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Rosny aîné J.-H. – La Mort de la Terre Contes

Rosny aîné J.-H. - La Mort de la Terre Contes - Bibliothèque numérique romande - Frodosleveland Vue du désert d'AtacamaRosny aîné J.-H. – La Mort de la Terre Contes : Dans un lointain futur, l’ère « radio-active » a détruit la terre. Après avoir proliférés, les humains ne survivent que dans de rares oasis au milieu d’un immense désert inhabitable : « La planète laissa prospérer l’homme : son règne fut le plus féroce, le plus puissant (…) Il fut le destructeur prodigieux de la vie. Les forêts moururent et leurs hôtes sans nombre, toute bête fut exterminée ou avilie. Et il y eut un temps où les énergies subtiles et les minéraux obscurs semblèrent eux-mêmes esclaves ; le vainqueur capta la force mystérieuse qui a assemblé les atomes » Mais Targ aime Érê. Sa vigueur tranche avec l’apathie des humains survivants qui s’abandonnent à l’inéluctable fatalité de leur extinction.

« Un signal d’alarme centenaire dont les idées sont pourtant plus que jamais d’actualité… “L’ombre de la déchéance avait de loin précédé les catastrophes. (…) maints savants prédisent (…) mais quel effet pouvaient avoir ces prédictions sur des peuples qui voyaient des glaciers couvrir leurs montagnes, des rivières sans nombres arroser leurs sites, d’immenses mers battre leurs continents ?” » (Madspirit, 05.08.2016, Babelio)

Suivi d’une trentaine de contes – contes fantastiques ou contes de la vie ordinaire – dans lesquelles Rosny aîné nous narre des atrocités comme des sacrifices, de la reconnaissance comme de l’ambition, du machiavélisme comme de l’innocence dont les héros restent profondément humains.

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Ramuz Charles Ferdinand – Si le soleil ne revenait pas

Ramuz Charles Ferdinand - Si le soleil ne revenait pas - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells cirque de Creux de Champ le matinRamuz Charles Ferdinand – Si le soleil ne revenait pas : Dans un hameau du valais suisse, adossé à la montagne, le soleil n’est pas directement visible, caché par les crêtes, d’octobre à avril. Cet hiver-là, Anzevui, le vieux guérisseur, un peu sorcier, consulte un vieux livre et annonce que le soleil s’éteindra au printemps. Il faut dire que des signes sont là, de la guerre d’Espagne à une météo exceptionnelle. La menace de mort qui plane dans la petite communauté va bouleverser le comportement de ses membres. Certains cèdent à la panique, d’autres font des réserves et les jeunes gens se moquent du vieillard. Seule, Isabelle va se dresser contre la fatalité.

Une écriture volontairement rocailleuse et un impressionnant travail sur la syntaxe et le vocabulaire pour restituer le parler des gens d’alors. Cette édition numérique, réalisée à partir de la numérisation du Groupe des ebooks libres et gratuits, l’adapte et se conforme à la version révisée par l’auteur de 1941 (Mermod). Adapté au cinéma par Claude Goretta.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.

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Dickens et al., Charles – La Maison hantée, Contes de Noël

Dickens  et al., Charles - La Maison hantée, Contes de Noël - Bibliothèque numérique romande - Recent Runes Goff's Park House, Crawley, West SussexDickens et al., Charles – La Maison hantée, Contes de Noël : Lorsque six auteurs (Charles Dickens, Wilkie Collins, George Augustus Sala, Elizabeth Gaskell, Hesba Shelton et Adelaide Procter) décident d’écrire un roman à plusieurs mains, il en résulte des contes de Noël au parfum d’histoires de revenants : le narrateur, John, nous emmène dans l’univers de la campagne anglaise. Il doit s’y reposer quelque temps pour raison de santé et choisit, sur conseil d’amis, une maison « bien sous tous rapports ». Tel n’est pas forcément l’avis des gens du village qui la considèrent plutôt comme une maison hantée !

Ladite maison ne paie pas de mine et, au premier abord, cumule bien des défauts. John décide néanmoins de s’y installer, balayant les superstitions. Avec sa sœur, ils essaient, sans succès, de s’accommoder du personnel sur place qu’ils finissent par renvoyer au grand soulagement de ces derniers. Ils invitent alors pour les Fêtes de Noël quelques amis qui ne croient pas non plus aux fantômes et qu’une expérience originale tente beaucoup ! Au terme de ces quelques jours, chacun va livrer une part de lui-même sous forme de récits mêlant la fiction avec la réalité personnelle. Chacun de ces récits est un petit conte à lui tout seul dans lesquels les sens cachés nous invitent à une petite introspection sur nos peurs et sur le mystère de notre imagination. Ce livre tombe bien à propos en ce temps de Noël, blottis dans un bon canapé au coin du feu, accompagné de ces typiques douceurs anglaises. Bonne lecture !

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Robida Albert – L’Horloge des Siècles

Robida Albert - L'Horloge des siècles - Bibliothèque numérique romande - Vassil Mouvement d'HorlogeRobida Albert – L’Horloge des Siècles :

En pleine révolution sociale et industrielle de la fin du XIXe siècle, un cataclysme ébranle la planète. L’Horloge des siècles se détraque, le temps s’arrête et repart en arrière : “Le monde va à rebrousse-temps”.

