Mason A. E. W. – Le Trésor de la Villa rose

Mason A. E. W. - Le Trésor de la Villa rose - Bibliothèque numérique romande - Morburre Lac du Bourget après l'OrageMason A. E. W. – Le Trésor de la Villa rose : Monsieur Ricardo a l’habitude de passer ses vacances dans la tranquille station thermale d’Aix-les-Bains. Il aime jouer au baccara à la Villa des Fleurs ou flâner dans les jardins et observer les joueurs. Mais, dans ce haut lieu de villégiature de l’aristocratie, se trame un complot savamment organisé. Entre cures thermales et tables de jeu, se tissent des liens qui aboutiront à un crime crapuleux et, au premier abord, inexplicable. (suite…)

Chateaubriand – Mémoires d’Outre-tombe (tome IV)

Chateaubriand - Mémoires d'Outre-ombe 4 - Bibliothèque numérique romande - photo Lise-Marie D.Chateaubriand – Mémoires d’Outre-tombe (tome IV) : Ce quatrième volume nous entraîne dans les coulisses du pouvoir sous la Restauration.

En 1814, le retour des Bourbons sur le trône occupé pendant dix ans par Napoléon fait renaître l’ambition de Chateaubriand, qui aspire à une brillante carrière d’homme d’État. Il perdra vite ses illusions. Louis XVIII, prudent et conciliateur, mène une politique de compromis, tant avec les anciens jacobins qu’avec les hommes de l’Empire, et n’accorde à l’écrivain qu’un poste intérimaire de ministre de l’Intérieur. (suite…)

Bakounine Michel – Les Ours de Berne et l’Ours de Saint-Pétersbourg

Bakounine Michel - Les Ours de Berne et l'Ours de Saint-Pétersbourg - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton portraitBakounine Michel – Les Ours de Berne et l’Ours de Saint-Pétersbourg : Dans cet essai, Bakounine se met dans la peau d’un patriote suisse déçu de constater que sa patrie obéit à des ordres d’expulsion de dictatures étrangères. Il cite trois exemples dans l’actualité de l’époque où la Suisse pourchasse et expulse des personnes venues chercher asile en Suisse, sur demande de gouvernements étrangers. Avec une grande ironie, Bakounine décrit ces cas où les principes mêmes de la République helvétique sont bafoués : « Aura-t-il (le gouvernement suisse) vraiment le courage de le livrer au tsar de Russie ? Nous allons lui donner un conseil : Qu’il le jette plutôt dans la fosse aux ours de Berne. Ce sera plus franc, plus honnête, plus court, et surtout plus humain. »

Puis il s’interroge sur l’efficacité démocratique du parlementarisme et de la « nouvelle » constitution helvétique de 1848 qui instaure le fédéralisme plutôt qu’une confédération d’états plus ou moins autonomes. Après 1848, une fois le suffrage universel établi, on crut avoir assuré la liberté des populations. Eh bien, ce fut une grande illusion ! En effet tout le mensonge du système représentatif repose sur cette fiction, qu’un pouvoir et une chambre législative sortis de l’élection populaire doivent absolument ou même peuvent représenter la volonté réelle du peuple. Mais les instincts de ceux qui gouvernent sont, à cause même de leur position exceptionnelle, diamétralement opposés. Quels que soient leurs sentiments et leurs intentions démocratiques, de la hauteur où ils se trouvent placés ils ne peuvent considérer la société autrement que comme un tuteur considère son pupille. Mais entre le tuteur et le pupille l’égalité ne peut exister. D’un côté, il y a le sentiment de la supériorité, inspiré nécessairement par une position supérieure ; de l’autre, celui d’une infériorité qui résulte de la supériorité du tuteur, exerçant soit le pouvoir exécutif, soit le pouvoir législatif. Une question qui reste d’actualité encore aujourd’hui…

Bakounine reconnait que 1848 a apporté une centralisation économique et politique nécessaire, mais il en mesure les inconvénients. Évoquant les soulèvements populaires qui, canton par canton, portèrent au pouvoir les radicaux, il écrit : Ces révolutions , ces soulèvements populaires telle est encore aujourd’hui l’unique forme de contrôle qui existe réellement en Suisse, l’unique borne qui arrête le débordement des passions ambitieux. En détruisant l’autonomie des cantons, en subordonnant les gouvernements cantonaux au pouvoir fédéral. Désormais, les révolutions cantonales, ce moyen unique dont disposaient les populations cantonales pour exercer un contrôle réel et sérieux sur leurs gouvernements, et pour tenir en échec les tendances despotiques inhérentes à chaque gouvernement, ces soulèvements salutaires de l’indignation populaire, sont devenues impossibles. En effet aujourd’hui, le Conseil fédéral a non seulement le droit, il a le devoir d’y envoyer autant de troupes fédérales, prises dans les autres cantons, qu’il sera nécessaire pour rétablir l’ordre public.

Tout pouvoir politique, quelle que soit son origine et sa forme, tend-il nécessairement au despotisme ? c’est l’opinion de l’anarchiste Bakounine. Il faut abolir complètement, écrit-il, dans le principe et dans les faits, tout ce qui s’appelle pouvoir politique ; parce que tant que le pouvoir politique existera, il y aura des dominateurs et des dominés, des maîtres et des esclaves, des exploiteurs et des exploités. Le pouvoir politique une fois aboli, il faut le remplacer par l’organisation des forces productives et des services économiques.

