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Develey Emmanuel – Les Égyptiens sur les Bords du Lac Léman

Develey Emmanuel - Les Égyptiens sur les Bords du Lac Léman - Bibliothèque numérique numérique romande - photo Sylvie Savary Tour du Château Saint-Maire LausanneDeveley Emmanuel – Les Égyptiens sur les Bords du Lac Léman ou Sébastien de Montfaucon, dernier évêque de Lausanne (Chronique du Commencement du 16e siècle) : Lausanne, 1526 : que viennent faire des Égyptiens au bord du Lac Léman ? Qui plus est à une époque où de plus en plus de catholiques, lassés des mœurs dissolues du clergé, se tournent vers la Réforme ? C’est à travers une histoire à rebondissements qu’on le saura ! Les protagonistes : Sébastien de Montfaucon, prince-évêque de Lausanne, davantage intéressé par ses plaisirs que par le bien de la religion, son neveu Édouard, amoureux de la belle Victorine Lullin dont le père est un réformé genevois convaincu. Ajoutez-y un pseudo-chanoine qui assassine sans scrupule, un enlèvement, des courses-poursuites, le dédale des souterrains lausannois… et le duc de Savoie qui veut sa part de pouvoir.

Des anecdotes rocambolesques qui sont prétexte à un récit historique très documenté de cette époque charnière qui voit l’entrée de la Réforme en Pays de Vaud, et l’indépendance des villes s’imposer contre le duché de Savoie. Il se terminera par la fuite, le 13 mai 1536, du dernier évêque de Lausanne, Sébastien de Montfaucon, devant les troupes bernoises.

Emmanuel Develey est né à Payerne en 1764. Après des études de mathématiques et de physique à Genève et à Paris, il revient s’établir à Lausanne, où il sera professeur de physique, mathématiques et astronomie, puis recteur. Partisan de la Révolution dès 1789, il siège au comité de réunion en janvier 1798, est membre de la Société des amis de la liberté, club aux idées avancées. Membre de sociétés savantes en France, Saxe, Russie, Develey eut une réputation de pédagogue dans toute l’Europe. Il est décédé à Lausanne en 1839 (source de la biographie : Dictionnaire historique de la Suisse).

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Combe T. – Village de dames

Village de Dames - T. Combe - Bibliothèque numérique romande - photo Heinrich Gerber Le Peu-Péquignot près de NoiirmontCombe T. – Village de dames : Mlle Alyse est face à un défi. Comment louer les maisonnettes de l’ancien établissement de santé de son père que les gens du pays appelaient docteur Typhoïde ? Elle a beau passer des annonces, les candidats ne se bousculent pas. Peu à peu et au fil de locations, se constitue dans ce petit hameau des hauts neuchâtelois une communauté de femmes, un « Village de Dames », comme on se met à l’appeler. T. Combe nous entraîne, avec un regard malicieux et bienveillant, dans ses replis, dans les arcanes des relations quotidiennes, des amitiés et des querelles intestines de cette communauté si tranquille et si proprette en surface.

En cinq nouvelles reliées les unes aux autres par le fil narratif, elle nous fait découvrir le charme désuet de ces histoires de femmes qui tentent de remplir leur vie de « non mariées » : célibataires « vieilles filles », veuves, ou abandonnées, malgré une condition et des conventions qui leur imposent oisiveté et futilité. Les péripéties ne manquent pas et T. Combe sait observer et nous dépeindre leurs travers, comme leurs héroïsmes du quotidien. Et bien sûr, les loups vont débarquer dans la bergerie…

T. Combe, de son vrai nom Adèle Huguenin-Vuillemin, née au Locle, en 1856, dans une famille d’horlogers, fut institutrice à 16 ans. C’est pour compléter son revenu qu’elle se mettra à écrire à 21 ans, avec succès.  Elle séjournera à Londres puis à Paris. Revenue en Suisse, elle sera une écrivaine et conférencière renommée, chrétienne, féministe, militante contre l’alcoolisme. Elle adhérera, à 57 ans, au parti socialiste (favorable au suffrage féminin). Elle décède dans sa maison des Brenets à 77 ans en 1933.

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Huguenin Oscar – Madame l’ancienne

Madame l'ancienne - Oscar Huguenin - Bibliothèque numérique romande - photo Roland Zumbuehl Église réformée de La SagneHuguenin Oscar – Madame l’ancienne : Une maîtresse femme, l’Augustine ! Épouse d’un « ancien » d’église, elle gère sa maisonnée avec compétence et poigne. Autoritaire ? En tous cas, André Jacot, son mari, a appris diplomatie et concessions… Et Henri, son fils, a dû calquer ses ambitions aux visions de sa mère.

Mais le voici amoureux ! Madame l’ancienne doit-elle décider pour lui ? Et si la jeune fille qu’il aime n’allait pas convenir à l’Augustine ?

