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Reymond Lucien – Les Contrebandiers du Risoux

Reymond Lucien – Les Contrebandiers du Risoux - Bibliothèque numérique romande - Crox Lac de Joux et lac de BrenetReymond Lucien – Les Contrebandiers du Risoux : Le plus connu des romans de Lucien Reymond, un roman combier où souffle le grand vent de l’aventure. Lucien Reymond, nous mène, avec gabelous et contrebandiers, au travers de ce Risoux qu’il connaît si bien. Non seulement il connait les lieux avec une précision géographique mais aussi ses habitants, qu’ils soient situés d’un côté ou de l’autre de la frontière. Ce qui lui permet de narrer une aventure ayant réellement eu lieu, une excellente esquisse historique de ce grand mouvement de contrebande qui a existé dans ces deux régions voisines au début du 19e siècle.

Lucien Reymond (1828-1901) était garde-forestier chef. La forêt du Risoud fut son hobby et son lieu de combat. Il fallait la protéger et tout faire pour qu’il nous en reste au moins quelques parcelles vis-à-vis d’un état vorace et peu soucieux de satisfaire une population de montagne que LL.EE. (de Berne), sur ce sujet, avait déjà douchée plus d’une fois. Membre du Grand-Conseil vaudois, il fut le premier, à la Vallée, a établir une pension de famille, et une brasserie qui semble, plus que de lui avoir rapporté quelque argent, lui avoir donné suffisamment de difficultés à moudre pour une bonne partie de sa carrière professionnelle. Ces multiples activités n’empêchaient nullement Lucien Reymond de prendre la plume. Il fut un polémiste et écrivain prolifique. Ses ouvrages, historiques ou littéraires, se comptent par dizaines (d’après http://www.histoirevalleedejoux.ch).

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Ramuz Charles Ferdinand – La Guerre aux Papiers

Ramuz Charles Ferdinand - La Guerre aux Papiers - Bibliothèque numérique romande - Awesomoman Photo de feuRamuz Charles Ferdinand – La Guerre aux Papiers : « Ce fut une belle soirée : la Révolution dans le pays en avril 1802, quand on faisait la guerre aux papiers ».

Dans son dernier roman, paru en 1942, Charles Ferdinand Ramuz narre la révolte des Bourla-Papey (en patois franco-provençal vaudois : « Brûle-Papiers »), qui eut lieu en 1802 en terre vaudoise, dans le sillage de la Révolution française. Afin de lutter contre un retour aux anciens droits féodaux (prélèvement de la dîme notamment), des groupes de paysans de divers villages s’unissent pour procéder à la destruction de nombreuses archives seigneuriales et communales.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.

Plusieurs de ses romans feront l’objet d’adaptations cinématographiques. (source de cette biographie Wikipedia).

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Ramuz Charles Ferdinand – Farinet ou la fausse monnaie

Ramuz Charles Ferdinand - Farinet ou la fausse monnaie - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie SavaryRamuz Charles Ferdinand – Farinet ou la fausse monnaie : Farinet est en prison à Sion pour délit de fausse monnaie en Italie. Il s’en échappe et retourne dans son village de Mièges près de Sierre où il reprend son activité clandestine. Il tient d’un vieux montagnard le secret de mines d’or d’où il tire le métal précieux sous forme de poudre. Anarchiste et charmeur, ce n’est pas un simple faux-monnayeur: il a des idées très élevées justifiant son activité: la liberté individuelle est plus importante que l’État et les lois. Il reproche au gouvernement la mauvaise qualité de ses pièces d’or, alors que les siennes sont d’un meilleur alliage. Plutôt que de vendre son or en poudre, il fabrique des pièces pour avoir «une chose pas seulement d’aujourd’hui, ni d’hier ou de demain, mais de toujours». Ses concitoyens, à qui il donne nombre de ses pièces, l’admirent, le protègent, l’aident à berner les gendarmes. Mais ceux-ci ne l’entendent pas de cette oreille, et la traque se terminera haut dans la montagne, au bord de l’abîme. Publié en 1932, ce roman est basé sur la vie du vrai Joseph-Samuel Farinet (1845-1880), contrebandier et faux-monnayeur, devenu une légende en Valais pour sa lutte contre l’étatisme et ses aberrations.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

