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Scott Walter – Redgauntlet (partie 1)

Scott Walter - Redgauntlet 1 - Bibliothèque numérique romande - Godefroy Durand Redgauntlet à chevalScott Walter – Redgauntlet (partie 1) : Mais qui est Darsie Latimer ? Élevé tout jeune par sa mère en Angleterre, puis, à son décès,  dans un collège d’Édimbourg, il ne connait ni son père ni ses parents. Seules choses certaines : sa pension, qu’il reçoit chaque mois d’un avoué de Londres, et la fortune confortable qu’il touchera  à ses vingt-cinq ans. Peu intéressé par des études de droit contrairement à son ami Alain Fairford, il décide de voir du pays. Son tuteur londonien n’y met qu’une seule limite, celle de ne pas revenir en Angleterre. Il visite donc, en Écosse, le comté de Dumfries. Séparé  du Cumberland anglais par le golfe de Solway, c’est une région de contrebandiers et de passeurs, « des espèces de diables amphibies, qui ne vivent ni sur terre ni dans l’eau, qui ne sont ni anglais ni écossais », et qui échappent aux lois.

Dans l’ambiance particulière de ce pays de pêcheurs, Darsie va de surprises en surprises. Sauvé de la noyade par un pêcheur de saumon mystérieux, Darsie découvre un hameau au fond d’une gorge, puis l’exploitation d’un quaker industrieux qui gère une pêcherie révolutionnaire et enfin un joueur de violon vagabond avec lequel il animera un bal. Mais un volcan couve sous ces paysages paisibles. La répression qui a suivi la rébellion jacobite de 1745 n’a pas éteint tous les espoirs indépendantistes et le mécontentement couve …  Darsie en fera les frais et, par contagion, son ami Alain, qui mettra en péril un début de carrière prometteuse…

…Et n’oublions pas l’histoire de Steenie Steenson, qui affronta fantômes et diable pour récupérer le reçu de son fermage auprès de son maître défunt, conte repris par Alfred de Musset dans sa pièce, La Quittance du Diable !

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Staël Germaine de – Dix années d’exil

Staël Germaine de - Dix années d'exil - Bibliothèque numérique romande - portrait de Vladimir BorovikovskyStaël Germaine de – Dix années d’exil : «Trouvez-vous que mes enfants et moi sommes faits pour planter des choux à Coppet sans rien faire de nos esprits ni de nos âmes?» (Madame de Staël à Camille Jordan, 1er novembre 1810, Diesbach 471). La colère de la célèbre baronne n’a d’égale que son désespoir face aux circonstances tragiques qui entourent la publication de De l’Allemagne. Alors qu’elle travaille aux corrections du troisième volume à Chaumont-sur-Loire, en septembre 1810, l’œuvre, jugée suspecte par la police de Napoléon, est supprimée et mise au pilon. Son auteure, déjà interdite de séjour à moins de quarante lieues de la capitale, est expulsée de France et bannie de tous les territoires sous domination française, hormis Coppet et Genève. Cette condamnation tombe comme un couperet. Assignée à résidence dans sa propriété des bords du Léman, privée de son brillant salon et étroitement surveillée par les sbires de l’Empereur, l’illustre châtelaine devient du jour au lendemain une pestiférée qu’il est dangereux de fréquenter. Ses plus fidèles amis en feront l’amère expérience. Coppet, qui avait été pour elle un havre sous la Révolution, Coppet, dont elle avait fait le plus important think tank de la pensée européenne, est désormais une prison où elle se morfond, malgré la présence de ses enfants et celle de John Rocca, son nouvel et jeune amant.