Une histoire des « Hauts » de Neuchâtel, à la Sagne, une région proche de la frontière du Jura français, où vivent dans ce pays aux rudes hivers, les « montagnons ». Oscar Huguenin nous dépeint de manière vivante la vie au quotidien de ces paysans horlogers du début du 18e siècle. S’ajoute au charme de son récit le langage imagé et savoureux, truffé de « neuchâteloiseries » du Haut, dont les expressions sont encore souvent employées aujourd’hui. On a envie de le lire à haute voix, avec l’accent, « qué ».

Oscar Huguenin est né à la Sagne, en 1842, dans une famille d’horlogers. Doué pour les études et le dessin, il devint néanmoins horloger comme ses parents jusqu’à l’âge de 18 ans. Le pasteur de sa paroisse le décide alors à faire des études d’instituteur. Dès lors, il partage sa vie entre l’enseignement et le dessin, sa passion. Des soucis de santé l’obligent à marquer le pas. Il se plonge dans la lecture : Töpffer, Cooper, Erckmann-Chatrian, Jérémias Gotthelf et surtout Charles Dickens, son auteur favori. Devenu professeur de dessin et installé avec sa famille à Boudry, dans le climat plus clément du bord du lac de Neuchâtel, il étudie les archives de la commune et publie, à 42 ans, son premier roman, l’Armurier de Boudry. Il écrira de nombreux romans décrivant « l’ancien temps », dont l’action est souvent située à la Sagne. La maladie finit par triompher et il décède en 1903.

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Rousseau Jean-Jacques – Rousseau juge de Jean-Jacques

Rousseau juge de Jean-Jacques - Jean-Jacques Rousseau - Bibliothèque numérique romande - Allan Ramsay Rousseau en costume arménien rousseau écrivant une partition de musique Montjoye Maquette Laura Barr-WellsRousseau Jean-Jacques – Rousseau juge de Jean-Jacques, dialogues : De retour à Paris en 1770 après huit ans d’exil, Rousseau, qui vit modestement de son métier de copiste, est invité dans les salons à lire des extraits de ses Confessions. Contre son attente, ces lectures semi-privées se heurtent au silence gêné des auditeurs. Craignant les révélations compromettantes pour elle-même et ses amis philosophes, Mme d’Epinay, son ancienne protectrice, les fait interdire. Se sentant trahi et espionné de toute part, Rousseau passe alors à l’offensive et, reprenant la plume, compose ses Dialogues. Ce long travail d’apologie l’occupera par intermittence de 1772 à 1776, mais ne paraîtra qu’à titre posthume. Persuadé, non sans raison, qu’il est victime d’un vaste complot occulte et que des ennemis anonymes cherchent à détruire son œuvre en publiant sous son nom des textes dont il n’est pas l’auteur, Rousseau se constitue à la fois juge, avocat et partie et met en scène le procès qu’on lui refuse dans la réalité. Son plaidoyer, organisé en trois Dialogues, oppose deux personnages : un certain « Rousseau », qu’il ne faut pas confondre avec l’auteur, mais qui connaît parfaitement ses écrits ; en face de lui, un Français, porte-parole naïf de toutes les calomnies qui circulent au sujet du dénommé « Jean-Jacques », tiers absent et unique objet de ces débats.

Dans le Premier Dialogue, Le Français, qui n’a jamais vu ni lu « Jean-Jacques », déclare qu’il est un « monstre exécrable », un imposteur et un plagiaire. « Rousseau » riposte non sans ironie que l’auteur de La Nouvelle Héloïse et de l’Émile ne saurait être celui des crimes qu’on lui impute. Il y aurait donc deux « Jean-Jacques »… Pour éclairer ce mystère, ils conviennent, l’un d’aller lui rendre visite, l’autre de lire ses livres. « Rousseau » rapporte dans le Deuxième Dialogue que l’individu qu’il a rencontré n’a rien d’un criminel. C’est un honnête homme, un innocent, un rêveur timide et maladroit, qui se considère avant tout comme « le peintre de la nature et l’historien du cœur humain ». Dans le Troisième Dialogue, contrepartie intellectuelle du portrait moral qui précède, le Français, qui a enfin lu « Jean-Jacques », commente en détail ses lectures et reconnaît qu’il en a été ému jusqu’au fond de l’âme. Revenu de ses préjugés, il accepte, sinon de rencontrer « J.-J. », du moins de contribuer à sa réhabilitation.