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Huguenin Oscar – Maître Raymond de Loeuvre

Huguenin Oscar - Maître Raymond de Loeuvre - Bibliothèque numérique romande - Yves Häusermann Depuis les hauts de Peseux, BoudryHuguenin Oscar – Maître Raymond de Loeuvre : Un maître d’école de Boudry, au 16e siècle, né dans le Gard dans le sud de la France ? C’est ce que mentionnent des archives de Boudry qu’a exhumées Oscar Huguenin.  C’est qu’en effet, en 1545, le roi François Ier a demandé au Parlement de Provence d’exécuter l’arrêt rendu quelques années auparavant contre les colonies « vaudoises » (huguenotes) de la région de Mérindol et de Cabrières. Une expédition fut montée et, selon un historien, l’abbé Moréty, près de trois mille personnes moururent à l’occasion du sac de Cabrières. « Le reste de ces misérables Vaudois qui s’étaient sauvés dans les bois, y moururent presque tous de faim, à la réserve des plus robustes qui se retirèrent à Genève et dans les cantons protestants. ».

C’est sur ce fond historique qu’Oscar Huguenin, reconstruit de manière romancée, le destin de Raymond de Lœuvre, ce maître d’école qui, échappé à ces massacres, s’établit à Boudry où il reçut charge d’enseignement et s’intégra à la vie locale. Un livre « engagé » d’Oscar Huguenin qui démontre encore qu’il est un excellent conteur.

Oscar Huguenin est né à la Sagne, en 1842, dans une famille d’horlogers. Doué pour les études et le dessin, il devint néanmoins horloger comme ses parents jusqu’à l’âge de 18 ans. Le pasteur de sa paroisse le décide alors à faire des études d’instituteur. Dès lors, il partage sa vie entre l’enseignement et le dessin, sa passion. Des soucis de santé l’obligent à marquer le pas. Il se plonge dans la lecture : Töpffer, Cooper, Erckmann-Chatrian, Jérémias Gotthelf et surtout Charles Dickens, son auteur favori. Devenu professeur de dessin et installé avec sa famille à Boudry, dans le climat plus clément du bord du lac de Neuchâtel, il étudie les archives de la commune et publie, à 42 ans, son premier roman, l’Armurier de Boudry. Il écrira de nombreux romans décrivant « l’ancien temps », dont l’action est souvent située à la Sagne. La maladie finit par triompher et il décède en 1903.

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Bakounine Michel – Les Ours de Berne et l’Ours de Saint-Pétersbourg

Bakounine Michel - Les Ours de Berne et l'Ours de Saint-Pétersbourg - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton portraitBakounine Michel – Les Ours de Berne et l’Ours de Saint-Pétersbourg : Dans cet essai, Bakounine se met dans la peau d’un patriote suisse déçu de constater que sa patrie obéit à des ordres d’expulsion de dictatures étrangères. Il cite trois exemples dans l’actualité de l’époque où la Suisse pourchasse et expulse des personnes venues chercher asile en Suisse, sur demande de gouvernements étrangers. Avec une grande ironie, Bakounine décrit ces cas où les principes mêmes de la République helvétique sont bafoués : « Aura-t-il (le gouvernement suisse) vraiment le courage de le livrer au tsar de Russie ? Nous allons lui donner un conseil : Qu’il le jette plutôt dans la fosse aux ours de Berne. Ce sera plus franc, plus honnête, plus court, et surtout plus humain. »