Abattue, mais non point vaincue, l’irréductible adversaire de Napoléon riposte en complotant sa fuite en Angleterre. En attendant les passeports, qui tardent à venir, elle entame Dix années d’exil. Ces mémoires, inachevées, ne seront publiées qu’en 1821, soit six ans après sa mort. Elles comprennent deux parties. La première, ébauchée à Coppet en 1811, couvre la période 1800-1804. L’auteure y dénonce le despotisme naissant de Bonaparte et les persécutions dont elle fut la victime. La deuxième, rédigée à Stockholm vers la fin de 1812, est moins polémique. Madame de Staël saute six années de sa vie pour relater « à chaud » son extraordinaire évasion de Coppet le 23 mai 1812. Accompagnée de sa fille Albertine et de deux serviteurs, l’intrépide femme de lettres est rejointe en route par ses fils Auguste et Albert, leur tuteur, Auguste Schlegel, ainsi que Rocca. Les ports de la Manche leur étant fermés, ils sont obligés d’effectuer un immense détour qui les force à traverser toute l’Europe en guerre et les entraîne, via l’Autriche, la Bohème, la Moravie et la Pologne, jusqu’à Kiev, Moscou et Saint-Pétersbourg. Précédée de sa gloire littéraire, mais talonnée par la Grande armée en marche, l’auteure de Delphine et Corinne se hâte de ville en ville, où elle est à chaque fois accueillie comme une célébrité. C’est ironiquement en Russie, où survit le servage, qu’elle recouvre la liberté. Là n’est pas le moindre paradoxe de ce pays qui la fascine par son immensité, sa piété, ses coutumes orientales et son fervent patriotisme. À Saint-Pétersbourg, où elle est présentée à la cour impériale, elle forge des liens personnels avec le tzar Alexandre I, qui la traite en égale et aborde avec elle les grandes questions européennes. Son récit s’interrompt brusquement en septembre 1812, alors qu’elle et les siens s’apprêtent à rejoindre la Suède, d’où ils gagneront Londres en juin 1813.

Dans ces mémoires où elle mêle étroitement son destin personnel à celui de la Nation et de l’Europe tout entière, Madame de Staël (ou son fils Auguste, qui fit des coupes importantes dans le manuscrit pour préserver la réputation de sa mère) ne nous dit évidemment pas tout. Elle tait par exemple la naissance secrète de son cinquième enfant, qui retarda de neuf mois son évasion ; elle passe aussi sous silence son mariage clandestin à John Rocca, ainsi que sa présence à ses côtés durant tout le périlleux voyage. Dans la liste de ses griefs contre Napoléon, elle minimise également l’influence considérable qu’elle-même exerça dans l’opposition, tout comme elle élude plus tard son rôle dans les pourparlers qui conduisirent la Suède et la Russie à rejoindre la sixième coalition contre la France. Malgré ces lacunes et omissions, cette autobiographie offre un aperçu passionnant sur une vie et une époque mouvementées. Madame de Staël y démontre avec éclat que les exils répétés dont elle fut l’objet, loin de la réduire au silence et à l’oubli, contribuèrent grandement à accroître sa notoriété et sa sphère d’influence sur la scène politique internationale. [Sources : Ghislain de Diesbach, Madame de Staël (Perrin 1983) ; Madame de Staël, Dix années d’exil. Édition critique par Simone Balayé et Mariella Vianello Bonifaccio (Fayard 1996) ; Michel Winock, Madame de Staël (Fayard 2010).]

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Scott Walter – Ivanhoé

Scott Walter - Ivanhoé - Bibliothèque numérique romande - Eugène Delacroix Rébecca enlevée par le templierScott Walter – Ivanhoé : Wilfred d’Ivanhoé, fils du noble saxon Cédric, est épris de la pupille de son père Lady Rowena. Mais Cédric, ferme partisan du retour sur le trône d’Angleterre de la race saxonne, pense marier Rowena à Atelsthane, chevalier saxon de sang royal. Il exile son fils Ivanhoé qui part pour la Croisade avec Richard Coeur de Lion dont il gagne la confiance, l’estime et l’affection. En l’absence de son frère, le Prince Jean veut s’emparer du trône… Paru en décembre 1819, Ivanhoé est le premier roman de l’écrivain écossais Walter Scott consacré au Moyen Âge. Il fait partie des Waverley Novels.