Les survivants de la “Grande Épouvante” remontent désormais le temps, rajeunissent, retrouvent leurs aïeux comme par enchantement, en essayant d’oublier leurs fautes et leurs malheurs. Certains y trouvent leur compte, tel ce couple en instance de divorce qui retrouve l’amour qui les unissait dans leur jeunesse. D’autres sont moins chanceux, tel cet homme qui a fait fortune et se retrouve pauvre comme dans ses jeunes années, mais tous cherchent à trouver une entente dans ce mélange de générations et ces changements brutaux de situations, en évitant les erreurs de leur propre passé.

Quelques invraisemblances inévitables à ce genre littéraire n’empêchent pas de savourer des anecdotes rocambolesques et des envolées lyriques et satiriques désopilantes. C’est en outre une critique acerbe et visionnaire d’une société qui vise toujours le progrès, l’innovation, l’enrichissement, la rapidité, avec comme corollaires la pollution et la surpopulation, l’appauvrissement des sols.  En filigrane, c’est aussi une invitation à vivre plus sereinement, à éviter les guerres, les crises politiques et les conflits intergénérationnels.

Albert Robida est né en 1848 et mort en 1926, il est à la fois illustrateur, caricaturiste, journaliste et romancier. Son œuvre visionnaire l’apparente à Jules Verne, elle annonce celle de Philippe K. Dick et Wells. Il a illustré lui-même ses nombreux livres (environ 200) et participé à 70 revues de presse. Un auteur un peu oublié à redécouvrir…

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Rosny aîné J.-H. – Les Navigateurs de l’Infini

Rosny aîné J.-H. - Les Navigateurs de l'Infini - Bibliothèque numérique romande - NASA photo montrant l'atmosphère de MarsRosny aîné J.-H. – Les Navigateurs de l’Infini (suivi de Les Astronautes) : Le Stellarium ! Un vaisseau spatial et une découverte qui permet à trois hommes, de partir à la découverte de Mars. Un long voyage. À l’arrivée, une planète qu’ils vont explorer et dont ils découvrent les habitants, des êtres de différentes natures. Les Tripèdes, un race pacifique, ressemble le plus aux hommes. Les Zoomorphes, aux formes d’animaux préhistoriques de toutes tailles sont, eux composés d’une matière minérale. Ils envahissent peu à peu les territoires des Tripèdes. Et enfin, les Éthéraux, êtres aériens composés de rayonnements. Sera-t-il possible de communiquer avec eux ?

C’est avec les Tripèdes que les Terriens trouveront le plus de contact, grâce à leur moyen de communication par signaux de style Morse et leur intelligence immense : « Leurs visages même, malgré leurs six yeux et l’absence de nez, leurs visages dont la peau était nue, suggéraient je ne sais quoi d’homologue à notre espèce… » Les trois Terriens feront leur possible, grâce à leurs connaissances scientifiques, pour aider les Tripèdes à arrêter la progression destructrice des Zoomorphes, qui peu à peu anéantit une civilisation résignée et peu encline à l’initiative.

Le narrateur tombe amoureux d’une des créatures féminines, Grâce, la fille du Chef implicite. Après un deuxième voyage (chapitre Les Astronautes), accompagnés cette fois de la sœur d’un des héros dont le narrateur est aussi amoureux, les  trois astronautes rentreront sur Terre avec le chef des Tripèdes et sa fille Grâce, qui concevra sur Terre, « un enfant », simple émanation de leurs moments de tendresse et du désir de la mère.

Composé comme le livre de bord de leurs expériences scientifiques et surtout humanistes sur Mars, ce roman datant de 1925 est digne d’un Jules Verne, un des chefs d’œuvre de Rosny aîné où pour la première fois, l’écrivain utilise le terme « astronautique » et imagine un rapprochement entre un mâle terrien et une femelle extraterrestre. Il place au centre de ses livres la communication à l’autre, le risque de disparition d’une race à cause de l’impossibilité de comprendre l’autre (cf. la Mort de la Terre, les Xipéhuz).

Souvent publié sans deuxième partie, « Les Astronautes », nous vous proposons ce livre dans sa version intégrale.

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Rosny aîné, J.-H. – Les Xipéhuz

Rosny aîné J.-H. - Les Xipéhuz - Bibliothèque numérique romande - maquette Laura Barr-WellsRosny aîné, J.-H. – Les Xipéhuz : La tribu nomade de Pjehou achevait de traverser la forêt farouche de Kzour et tous, très las, rêvaient à l’étape proche. « La clairière apparut. La source charmante y trouait sa route… » Mais ! « une fantasmagorie se montra aux nomades. C’était d’abord un grand cercle de cônes bleuâtres, translucides, la pointe en haut, chacun du volume à peu près de la moitié d’un homme. Quelques raies claires, quelques circonvolutions sombres, parsemaient leur surface, et tous avaient vers la base une étoile éblouissante comme le soleil à la moitié du jour… »

C’est ainsi que les humains eurent leur premier contact avec des entités incompréhensibles à leur perception, ni végétales, ni animales mais clairement vivantes. Premier contact qui finit mal… Et les entités quoiqu’elles vivent pacifiquement dans leurs enclaves (si on ne les y dérange pas) annexent peu à peu tout le territoire des nomades.

Un roman préhistorique mais aussi un fantasy, avec la mise en scène des premiers extraterrestres « modernes ». Une surprenante mélancolie teinte ce court roman prenant : « Et pourtant, quand elle revint, la superbe, l’aimée, la pensive, la nuit, il tomba une ombre sur ma béatitude, le chagrin que l’homme et le Xipéhuz ne pussent pas coexister, que la vie de l’un dût être la farouche condition l’anéantissement de l’autre.. ». [La présente édition de la BNR s’appuie sur l’édition Albert Savine de 1888 (1887)].

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