Puis il s’interroge sur l’efficacité démocratique du parlementarisme et de la « nouvelle » constitution helvétique de 1848 qui instaure le fédéralisme plutôt qu’une confédération d’états plus ou moins autonomes. Après 1848, une fois le suffrage universel établi, on crut avoir assuré la liberté des populations. Eh bien, ce fut une grande illusion ! En effet tout le mensonge du système représentatif repose sur cette fiction, qu’un pouvoir et une chambre législative sortis de l’élection populaire doivent absolument ou même peuvent représenter la volonté réelle du peuple. Mais les instincts de ceux qui gouvernent sont, à cause même de leur position exceptionnelle, diamétralement opposés. Quels que soient leurs sentiments et leurs intentions démocratiques, de la hauteur où ils se trouvent placés ils ne peuvent considérer la société autrement que comme un tuteur considère son pupille. Mais entre le tuteur et le pupille l’égalité ne peut exister. D’un côté, il y a le sentiment de la supériorité, inspiré nécessairement par une position supérieure ; de l’autre, celui d’une infériorité qui résulte de la supériorité du tuteur, exerçant soit le pouvoir exécutif, soit le pouvoir législatif. Une question qui reste d’actualité encore aujourd’hui…

Bakounine reconnait que 1848 a apporté une centralisation économique et politique nécessaire, mais il en mesure les inconvénients. Évoquant les soulèvements populaires qui, canton par canton, portèrent au pouvoir les radicaux, il écrit : Ces révolutions , ces soulèvements populaires telle est encore aujourd’hui l’unique forme de contrôle qui existe réellement en Suisse, l’unique borne qui arrête le débordement des passions ambitieux. En détruisant l’autonomie des cantons, en subordonnant les gouvernements cantonaux au pouvoir fédéral. Désormais, les révolutions cantonales, ce moyen unique dont disposaient les populations cantonales pour exercer un contrôle réel et sérieux sur leurs gouvernements, et pour tenir en échec les tendances despotiques inhérentes à chaque gouvernement, ces soulèvements salutaires de l’indignation populaire, sont devenues impossibles. En effet aujourd’hui, le Conseil fédéral a non seulement le droit, il a le devoir d’y envoyer autant de troupes fédérales, prises dans les autres cantons, qu’il sera nécessaire pour rétablir l’ordre public.

Tout pouvoir politique, quelle que soit son origine et sa forme, tend-il nécessairement au despotisme ? c’est l’opinion de l’anarchiste Bakounine. Il faut abolir complètement, écrit-il, dans le principe et dans les faits, tout ce qui s’appelle pouvoir politique ; parce que tant que le pouvoir politique existera, il y aura des dominateurs et des dominés, des maîtres et des esclaves, des exploiteurs et des exploités. Le pouvoir politique une fois aboli, il faut le remplacer par l’organisation des forces productives et des services économiques.

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Scott Walter – Redgauntlet (partie 2)

Scott Walter - Redgauntlet 2 - Bibliothèque numérique romande - Ed Scheffter - Lilias ramassant le gant au couronnementScott Walter – Redgauntlet (partie 2) : Darsie Latimer est porté disparu à la suite de l’affaire des pêcheries du quaker Josué Geddes. Alain Fairford a interrompu sa plaidoirie en faveur du malheureux Pierre Peebles pour partir au secours de son ami. Mais il ne rencontre, dans le comté de Dumfries, que peu de collaboration de la part d’autorités judiciaires plus préoccupées de composer entre whigs et jacobins que de rechercher Darsie. Il réussit cependant à obtenir une lettre d’introduction pour Redgauntlet. Mais celle-ci va l’entraîner dans une aventure où il devra s’en remettre à des contrebandiers, à un capitaine qui parle latin, à des demoiselles catholiques et charitables, à un curieux père Bonaventure et enfin à un aubergiste très débrouillard ! Darsie, de son côté, éclaircit peu à peu les mystères de sa famille. Malgré sa captivité et un déguisement bien encombrant, parviendra-t-il à comprendre les machinations de Redgauntlet ? Et lequel, de Darsie ou d’Alain, pourra-t-il conquérir les faveur de la belle et mystérieuse Lilias si proche de Redgauntlet ?

La conclusion, au bord du golfe de Solway, ne manquera pas de style : honneur et parole donnée, rébellion ou exil, traitrise et meurtre, pardon et rédemption vous feront tour à tour craindre et espérer pour les héros de cette histoire… Heureusement que Willie, le violoniste aveugle, est là pour prévenir du danger par des airs écossais pleins de sens !

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