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Combe T. – Jeune Angleterre

Combe T. - Jeune Angleterre - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary Parc londonnien au printempsCombe T. – Jeune Angleterre (Deux nouvelles : Tournesols, Electric-Electrac) : T. Combe avait séjourné à Londres dans les années 1880 (Cinq épisodes d’une vie, publiés par la BNR). Elle en a tiré la matière de ces deux nouvelles, écrites dans un style piquant et incisif, sur les codes, les modes et les mœurs de la société londonienne.
Dans Tournesols, elle parodie le culte de l’esthétisme, qu’il soit étrusque ou japonais, prenant pour modèle Oscar Wilde, qu’elle transpose dans le personnage d’Edgar Brown : un peintre esthète, possédé de la manie du beau, mais du beau tortillé, alambiqué, méconnaissable. Il cultive l’archaïsme, il adore les vieilles faïences, les vieux cuivres, les couleurs fausses, la peinture byzantine, la mandoline, les poses fatales et les adverbes incommensurables. Il a des extases et parfois des syncopes. Edgar Brown est amoureux de Marjorie, qui ne dédaigne toutefois pas les avances de son voisin M. Stanley, quand bien même il montrait un penchant marqué pour la statistique (…) et n’avait rien de mystérieux ni de fatal.
La nouvelle Electric-Electrac n’évoque rien moins que l’invention d’un nouveau support publicitaire ! Claude Forest, dont la carrière de pianiste s’est brisée en même temps que son index, n’a pas renoncé à son rêve de vivre de la musique. Il en compose à ses heures perdues, mais comment se faire connaître et reconnaître quand on n’a pas de mécène ni de relation en dehors de la pension de Miss Picknell ? Fidèle à ses principes, T. Combe brosse un portrait féroce du monde hypocrite des gens dits influents, autant que des jeunes femmes qui ne cherchent qu’à épouser un homme fortuné plutôt que de travailler pour gagner leur vie.
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Monnier Philippe – Causeries genevoises

Monnier Philippe - Causeries Genevoises - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary Le Jet d'eau de Genève vu de la CathédraleMonnier Philippe – Causeries genevoises : Pour être sérieux, faut-il être ennuyeux, comme le propose l’oncle Gil Blas ? Philippe Monnier, lui, ne l’est certainement pas et ce titre n’est évidemment pas à prendre avec sérieux : vous y trouverez, narrées avec humour et tendresse, des chroniques ingénues, des portraits vivants, de menus propos drôles et agréables, des personnages typiquement genevois, bref, un échantillon de la vie genevoise vers 1890.
Des petites filles qui chantent des comptines dans la rue, une lingère indispensable qui fait tout dans la maison de ses maîtres, un pasteur catéchète, un protestant protestataire et constipé, la sérieuse Société d’Histoire, un coiffeur cordial, expansif et sociable, des Bacounis amoureux de leur lac Léman : grâce à eux on entre dans les ménages, dans les sociétés locales, on lit le Journal de Genève, on arpente les rues et les places. Plus de cent ans après, les Genevois les rencontreront encore et les non-Genevois les reconnaîtront facilement…

Ces Causeries sont un éloge du parler genevois, du patrimoine local, de la spécificité de cette ville et de ce canton, qui ne tombe jamais dans le passéisme, le chauvinisme ou la nostalgie. Tout est raconté avec humour et poésie. Monnier, avec un vocabulaire très riche, a le sens de la formule et trouve les mots justes, les mots qui touchent.

Cet écrivain genevois (1864-1911) qui vécut à Paris, Munich, Florence et Genève, fut aussi poète, journaliste, historien de l’art avant la lettre et féru d’archéologie. Ses écrits sur la vie genevoise, notamment ces Causeries et l’Histoire de Blaise, lui apportèrent la notoriété.

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Epuy Michel – La Maison du Chat qui revient

Epuy MIchel - La Maison du Chat qui revient - Bibliothèque numérique romande - Indra Francis ChaurelEpuy Michel – La Maison du Chat qui revient : Hériter d’un vieil oncle ! Qui n’en a pas rêvé ? Henri, journaliste à Lyon, ne connaissait même pas l’oncle Barnabé… Le voici propriétaire d’une maison en Haute-Savoie avec vue sur le Lac Léman. Un héritage qui tombe à pic ! Il vient d’épouser Françoise et rêve d’écrire un roman. Sans hésiter, le couple quitte Lyon pour s’installer dans sa nouvelle « maison de campagne ».

Mais au lieu de la villa proprette qu’ils avaient imaginée, la « Maison-rouge », comme on l’appelle dans le pays, est une bâtisse biscornue et, pour tout dire, plutôt moche… On semble lui avoir ajouté des ailes et des annexes un peu au hasard et sans se préoccuper d’esthétique. À quoi donc pouvaient servir toutes ces pièces et tous ces lits à un vieil homme solitaire, veuf depuis des années ?

