famille, après lui avoir pardonné son inconduite. Quelques semaines plus tard Christine récidive, il la chasse alors définitivement, s’occupe avec amour de leur fils, mais sa vie bascule un jour de Mardi Gras : Jean-Luc sombre dans l’alcoolisme et la folie, qui le mèneront à des souffrances et des atrocités terrifiantes.

Premier roman valaisan de Ramuz, après plusieurs séjours à Lens et à Chandolin, il frappe par sa violence psychologique et le peu de moments de répit dans ce destin terrible. C’est une tragédie à l’antique, Jean-Luc est « persécuté » comme le Christ l’a été avant de mourir sur la croix, mais, lui, mourra dans le feu de l’enfer…

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Ramuz Charles Ferdinand – La Grande Peur dans la Montagne

Ramuz Charles Ferdinand - La Grande Peur dans la Montagne - Bibliothèque numérique romande - F. Chaurel Sex Rouge vu des Prèzes-d'en-basRamuz Charles Ferdinand – La Grande Peur dans la Montagne : Les pâturages du plateau qui surplombe Sasseneire sont-ils maudits ? Dans ce petit village des Alpes du Valais suisse, de la bonne herbe est ainsi laissée à l’abandon. Que s’est-il passé il y a vingt ans ? Les anciens en parlent avec effroi comme d’un grand malheur. Nul, après tout ce temps, ne sait plus ce qu’a vraiment été cette histoire de maladie de bêtes dont les détails sont perdus.

La jeunesse balaie les anciennes peurs et décide que ces pâturages doivent à nouveau être utiles aux bêtes du village. Une nouvelle expédition à l’alpage est décidée avec un petit groupe d’hommes : Le Maître, son neveu Barthélémy, seul « rescapé de la précédente expédition » et qui se croit à l’abri avec son petit papier magique, Romain , Julien, un jeune amoureux, et enfin Clou. La désapprobation des anciens n’y changera rien et leurs avertissements resteront lettre morte. La vie s’organise au chalet d’alpage planté au milieu d’un décor que C. F. Ramuz nous décrit avec talent. Avec lui, la montagne devient un personnage à part entière, elle s’anime avec sa grandeur et sa puissance qui domine les hommes. La montagne a ses secrets et ses mystères qui nous fait nous sentir bien petits et à la merci des éléments. Peu à peu la peur tisse sa toile dans le groupe. Y a-t-il vraiment une malédiction attachée à cette terre ? Les anciens avaient-ils raison ? La nature ne laissera aucun répit aux hommes présents là-haut, ni la maladie. Une lente descente aux enfers personnelle et collective. La nature est-elle plus forte que les hommes qui ne peuvent que l’écouter et rester humbles ?

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.

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