Renfer Werner – Blosse La Tentation de l’Aventure

Blosse, La Tentation de l'Aventure - Werner Renfer - Bibliothèque numérique romande - photo Christine HugueninRenfer Werner – Blosse La Tentation de l’Aventure Du vain travail de voir divers pays : Blosse et son chapeau pointu annoncent le printemps, dit-on à la ferme… Quel plaisir de rire de lui et de son allure un peu étrange!

L’aventure, ce peut-être tout près, pourquoi pas au funiculaire du Mont-Soleil juste à côté ? En Suisse, écrit Werner Renfer, les pendules sont à l’heure, les trains aussi, et le funiculaire n’a jamais déraillé. Et pourtant ? Si cela arrivait alors qu’il était dedans ? L’aventure est-elle à Paris, dont il revient ? Ou dans ce Jura, où tout semble immobile, mais où les funiculaires peuvent dérailler ?

Werner Renfer, né à Corgémont en 1898, titulaire d’un diplôme d’ingénieur agronome fut journaliste, rédacteur au Jura Bernois puis au Paysan jurassien, fut aussi un écrivain dont l’œuvre est injustement tombée dans l’oubli. Il est l’auteur de plusieurs nouvelles dont nous vous avons déjà proposé Hannebarde. Il est décédé à 38 ans en 1936. La Bibliothèque numérique romande est fière de participer à la redécouverte de cet écrivain et poète jurassien.

Téléchargements : ePubPDFPDF A5Kindle-Mobipocket – HTMLword-ODT

Rousseau Jean-Jacques – Du Contrat social

Du Contrat social Jean-Jacques Rousseau Bibliothèque numérique romande Île Rousseau Genève photo Sylvie SavaryRousseau Jean-Jacques – Du Contrat social ou principes  du droit politique : Œuvre audacieuse et révolutionnaire, le Contrat Social (1762) est le prolongement de la réflexion inaugurée dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité (1755). Partant de la constatation que “L’homme est né libre et partout il est dans les fers”, Rousseau y développe les concepts-clés de sa philosophie politique, à savoir la souveraineté populaire, la volonté générale, la liberté et l’égalité devant le droit, et démontre de façon magistrale que seul un pacte social librement consenti par tous assure à l’État sa légitimité: “Afin donc que le pacte social ne soit pas un vain formulaire, il renferme tacitement cet engagement qui seul peut donner de la force aux autres, que quiconque refusera d’obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps : ce qui ne signifie autre chose sinon qu’on le forcera d’être libre; car telle est la condition qui donnant chaque citoyen à la patrie le garantit de toute dépendance personnelle; condition qui fait l’artifice et le jeu de la machine politique, et qui seule rend légitimes les engagements civils, lesquels sans cela seraient absurdes, tyranniques, et sujets aux plus énormes abus.”

Le vent de contestation qui souffle dans ces pages a contribué à faire de ce court traité l’un des textes fondateurs de la modernité politique. Rousseau y croise le fer avec les philosophes de l’Antiquité et de la Renaissance comme avec ceux de son temps; il s’arrête longuement sur l’histoire de Rome et d’Athènes, cite les cas de Venise et de bien d’autres grandes puissances; mais ce faisant, il puise aussi dans son vécu personnel des arguments qui prêtent à sa démonstration une grande force de conviction. À lire ou relire le Contrat social, on prend en effet conscience que le rayonnement de cette œuvre universelle n’est pas étranger à un certain cachet local, et que cet ouvrage majeur n’aurait peut-être pas été tout à fait ce qu’il est si son auteur ne se fût considéré, avant toute chose, comme un citoyen de Genève: “Né citoyen d’un État libre, et membre du souverain, quelque faible influence que puisse avoir ma voix dans les affaires publiques, le droit d’y voter suffit pour m’imposer le droit de m’en instruire. Heureux, toutes les fois que je médite sur les gouvernements, de trouver toujours dans mes recherches de nouvelles raisons d’aimer celui de mon pays!”

