Staël-Holstein Germaine de – Considérations sur les principaux événemens de la révolution françoise (partie 4-6)

Staël-Holstein Germaine de - Considérations sur les principaux événemens de la révolution françoise 4-6 - Bibliothèque numérique romande - François Bouchot Le général Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents, à Saint Cloud, 10 novembre 1799Staël-Holstein Germaine de – Considérations sur les principaux événemens de la révolution françoise (partie 4-6) : « J’ai quatre ennemis, disait Napoléon, la Prusse, la Russie, l’Angleterre et Mme de Staël. » Cette célèbre boutade en dit long sur une intellectuelle hors du commun qui fut non seulement à l’avant-garde du romantisme français, mais un écrivain engagé, une des pionnières du libéralisme et la plus farouche opposante au régime de censure du Premier Empire.

Entamées sur le tard, à partir de 1812-1813, alors que Mme de Staël était encore en exil en Angleterre, les Considérations représentent le testament d’une femme qui fut, avec Chateaubriand, l’un des grands témoins de son temps. L’auteure y traque le despotisme sous toutes ses formes, pointe du doigt l’absolutisme de l’ancien régime aussi bien que les débordements des jacobins et dénonce avec une égale vigueur l’atteinte à la liberté de la presse sous Napoléon. (suite…)

Staël-Holstein Germaine de – Considérations sur les principaux événemens de la révolution françoise (parties 1-3)

Staël-Holstein Germaine de - Considérations sur les principaux événemens de la révolution françoise  1-3 - Bibliothèque numérique romande - Jean-Pierre Houël La Prise de la BastilleStaël-Holstein Germaine de – Considérations sur les principaux événemens de la révolution françoise (parties 1-3) : « Née le 22 avril 1766, rue de Cléry, à Paris, Anne Louise Germaine Necker avait huit ans lorsque Louis XVI fut couronné et vingt-six au moment où tomba la tête de Louis Capet. C’est dire qu’elle a déroulé ses années d’enfance et de jeunesse au crépuscule de l’Ancien Régime et au cœur de la Révolution. » (Winock 15) En 1789, Germaine Necker de Staël a donc vingt-trois ans. Issue de la classe bourgeoise, fille unique du banquier genevois Jacques Necker, directeur des Finances de Louis XVI, elle est depuis trois ans l’épouse du baron Magnus de Staël-Holstein, ambassadeur de Suède, de 27 ans son aîné. Bien que ce mariage de raison lui ait apporté son titre de noblesse, elle a conscience d’appartenir depuis toujours à cette aristocratie de l’esprit qui fait d’elle une authentique héritière des Lumières. (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – La Séparation des races

Ramuz Charles Ferdinand - La Séparation des races - Bibliothèque numérique romande - Chaurel Massif des Diablerets vu du PillonRamuz Charles Ferdinand – La Séparation des races : C’est la fin de l’été sur un haut alpage valaisan. De part et d’autre de la montagne, qui marque la frontière des langues, des religions et des coutumes, les hommes s’activent avant de faire redescendre le bétail pour l’hiver. Firmin, un berger romand, se souvient qu’il y a longtemps, « ceux de l’autre côté » leur avait pris un morceau de pâturage. L’alcool aidant, il fomente le projet d’enlever Frieda, une jeune fille qui vit sur l’alpage du côté alémanique. (suite…)

Ramuz Charles Ferdinand – Les Signes parmi nous

Ramuz Charles Ferdinand - Les Signes parmi nous Bibliothèque numérique romande - Chaurel L'Île de l'Arbre à Villeneuve un matin d'hiverRamuz Charles Ferdinand – Les Signes parmi nous : Fin juillet 1918, un colporteur biblique nommé Caille, va de fermes en maisons de village, en passant aussi par les champs, le lac et l’usine. Il rencontre ainsi tous les habitants, enfants, ménagères, ouvriers, vignerons, pêcheurs et paysans, à qui il essaie de transmettre le message de l’Apocalypse de Jean : « Les Signes sont parmi nous ». Certains l’écoutent, d’autres le rejettent, mais tous l’entendent et l’interprètent à leur manière. Puis tout à coup, les éléments naturels se déchaînent, le ciel s’assombrit, la chaleur s’intensifie, la pluie tombe à verse, les ouvriers de la verrerie se sont mis en grève et défilent à grand bruit, partout les gens meurent brusquement d’une étrange maladie, est-ce l’Apocalypse annoncée par Caille ? (suite…)

Huguenin Oscar – Nos vieilles Gens

Huguenin Oscar - Nos vieilles Gens - Bibliothèque numérique romande - Chaurel La Sagne en hiverHuguenin Oscar – Nos vieilles Gens : Dans ces quatre nouvelles parues en 1900, Oscar Huguenin évoque la vie simple du Jura neuchâtelois, toujours avec générosité, tendresse et légère ironie. Le parler des « Hauts » dont il entremêle ses dialogues leur est un ajout savoureux. Dans L’Apprenti tailleur, une famille de La Sagne se demande à qui confier la confection de deux nouveaux costumes. Au vieux « cosandier », plus très à la mode, ou au nouveau tailleur ? Dans L’Oncle du Brésil, les héritages ne sont pas toujours ceux que l’on imagine. Avec Pour la pipe que ne ferait-on pas pour fumer tranquillement sa bouffarde ? Enfin, avec La Guerre civile, la Guerre des Femmes du Locle en 1738 fit bien des victimes parmi les jeunes gens. Il fallut l’intervention du Conseil d’État neuchâtelois pour mettre fin à ce conflit. (suite…)

Guillaume James – Bakounine : Notice biographique

Guillaume James - Bakounine : Notice biographique - Bibliothèque numérique romande - Maquette Laura Barr-.WellsGuillaume James – Bakounine : Notice biographique: James Guillaume, un militant libertaire suisse dans l’Internationale, écrivain et traducteur (nous avons publié sa traduction de Gottfried Keller Les Gens de Seldwyla) a toute sa place parmi les auteurs romands de la Bibliothèque numérique romande. Fils de George, fabricant en horlogerie puis conseiller d’État neuchâtelois, et de Marie Suzanne Glady, né à Londres en 1844, il fonde en 1866, avec Constant Meuron, la section locale de l’Internationale dont il devient l’un des principaux dirigeants dans le Jura. Gérant de l’imprimerie paternelle à Neuchâtel (1869-1872), gagné aux idées de Bakounine, il contribue grandement à la création de la Fédération jurassienne avec Bakounine à partir de 1872. (suite…)

Pin It on Pinterest