Bibliothèque numérique romand
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Rambert Eugène – Les Alpes suisses (5ème série)

Rambert Eugène - Les Alpes Suisses 5 - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie S.Rambert Eugène – Les Alpes suisses (5ème série) : Cette cinquième et dernière série des Alpes suisses nous narre d’abord le journal d’une marmotte philosophe. Après avoir été capturé par les humains, ce solitaire est l’objet du rejet de ses congénères car le collier dont il ne peut se débarrasser est imprégné de l’odeur de l’homme. Il questionne le « Grand Sommeil » qui atteint son espèce et se demande si vraiment le monde et la succession des jours et des nuits s’arrête durant cette période. Il souhaite sans y parvenir éviter de s’endormir en hiver pour « savoir ». Non dénué d’anthropocentrisme, ce conte enlevé est plein de charme. La deuxième partie reprend l’histoire des Landsgemeinde, ces assemblées où le peuple entier d’un Canton suisse (enfin, les hommes, à l’époque) se réunit pour régler les affaires de l’État. (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – Présence de la Mort

Ramuz Charles Ferdinand - Présence de la Mort - Bibliothèque numérique romande - Maquette et photo Laura Barr-WellsRamuz Charles Ferdinand – Présence de la Mort : Suite à un accident gravitationnel, la Terre tombe vers le Soleil. Sur les rives du Léman, dans la région de Lausanne, c’est l’été : il fait chaud, 36 degrés à l’ombre mais la vie se poursuit comme à l’ordinaire. Cette nouvelle, apocalyptique, que publie le journal, faut-il y croire ? mais non… ce n’est qu’une vague de chaleur qui passera… Cependant le thermomètre grimpe toujours plus haut : 38, 39, 40 degrés. Le ciel devient blanc. Les sources tarissent. On entend des bruits sourds. Des failles s’ouvrent, des gaz et des feux souterrains s’échappent. Les glaciers fondent et le niveau du lac commence à monter, inexorablement… Ses eaux prennent la couleur du sang brun. Les hôpitaux sont pleins, les passants tombent dans les rues. Face à l’inéluctable, faut-il encore travailler ? Pourquoi ne pas prendre l’argent où il est ? Dans les banques, par exemple… (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – Une Main

Ramuz Charles Ferdinand - Une Main - Bibliothèque numérique romande - Chaurel Chablière sous la neigeRamuz Charles Ferdinand – Une Main : Ramuz vient d’emménager dans sa maison de la Muette à Pully lorsqu’il se casse le bras et reste immobilisé plus de deux mois. Dès qu’il peut reprendre l’écriture, il note toutes les sensations et les impressions qu’il a ressenties lors de cette épreuve. Plus qu’un journal de ses maux, c’est une réflexion générale sur la vie, sur l’écriture. L’aventure, banale en soi, prend une ampleur universelle. Ramuz doit apprendre la patience, la dépendance, l’humiliation des scènes de rééducation (racontées avec humour), supporter sa maladresse et son inactivité. (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – Lettre à Henry-Louis Mermod

Ramuz Charles Ferdinand - Lettre à Henry-Louis Mermod - Bibliothèque numérique romande - Chaurel Rives du Léman vu du voisinnage de la maison RamuzRamuz Charles Ferdinand – Lettre à Henry-Louis Mermod : Ramuz envoie une lettre à son éditeur suisse Henry-Louis Mermod. « Publier suppose public », lui écrit-il. L’écrivain, comme l’homme, se sent poussé à justifier ses choix face aux critiques. Comme il ne veut pas écrire pour un public instruit, ces gens du peuple dont il reprend le langage le lisent-ils ? Heureusement non, dit-il… Car ils échappent au savoir « scolaire » qui ne forme pas, mais déforme. Une certaine école ne reconnaît pas la différence, les dons plus subtils de ceux qui ne sont pas scolaires. Pourtant, ils ont d’autres valeurs : de l’expérience, un métier. Ils utilisent parfois des de sens très développés non reconnus : « l’école se méfie extrêmement des sens comme susceptibles justement de fournir à l’individu des renseignements qu’elle ne peut pas contrôler. …  (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – Lettre à Bernard Grasset

Ramuz Charles Ferdinand - Lettre à Bernard Grasset - Bibliothèque numérique romande - Anne Van de Perre La pleine vue des crêtesRamuz Charles Ferdinand – Lettre à Bernard Grasset : « Nous n’avons pas eu de 17ème siècle ; car alors nous étions Bernois, c’est-à-dire complètement muets, inexistants. Et c’est précisément pendant ce temps, que la langue « française » prenait sa forme définitive. J’aime votre 17ème siècle, j’aime le français, un certain « français » dont il a définitivement sanctionné l’usage, mais n’y puis voir pourtant (parce que je viens du dehors) qu’un phénomène tout occasionnel, tout contingent (qui aurait pu ne pas se produire), et qui précisément, pour ce qui est de nous et de moi, ne s’est pas produit. Précisément pour ces mêmes raisons, je me refuse de voir dans cette langue « classique » la langue unique, ayant servi, devant servir encore, en tant que langue codifiée une fois pour toutes, à tous ceux qui s’expriment en français. (suite…)

Renard Jules – Poil de Carotte

Renard Jules - Poil de Carotte - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton illustrations pour Poil de CarotteRenard Jules – Poil de Carotte (avec 50 illustrations de Félix Vallotton) : François Lepic – dans ces récits où Jules Renard évoque son enfance ­– vit avec sa famille à la campagne.  Surnommé « Poil de Carotte à cause de ses cheveux roux et de ses taches de rousseur, il est rudoyé par sa mère et victime des tracasseries de ses frères et sœurs. Face à l’injustice, il lui reste la ruse et les bêtises, une stratégie de survie contre la maltraitance dont il est lui-même victime … et bourreau, lorsqu’il se retourne contre de petits animaux. Dans ces récits drôles ou cruels, le lecteur, entre rires et larmes, ne manquera pas d’être ému à la lecture de ce recueil intemporel. (suite…)

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