Téléchargements : ePubPDFPDF A5Kindle-Mobipocket – HTMLword-ODT

Reymond Lucien – Les Colons de la Vallée de Joux

Les Colons de la Vallée de Joux - Lucien Reymond - Bibliothèque numérique romande - Johann Ludwig Aberli, Heinrich Rieter der Ältere Lac de Joux  Le Pont en 1782Reymond Lucien – Les Colons de la Vallée de Joux : Paris, 1572: la paix de Saint-Germain en Laye, signée deux ans auparavant entre catholiques et protestants, n’a pas satisfait les ultras et le climat s’alourdit progressivement. Les de Richardon, de fervents huguenots originaires du Languedoc, s’inquiètent. Mathilde de Richardon doit subir les sollicitations importunes du duc d’Épernon alors qu’elle aime son jeune cousin. Les massacres de la Saint-Barthélemy les jettent sur la route de l’exil. Ils se dirigent vers la Franche-Comté et la Vallée de Joux.

La Vallée de Joux a vu ses premiers habitants au 12e siècle, notamment des “moines blancs” appelés par Ebald Ier, sire de Grandson et de La Sarraz. Vendue, en 1344, aux ducs de Savoie, “La Vallée” a été annexée par les Bernois avec le reste du Pays de Vaud, en 1536. L’Abbaye est détruite et les habitants, soulagés de voir se terminer les vexations du monastère du Lac, acceptent, sans réellement rechigner, la religion réformée bernoise. Quarante ans plus tard, les massacres de la Saint-Barthélemy provoquent une première vague d’immigration huguenote, à laquelle se rattachent les de Richardon de ce roman. Elle sera suivie d’une deuxième vague d’immigrés, lors de la révocation de l’Édit de Nantes, qui sera le prélude au développement de l’horlogerie dans “La Vallée” aux débuts du 18e siècle.

L’aventure de la fuite de cette famille de Richardon, narrée par Lucien Reymond, de façon parfois un peu convenue mais riche en péripéties, reste intéressante par la description détaillée du cadre et des événements de cette période troublée comme celle des origines de “La Vallée”.

Téléchargements : ePubPDFPDF A5Kindle-Mobipocket – HTMLword-ODT

Hodler Ferdinand – La Mission de l’artiste

La MIssion de l'Artiste - Ferdinand Hodler - Bibliothèqu numérique romande - Hodler Ferdinand – La Mission de l’artiste : Hodler, un artiste engagé ? N’allez pas chercher dans ce texte un tel engagement dans le sens où nous l’entendons aujourd’hui*. Considérez plutôt cet essai comme une réflexion sur la démarche artistique. L’artiste a pour rôle, commence Ferdinand Hodler, de faire valoir la nature en en dégageant la beauté essentielle. Mais pour cela, l’émotion de l’artiste, ce qu’il ressent et peut transmettre, sont déterminants : on reproduit ce que l’on aime.

Puis Hodler se penche sur la pratique de la peinture. L’œil, d’abord : la vision doit être éduquée pour apprendre à voir les formes, les contours, les volumes et les proportions, mais aussi la couleur, ses rapports et ses teintes, et enfin la lumière. Voir, c’est donc connaître.

De cette vision, comment reproduire la nature dans une œuvre en deux dimensions ? Hodler détaille successivement le traitement de la forme, traduite dans le trait et les rapports de clair/obscur qui devront exprimer les largeurs, les élévations et les profondeurs. Puis les couleurs, leurs accords, répétitions et nuances. Et enfin, la composition, la recherche des parallélismes, des symétries dans la nature. Alors, l’œuvre révélera un nouvel ordre perçu des choses et sera belle par l’idée d’ensemble qu’elle dégagera. Mais, écrit-il aussi, il n’est pas toujours si facile qu’il le semble de faire simple.