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Chateaubriand François-René de – Mémoires d’Outre-tombe (tome III)

Chateaubriand - Moémoires d'Outre-tombe 3 - Bibliothèque numérique romande - Louis-François, Baron Lejeune bataille de MoscouChateaubriand François-René de – Mémoires d’Outre-tombe (tome III): « Si Napoléon en avait fini avec les rois, il n’en avait pas fini avec moi », proclame Chateaubriand au début de ce troisième tome des Mémoires d’outre-tombe. Le propos peut paraître exagéré, même de la part d’un auteur qui n’a jamais péché par excès de modestie. Toujours est-il qu’entre son retour de Jérusalem en 1807 et la chute de l’Empire en 1815, l’écrivain devient l’une des plus redoutables figures de l’opposition.

En 1807, alors que Napoléon est au faîte de sa gloire, Chateaubriand fait paraître dans le Mercure plusieurs articles où il dénonce le despotisme de l’État : il ose même comparer l’Empereur à Néron. Cette témérité lui vaut aussitôt les foudres de Napoléon qui supprime la revue et menace l’auteur d’arrestation Forcé de quitter la capitale, Chateaubriand achète à vil prix la propriété de la Vallée-aux-Loups, près de Sceaux, qu’il entreprend de rénover. C’est durant cet exil involontaire qu’il compose son épopée en prose, les Martyrs. Elle sera violemment attaquée dans les journaux lors de sa parution en 1809. La même année survient un nouvel événement qui le brouille une fois de plus avec le pouvoir. Son cousin, Armand de Chateaubriand, qui sert d’intermédiaire clandestin aux Princes en exil, est arrêté pour conspiration. Obligé de ravaler sa fierté, l’écrivain va plaider la cause de son parent auprès de Fouché, le ministre de la police de Napoléon. En vain. Le Vendredi saint au petit matin, il apprend, une heure trop tard, qu’Armand vient d’être sommairement exécuté.

En 1811, de retour à Paris, Chateaubriand fait paraître son Itinéraire de Paris à Jérusalem. L’ouvrage, chaleureusement accueilli par le public et la critique, marque pourtant la fin de sa carrière littéraire proprement dite. À la même époque, l’Empereur, soucieux de sa propre renommée, cherche à se concilier le célèbre auteur et le fait nommer à l’Académie française. L’usage veut alors que le nouvel immortel fasse non seulement l’éloge de son prédécesseur, mais celui de l’Empereur. Or, Chateaubriand a bien des défauts, mais il n’a jamais été le laquais de personne. Il compose un discours de réception où les allusions à la liberté bafouée sont légion. Napoléon, à qui on a soumis le texte, en supprime rageusement toute une partie et exige de profondes révisions. Chateaubriand, outré, refuse, préférant renoncer avec éclat à un fauteuil auquel, en réalité, il ne tient guère. Le 4 septembre 1812, après divers démêlés avec le pouvoir, l’écrivain est prié de s’éloigner à nouveau de la capitale. C’est donc à Dieppe qu’il reprend ses Mémoires pour les transformer peu à peu en une vaste fresque historique. La figure de l’Empereur, dont il se veut le nouveau Tacite, y tient une place prépondérante.

Napoléon, qu’il considère comme son frère ennemi et son plus grand rival, a véritablement hanté Chateaubriand, qui lui consacre tout le reste du volume. Au génie conquérant du vainqueur d’Arcole et d’Austerlitz, le mémorialiste oppose son génie d’écrivain et d’intellectuel qui a lui-même marqué l’histoire de son temps. En Napoléon, qu’il admire pour son audace, son endurance et sa ténacité, Chateaubriand ne voit ni l’héritier de la Révolution ni le réformateur avisé de l’État, mais un nouvel Attila, assoiffé de pouvoir et de sang. Cette biographie, dessinée à grands traits vigoureux, présente des aperçus fascinants sur la jeunesse de Bonaparte ; elle offre aussi des pages visionnaires sur les massacres de Jaffa, les campagnes d’Espagne et de Russie et sur la chute de l’Empire. Le tome III s’achève en 1815, à la veille de Waterloo, au moment où Chateaubriand s’apprête à entamer sa troisième carrière, celle qu’il prise par-dessus tout : la carrière politique. [Sources : Ghislain de Diesbach, Chateaubriand (Perrin 1995) ; Jules Lemaître, Chateaubriand (Calman-Levy 1912).]