Hébétés par la nuit d’orage qui accompagne leur installation, Françoise et Henri sont loin de réaliser le piège dans lequel ils sont tombés. Et d’où vient ce chat noir énigmatique et sauvage ? Ce ne serait rien qu’il ait la griffe facile… mais Catherine, la vieille servante affirme qu’il est un fantôme, une réincarnation de l’oncle Barnabé. Ce chat qui revient saura-t-il protéger le jeune couple des difficultés qui vont naître et de l’avalanche qui s’apprête à leur tomber sur la tête ?

Une histoire bien menée, malgré quelques faiblesses de style, où le lecteur sera conduit de rebondissements en situations bloquées jusqu’à une fin en grand style et toute romantique.

Michel Epuy (de son vrai nom Louis Vaury 1876-1943) est un écrivain et traducteur suisse. Auteur d’une vingtaine de titres et de quelques trente-cinq autres en traduction, il fit œuvre de romancier, de conteur, d’écrivain pour la jeunesse et d’éditeur d’anthologies ou de volumes d’œuvres choisies, comme celles de Kipling.

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Eberhardt Isabelle – Rakhil

Eberhardt Isabelle - Rakhil - Bibliothèque numérique romande - Prise de vue: anonyme (carte postale E.L. édit. Alger); Eberhardt Isabelle – Rakhil : Annaba/Bône, Algérie, 1889. Dans le cimetière juif, une pierre tombale délaissée portant une inscription énigmatique : Rachel… Isabelle Eberhardt, une jeune femme tourmentée de vingt ans vient d’arriver en Algérie, avec sa mère, depuis Genève. Attirée par les lieux étranges elle découvre cette sépulture qui la fascine et l’angoisse à la fois… Imaginant le destin de cette femme avec laquelle elle se perçoit en affinité, en sororité, elle en construira le destin dans un roman qui restera lui-même souffrant, abandonné, repris tour à tour, et finalement inachevé….

Dès son arrivée, et contrairement à ses contemporains, Isabelle Eberhardt, vit parmi les indigènes et non pas en « coloniale ». Fortement influencée par sa mère d’origine luthérienne mais en même temps fascinée par le monde des prostituées, Isabelle Eberhardt part à la recherche du destin imaginaire et tragique de Rachel, prostituée juive à l’enfance malheureuse, « très belle et très aimée ». On a prédit à celle-ci, par deux fois, un grand amour et une mort violente. Pour son héroïne, Isabelle Eberhardt manifeste un sentiment ambivalent d’amour/haine, à la fois attirance pour Rachel, son histoire et son destin d’autre moi fantasmé, et, en même temps rejet, d’une plume plutôt acerbe, manifesté dans une description peu bienveillante du monde juif dans lequel vit son héroïne, description où se retrouve tout ce que son milieu, son éducation, ses lectures empreintes d’orientalisme à la Loti et son attirance pour le monde musulman a pu conjuguer de préjugés. À la recherche d’un idéal lui permettant d’échapper à sa condition misérable, Rachel tombe amoureuse de Mahmoud, jeune musulman, élevé en Europe et de retour au pays pour lequel il ne se sent ni attaches ni convictions religieuses, qui défie les mœurs et coutumes islamiques qui régissent la société musulmane dans laquelle on le contraint de se fondre. Mais avec ce beau jeune homme qui s’ennuie et qui a séduit plusieurs jeunes femmes pour passer le temps, la prédiction va malheureusement se concrétiser et finir dans le sang…

À Rakhil, roman de jeunesse mal aimé, on pourrait reprocher le manque de cohérence et quelques maladresses, alors que se mêle à l’intrigue un enthousiasme mal maîtrisé pour le monde musulman. Mais on sent poindre déjà dans cet écrit, plus sensuel et passionné que les autres, tous les thèmes qui vont faire l’intérêt de son œuvre : la condition de la femme, la religion musulmane, la vie dans le désert. Et le talent d’Isabelle Eberhardt excelle dans des descriptions de paysages et de lieux. Soulignons encore la clairvoyance, toute d’actualité, d’Isabelle Eberhardt vis-à-vis de la condition de la femme dans le monde arabe, son soutien à leur cause ainsi que son analyse éclairée et plutôt prémonitoire du conflit entre jeune et ancienne générations chez les hommes musulmans, entre modérés et extrémistes. Plus de cent ans après, cette dualité existe et n’est pas encore résolue… Rakhil est la septième œuvre de cette étrange nomade d’origine genevoise publiée par la BNR.