Ferdinand Hodler (1853-1918), né à Berne, s’installe à Genève dès la fin de son apprentissage. Inspiré d’abord du réalisme suisse (Albert Anker), il s’ouvre à d’autres horizons à la suite d’un voyage en Espagne puis se tourne vers le symbolisme qui inspire une composition, La Nuit, qui fera sensation. On nous reprochera peut-être de n’avoir pas illustré cet essai de quelques-unes de ses œuvres les plus connues, comme Le Bûcheron. C’est aussi pour démontrer que cet artiste ne se laisse pas enfermer dans des schémas nationaux où certains voudraient le cantonner et qu’il fut, aussi, un grand paysagiste. (*Hodler s’est toutefois engagé en dénonçant, en 1914, les pilonnages de l’armée allemande sur Reims. Il fut d’ailleurs exclu, en représailles, des sociétés artistiques allemandes.)

Téléchargements : ePubPDFPDF A5Kindle-Mobipocket – HTMLword-ODT

Anthologie – La Paix

La Paiix - Anthologie - Bibliothèque numérique romande - couverture réalisée par les participants de l'atelier Booksprint de mai 2015Anthologie – La Paix : Que peuvent avoir en commun Érasme, Emmanuel Kant, Victor Hugo, Léon Tolstoï, Romain Rolland, Albert Einstein, Sigmund Freud, Gandhi, Margaret Mead, Albert Camus, Nelson Mandela, Boris Vian, et bien d’autres ? Ils se sont tous engagés, avec des modalités diverses, pour la Paix. Ils se sont opposés à la guerre et à des conflits qu’ils affirmaient, chacun dans son époque et dans son contexte, ne pas être une fatalité et une solution inévitable liée aux circonstances comme à la nature de l’homme. Bien plutôt la guerre contribuait à la destruction de l’humanité et rien ne pouvait la justifier.

C’est donc un choix de ces différents engagements que nous vous proposons dans cette anthologie pour LA PAIX, effectuée lors des Rencontres de Genève Histoire et Cité de mai 2015 «Construire la Paix». Ce livre numérique a été réalisé essentiellement en trois jours, par les participants de l’atelier «Booksprint» organisé par Infoclio.ch,  la Faculté des lettres de l’Université de Genève et la Bibliothèque numérique romande. Trois jours durant, les participants ont abordé toutes les étapes de production d’un livre numérique: choix des textes, numérisation, mise en page, correction des épreuves, et la réalisation finale d’une publication en différents formats.

Téléchargements : sur le site d’Infoclio.ch

Huguenin Oscar – Derniers Récits

Derniers Récits - Oscar Huguenin - Bibliothèque numérique romande - photo Chriusha   Fussgängerbrücke über die Areuse in den Gorges de l’Areuse bei Brot-Dessous Huguenin Oscar – Derniers Récits : 1907, Oscar Huguenin, l’instituteur et conteur de Boudry s’est éteint depuis trois ans. Ses amis publient un recueil posthume que nous vous présentons ici. Au fil des pages, vous vivrez en direct les mémoires d’un inondé lors de la crue de l’Areuse, les déboires de Jaquet avec sa malencontreuse boule de neige dans la cheminée de M. Nestor, les malheurs de Justin qui, au lieu de faire sa cour, est pris d’un sommeil incoercible lors des veillées, les élans de cœur de la tante Julie, la brouille entre Siméon et son neveu sur les mérites respectifs de la montre à cylindre et des systèmes à ancre, une défense du romanche confronté à l’avancée irrésistible des « grognements des ours de Berne », des récits d’excursion à la Töpffer pleins d’humour et des souvenirs d’enfance empreints de nostalgie …et bien d’autres récits toujours aussi bien contés. Précédés d’une biographie de l’auteur par César Matthey.

Téléchargements : ePubPDFPDF A5Kindle-Mobipocket – HTMLwors-ODT

Pin It on Pinterest