Œuvre brillante, mais déroutante, Rousseau juge de Jean-Jacques est le « J’accuse » d’un écrivain qui ne s’appartient plus, qui ne maîtrise plus sa réputation, et qui en souffre d’autant plus cruellement qu’en « défenseur intransigeant de la vertu » (Starobinski), il s’est toujours senti redevable de son image*. Pour nombre de lecteurs, le clivage du nom et du prénom, allié au ressassement obsessionnel de griefs tant réels qu’imaginaires, sont les symptômes d’un état paranoïaque qui atteint ici son paroxysme. Pour d’autres au contraire, cet autoportrait à deux voix est une habile « mise en scène de soi » (Delormas) par laquelle l’auteur, reprenant fictivement le contrôle de son nom, cherche en même temps à assurer l’intégrité et la pérennité de son œuvre**. On constate en effet au terme de Dialogues que Rousseau ne s’adresse plus aux Français, ni au roi, ni même à Dieu, et que, renonçant à obtenir gain de cause auprès des hommes de son siècle, il s’en remet désormais à la postérité, certain qu’elle seule saura un jour lui rendre justice. (*Jean Starobinski, Accuser et séduire. Essais sur Jean-Jacques Rousseau (Paris, Gallimard, 2012) 38-39. **Pascale Delormas, De l’autobiographie à la mise en scène de soi. Le cas Rousseau. (Limoges, Lambert-Lucas, 2012), 46, 197.)

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Doret Gustave – Lettres à ma nièce sur la musique en Suisse

Lettres à ma nièce sur la musique en Suisse - Gustave Doret - Bibliothèque numérique romande - Orchestre symphonique genevois François Rudhard Laura Barr-WellsDoret Gustave – Lettres à ma nièce sur la musique en Suisse : Octobre 1917- juillet 1918, la première guerre mondiale marque un tournant. Les États-Unis entrent en Guerre, la révolution éclate en Russie et juillet 1918 marque le début de la contre-offensive alliée. Dans cette période, Gustave Doret, un musicien suisse, écrit à sa nièce, alors à l’étranger, une dizaine de lettres sur la musique comme pour trancher avec la dureté du contexte.

Il y évoque divers aspects de la vie musicale en Suisse, la disparité de la conception de la musique entre régions alémaniques et romandes, la prépondérance de la musique germanique et les vagues de protestations que celle-ci soulève en cette période troublée, la frilosité des directeurs musicaux avides de succès commerciaux auprès d’un public pas toujours très averti et la difficulté pour un jeune compositeur de recevoir crédit de son talent. Il adresse un plaidoyer pour la défense de l’art musical suisse naissant et insiste sur la nécessité de s’y intéresser, de la programmer dans des concerts, que l’on soit un suisse ou un musicien étranger.

L’éducation musicale au sein des écoles, par contre, ne recueille pas son enthousiasme. Il critique la médiocrité du matériel musical proposé aux enfants et le danger que représente cette « non-formation » musicale scolaire pour le futur. D’illustres et nombreux compositeurs ont aimé venir en Suisse tant pour y trouver l’inspiration dans la composition que pour venir s’y ressourcer et nombreuses sont les œuvres de ces compositeurs étrangers qui ont un peu de la Suisse en elles ! Gustave Doret retrace la « naissance » de certaines de ces œuvres désormais célèbres et il conclut son recueil de lettres à sa nièce par une approche comparative entre les Conservatoires et Écoles de musique. Il n’est pas toujours tendre avec les autorités musicales de ces institutions et il invite, tant les dilletanti que les futurs professionnels , à bien rester dans leurs rôles respectifs pour le bienfait de la musique ! Cependant, il nous fait part de son admiration pour les grands interprètes que furent le pianiste Paderewski, l’organiste Widor, le compositeur Claude Debussy.

Ces lettres sont un témoignage du monde musical suisse du début du 20ème siècle, vu par les yeux d’un connaisseur, parfois dogmatique, mais surtout désireux de préserver la culture nationale encore fragile de la Suisse à ce moment-là.

Gustave Doret (1866- 1943) fut un musicien vaudois, violoniste formé à Paris, compositeur, chef d’orchestre en Suisse et à l’étranger. Il fut aussi correspondant musical et Professeur au Conservatoire de Musique de Genève.

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Nodier Charles – Le nouveau Faust et la nouvelle Marguerite

Le nouveau Faust et la nouvelle Marguerite - Charles Nodier - Bibliothèque numérique romande - Lawrence Alma Tadema Faust et MargueriteNodier Charles – Le nouveau Faust et la nouvelle Marguerite : Charles Nodier le confesse d’emblée, il a eu deux grandes passions dans sa vie : l’envie d’être le héros d’une histoire fantastique, comme, par exemple, de rencontrer une fée, un revenant, un sorcier ou un diablotin. La seconde était l’ambition de ficeler une bonne histoire fantastique, bien extravagante et bien innocente. La bienséance l’empêche de parler des 700 femmes qu’il aurait aimées (rêve ou réalité, il ne le précise pas !), et comme le fantastique ne se déniche pas sous un caillou, il cède à l’idée de se donner au diable. Pour notre plus grand plaisir à nous, lecteurs du XXIe siècle !

Amandus, joli garçon, charmeur et dépensier, a une tare, « comme il y a des taches sur le soleil » : il ne sait pas écrire. C’est donc Maxime, son compagnon de nombreuses aventures, qui prendra la plume pour toucher le cœur de la ravissante Marguerite. Sauf que les deux en sont amoureux ! … Maxime décide alors d’invoquer le diable. Un peu de Cyrano, beaucoup d’esprit et de drôlerie font de ce court texte une découverte rafraîchissante.

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