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Malot Hector – L’Auberge du Monde 3 Ida et Carmelita

Malot Hector - L'Auberge du Monde 3 Ida et Carmelita - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary Mouettes sur le LémanMalot Hector – L’Auberge du Monde Partie 3 Ida et Carmelita : Édouard Chamberlain a fui Paris et les infidélités de la marquise de Lucillière. Abasourdi, terrassé par le chagrin et l’humiliation, il trouve refuge à Glion, au-dessus de Montreux, sur les bords du lac Léman. Il espère y trouver la solitude et la liberté, loin de la vie mondaine et des trahisons. Mais il ignore qu’on l’a suivi depuis Paris. C’est le prince Mazzazoli et sa nièce, la belle Carmelita, qui arrivent un matin à Glion. L’hôtel n’a plus assez de chambres et le colonel n’a d’autre choix que de céder l’une des siennes. Une seule porte sépare désormais Carmelita de Chamberlain. Piégé, pourra-t-il résister aux plans du redoutable prince italien pour marier sa nièce ? Pourquoi Chamberlain disparaît-il brusquement ? Serait-ce pour aller se venger de la marquise de Lucillière ? Et que va machiner le baron Lazarus pour le mariage de sa fille Ida ? Pendant ce temps, Thérèse a grandi et embelli…

Écrite 3 ans avant le célèbre roman « Sans Famille », L’Auberge du Monde est un quadrilogie passionnante, qui dénonce l’arrivisime et la toute-puissance de l’argent.

Hector Malot (1830-1907)  fut un écrivain prolifique : une soixantaine de romans qui connurent de son vivant et jusque dans les années 1930 un grand succès et furent traduits dans de plusieurs langues.

Son œuvre s’inscrit dans la veine réaliste. À l’instar d’Honoré de Balzac, Malot représente la société contemporaine : Paris et la province, notamment sa chère Normandie, les différentes classes sociales et plus particulièrement la bourgeoisie. (Source Wikipédia).

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Erckmann-Chatrian – Autres contes des bords du Rhin

Erckmann-Chatrian - Autres contes des bords du Rhin - Bibliothèque numérique romande - Palacre Le Rhin au RohrschollenErckmann-Chatrian – Autres contes des bords du Rhin : Myrtille, l’orpheline gypsie, élevée chez les gadjos, pourra-t-elle oublier le goût de la liberté ? Selsam pense soigner par la dissonance l’amour excessif pour la musique de la vieille Annah Wunderlich  : est-ce une bonne idée ? Bien avant les westerns, assistez au duel épique de deux buveurs de bière : qui roulera sous la table et qui récupérera La Pêche miraculeuse, le tableau inachevé du maître Van Marius ? Dans les hauts de Neuchâtel, Rœsel, la jeune aveugle, Reine des Abeilles, a réalisé un lien étrange avec les essaims qu’elle élève. Dans la Kasba, le lieutenant Castagnac, adepte du Talion, a su tuer, d’un seul mot, Dutertre, son ennemi : comment le confondre ? Théodore Blitz, l’organiste est-il un esprit dérangé ou peut-il sentir les esprits et les forces élémentaires, Le Blanc et le Noir qui parcoure notre univers ? Une dizaine de bambins ont disparu sans laisser de trace : qu’en fait la Voleuse d’enfants ? Le Cabaliste Hans Veinland qui a dû fuir à Paris, veut se venger : un adepte de Mithras a-t-il des ressources insoupçonnées ? Huit contes, publiés dans le même recueil que Le Trésor du vieux Seigneur, tour à tour fantastiques, émouvants ou terrifiants qui interrogent sur les forces inconnues qui s’expriment au-delà du monde matériel.

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Hugo Victor – Victor Hugo en Suisse

Hogo Victor - Victor Hugo en Suisse - Bibliothèque numérique romande - gravure Vevey au 19e siècleHugo Victor – Victor Hugo en Suisse : En 1825, Victor Hugo avait eu l’idée avec Charles Nodier de publier la relation du voyage qu’il comptait faire au Mont-Blanc avec sa famille. Le voyage se fit, mais l’éditeur ayant eu des difficultés, ces relations ne se publièrent que par morceaux, dans diverses revues. Plus tard, Victor Hugo effectua d’autres voyages…

Dans ce périple en Suisse de 1839 – descendant depuis l’Allemagne vers Nice au climat plus clément –  et dont certaines étapes sont restées à l’état de notes – Victor Hugo nous écrit : « Je veux tout voir, et je regarde autant le bord du chemin que le bord du ciel. Et puis, ce sont des scènes domestiques où se révèlent les originalités locales. […] plutôt curieux qu’archéologue, plutôt flâneur de grandes routes que voyageur, je suis un grand regardeur de toutes choses, rien de plus, mais je crois avoir raison ; toute chose contient une pensée ; je tâche d’extraire la pensée de la chose. C’est une chimie comme une autre. Tout cela m’amuse et me ravit. […] À Freiburg, j’ai oublié longtemps l’immense paysage que j’avais sous les yeux pour le carré de gazon dans lequel j’étais assis. C’était sur une petite bosse sauvage de la colline. Là aussi, il y avait un monde. […] En somme, cet univers-là est aussi grand que l’autre. […] À Rheinfelden, les exubérantes enseignes d’auberge m’ont occupé comme des cathédrales ; et j’ai l’esprit fait ainsi, qu’à de certains moments un étang de village, clair comme un miroir d’acier, entouré de chaumières et traversé par une flottille de canards, me régale autant que le lac de Genève. »

(suite…)

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