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Dickens Charles – Un Conte de deux Villes

Dickens Charles - Un Conte de deux Villes - Bibliotèque numérique romande - Prise de la Bastille AnonymeDickens Charles – Un Conte de deux Villes (dans une traduction d’Emmanuel Bove) : « C’était le meilleur des temps, c’était le pire des temps ; c’était l’âge de la sagesse, c’était l’âge de la folie ;… » Ainsi débute cette fresque historique mêlant les destins personnels à la Révolution française. En 1775, Jarvis Lorry, employé d’une banque londonienne, se rend à Paris avec Lucie Manette pour ramener en Angleterre le père de celle-ci, le docteur Alexandre Manette, embastillé à tort pendant 18 ans et tenu pour mort. Un couple d’aubergistes du quartier de St-Antoine (futur berceau des soulèvements populaires) héberge le docteur Manette depuis sa libération, mais le pauve homme a perdu la raison. Sa fille jure de se consacrer à sa guérison une fois de retour à Londres. Charles Darnay, son amoureux, la soutient et la protège. Lorsqu’il se fiance avec Lucie, Charles avoue au docteur Manette ses véritables origines – un secret qu’il lui fait jurer de ne jamais révéler. Mais l’Histoire le rattrapera…

Au fil de ce « Conte », les drames personnels vont se croiser à distance avant de se trouver liés par la grande Histoire et l’incandescence de la Révolution. Dickens écrivit ce roman alors même que sa vie personnelle et professionnelle était en pleine tourmente. Il le publia sous forme de feuilleton en 1859 dans la revue All the Year Round qu’il venait de fonder. Le succès fut immédiat. Vendu à plus de deux cents millions d’exemplaires, c’est l’une de ses œuvres les plus populaires, qui fut adaptée de nombreuses fois pour l’écran et le théâtre. La traduction, signée Emmanuel Bove, fut publiée pour la première fois dans la revue Regards en 1936 et reprise par les Éditions Criterion en 1991. (titres dans d’autres traductions : 1989 : Le Conte de deux cités ou, 1861 : Paris et Londres en 1793.)

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Soulié Frédéric – Le Vicomte de Béziers (tome 2)

Soulié Frédéric - Le Vicomte de Béziers 2 - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Rivage en direction de MaguelonneSoulié Frédéric – Le Vicomte de Béziers (tome 2) : L’assemblée des chevaliers convoquée à Montpellier par Roger, le vicomte de Béziers est compromise par les manœuvres du clergé. Déconsidéré, le vicomte perd bien des alliés et bien des vassaux. La croisade commence par Béziers. Elle y sera sanglante. Réfugié derrière les murailles de Carcassonne, Roger tient en échec Simon de Montfort et les croisés qui ne sont liés par leurs vœux que pour une période déterminée. Le découragement les gagne alors que  les chefs de la croisade  refusent la médiation proposée par Pierre d’Aragon. Ultime solution, ils tentent la trahison. Les assiégés renoncent alors à la lutte et leur échappent par un incroyable subterfuge. Heureusement Roger a gardé bien des amis. Foë, Catherine, et  Agnès se sont réconciliées et ces dernières se sont lancées dans une aventureuse expédition  pour le sauver.  Et ses fidèles, menés par Buat, organisent un coup de main. Leur ruse réussit mais Roger a-t-il éclairci toutes les incompréhensions qui se sont accumulées avec ses proches ?

Ce second tome du Vicomte de Béziers poursuit la fresque historique sur la croisade albigeoise que Frédéric Soulié évoque également dans « Le Comte de Toulouse ».

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