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Rod Édouard – L’Autopsie du Docteur Z***

Rod Édouard - L'Autopsie du Docteur Z*** - Bibliothèque numérique romande - photo coupe de quartz Sylvie SavaryRod Édouard – L’Autopsie du Docteur Z***, Roulier Albert – La grande Découverte du savant Isobard : nous vous vous invitons à découvrir deux autres nouvelles de science-fiction suisse :

Et si…

Et si une activité cérébrale rémanente persistait après la mort ? Et si les morts pouvaient encore penser quelques jours après leur décès ? Voire percevoir ce qui les entoure ? Et si un savant arrivait à enregistrer le contenu de cette activité ? Que diriez-vous de lire le compte-rendu d’un enterrement par le mort lui-même ? Monsieur van Gelt s’est suicidé mais sa famille a tenté de le cacher. Il était fort estimé et les rumeurs persistantes sur les circonstances de son décès ont forcé celle-ci à demander une enquête…

Les prévisions météorologiques, l’émission la plus regardée à la télévision, nous dit l’audimat… Les prévisions se font maintenant à dix jours mais leur fiabilité… Et si un météorologue modélisait un système permettant une certitude absolue à trente jours ? Et si, après une période de scepticisme, les gens commençaient à compter sur ces certitudes. Et s’ils modelaient leurs projets en fonction du temps ? Et s’il y avait un seul week-end de beau temps en juillet ? Quelle cohue… et, pire ! s’il survenait finalement un imprévu ? Malheur aux prophètes !

Ces deux nouvelles de science-fiction nous permettent de savourer, en hors d’œuvre, une réflexion spéculative bien en avance sur son temps.

Édouard Rod, né en 1857 à Nyon (originaire de Ropraz), est un écrivain vaudois établi à Paris, ami de Zola, de Maupassant, de Barrès. Critique réputé, Édouard Rod écrit d’abord des romans « naturalistes » à la manière d’Émile Zola puis se dégageant de cette influence, il s’attache à présenter des cas de conscience, des dilemmes moraux. Il est décédé à Grasse en 1910. Un prix Édouard Rod a été fondé en 1996 sous l’impulsion de Jacques Chessex, lui aussi de Ropraz, en Suisse. D’Albert Roulier, pas d’éléments biographiques. Il fut l’auteur de nouvelles, de poésie et de pièces de théâtre mettant en scène la paysannerie vaudoise.

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Vuille Nancy-Marie – Florence Monneroy

Vuille Nancy-Marie - Florence Monneroy Le Destin - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie Savary Reflets dqns un ,iroirVuille Nancy-Marie – Florence Monneroy , Le hasard : Ces deux nouvelles Florence Monneroy et Le Hasard font partie d’un recueil publié et préfacé par Édouard Rod peu après le décès de Nancy-Marie Vuille à 39 ans. La préface est un vibrant hommage à la personnalité et au talent de cette femme écrivain : « Jamais écrivain, jamais femme ne fut d’une sincérité plus complète, plus absolue, plus rigoureuse. Son extrême réserve en rehaussait encore le prix. » Dans Florence Monneroy, Florence et sa sœur Simone sont orphelines de père. Leur mère se remarie lorsqu’elles ont une quinzaine d’années. Autant Simone est spontanée et charmeuse, autant Florence est réservée et secrète. Lorsqu’elles atteignent leur vingtième anniversaire, leur beau-père se met en recherche de futurs époux, mais les choses prendront une tournure tragique. L’originalité de ce récit délicat et sensible réside dans la forme : on sait dès les premières lignes que l’héroïne est décédée, et c’est son beau-père qui raconte l’histoire sous forme d’un « flash-back ». Dans le Hasard, Geneviève Gay, après un mariage malheureux avec un homme cynique et brutal, décide de prendre son destin en main et de conquérir son droit au bonheur. Malgré son courage, un coup de pouce du destin – le hasard ? – sera prépondérant.

Née à Neuchâtel en 1867 dans une famille bourgeoise, Nancy-Marie Vuille grandit à Genève et suit les cours d’Edouard Rod à l’université dès 1886. Elle noue des liens privilégiés avec lui, et il la conseillera et la soutiendra dans ses activités littéraires tout au long de sa vie. En 1893, elle s’installe avec son père et sa sœur à Paris et, en plus de nombreuses traductions, elle publie trois romans Au gré des choses (1895), Résistance (1898) et Le stérile sacrifice (1901), signant du pseudonyme d’André Gladès, du nom de jeune fille de sa mère. Elle ne reviendra à Genève que pour accompagner sa mère dans sa longue agonie, ce qui la marquera profondément. Elle succombera elle-même à la maladie en 1906.

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