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Chateaubriand François-René de – Voyage en Italie

Chateaubriand - Voyage en Italie - Bibliothèque numérique romande - kodiak Dome de Saint-Pierre et pontChateaubriand François-René de – Voyage en Italie, suivi des voyages en Auvergne et au Mont-Blanc: Lorsque François-René, vicomte de Chateaubriand, foule pour la première fois le sol de l’Italie, en 1803, ce n’est pas à l’occasion d’une étape du Grand Tour, mais pour prendre ses nouvelles fonctions de secrétaire de légation à Rome, auprès du cardinal Fesch, l’oncle de Bonaparte. Ce premier poste dans la diplomatie sera un échec sur le plan professionnel : l’auteur d’Atala, de René, du Génie du Christianisme, alors âgé de trente-cinq ans, est au sommet de sa gloire littéraire. Rentré en France en 1800, après huit ans d’exil à Londres sous la Révolution, il aspire désormais à la carrière d’homme d’État. Son ami Fontanes, proche du Premier Consul, le fait nommer à Rome ; mais l’écrivain se montrera si indiscipliné, voire malveillant*, que le cardinal, excédé, le congédiera au bout de six mois. Humaniste féru d’histoire, Chateaubriand mettra à profit sa vaste érudition pour explorer la Ville éternelle et les environs de Naples, consignant ses impressions dans un « fatras » de notes, lettres et extraits de journal qu’il ne prendra jamais le temps d’organiser en un tout cohérent. Ainsi, à l’exception de la Lettre à Fontanes et de l’Ascension du Vésuve, publiées en 1804 et 1806 respectivement, le Voyage en Italie reste une ébauche qui ne paraîtra que beaucoup plus tard, en 1827, dans un volume augmenté du Voyage en Auvergne et du Voyage au Mont-Blanc.

Parti de Lyon en mai 1803, Chateaubriand franchit les Alpes par le mont Cenis, fait étape à Turin, qu’il trouve belle mais un peu triste, puis à Milan, où le gothique de la cathédrale lui semble « jurer avec le soleil et les mœurs de l’Italie ». Sa froideur s’évanouit en traversant la Toscane et en arrivant à Rome, le 27 juin 1803. Dans l’émerveillement des premiers jours, il se précipite au Colisée, au Panthéon, au château Saint-Ange, à Saint-Pierre. Le 2 juillet, avant même l’arrivée de son ambassadeur, il obtient une audience privée avec le Saint-Père. Le cardinal en prend ombrage et aura bien d’autres occasions de se plaindre de son encombrant secrétaire… Mais Chateaubriand ne nous dira rien de ces différends. Il est également avare de détails chronologiques et biographiques, laissant un trou de plusieurs mois dans son récit, qu’il ne reprendra que le 10 décembre. Ce qu’il tait, et ne révèlera que dans ses Mémoires d’outre-tombe, est la mort tragique de Pauline de Beaumont, l’une de ses plus chères maîtresses, venue le rejoindre à Rome. Ce deuil va colorer toute la suite de son séjour, transformant les lieux qu’il visite en déserts de ruines où il médite sur le passage du temps, des hommes et des empires. À Tivoli, à la Villa Adriana, sous la froide lumière de décembre, il invoque Horace, Tibulle, Virgile, qu’il cite de mémoire ; ces poètes, qui ont chanté la perte d’un être cher, lui serviront dorénavant de guide. Mais au musée du Vatican, au Capitole ou à la galerie Doria, aucune œuvre ne le retiendra longtemps. Seule Rome au clair de lune semble au diapason de sa douleur.

Le 30 décembre 1803, il part pour Naples, qui le déçoit au premier abord. Pourtant, quelques jours plus tard, inspiré par le paysage dantesque du Vésuve, il décrira avec brio les couleurs chatoyantes de la lave et la rumeur profonde du gouffre au bord duquel il médite sur sa vie et sa destinée. Quittant ce lieu infernal, il atteint enfin Herculanum et Pompéi, que des fouilles archéologiques sont en train de mettre au jour. Le Voyage en Italie s’achève sur la célèbre Lettre à Fontanes, où Chateaubriand, retrouvant tout l’élan de son génie poétique, évoque « l’inconcevable grandeur » des campagnes romaines baignées d’une lumière digne des tableaux du Lorrain.

Si l’Italie est incontestablement un lieu de mémoire, si l’Auvergne, qu’il visite en 1805, est elle-même une terre pétrie d’histoire, il en va tout autrement des Alpes, qui le laissent… de glace.  Aussi son Voyage au Mont-Blanc, paru d’abord en 1806, fera-t-il scandale**: on reproche à  l’écrivain, né sur les rivages de l’Atlantique, d’être insensible au plus grand monument de la nature. Pour Chateaubriand en effet, les montagnes, vues de près, n’élèvent pas l’âme, elles l’oppressent (n’en déplaise à Rousseau), et s’il leur concède une certaine majesté, ce n’est que de loin, lorsqu’elles se profilent à l’horizon, comme dans les sublimes paysages de l’école française de Rome. (*Victor-L. Tapié, Chateaubriand par lui-même (Seuil 1965), 17. **Juan Rigoli, Le Voyage à l’envers. Montagnes de Chateaubriand (Droz 2005), 23.)

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Christophe – Les Facéties du Sapeur Camember (3ème partie)

Christophe - Les Facéties du Sapeur Camember (3ème partie) - Bibliothèque numérique romande - Pierre B.Christophe – Les Facéties du Sapeur Camember (3ème partie) : La fin et troisième partie de l’histoire naturelle, véridique et compilatoire du sapeur qui portait la hache et le tablier à la fin du Second Empire, dans laquelle on voit Camember effectuer, bien involontairement, additions, soustractions et prendre des leçons d’orthographe, comprendre le peintre Raphaël et même composer son air favori ou pousser la balançoire. S’il devient maman et même héros cela ne l’empêchera pas d’épouser mam’selle Victoire, ce soleil resplendissant de toutes les vertus domestiques. – Si l’auteur a choisi cette époque, ce n’est pas qu’il y ait été poussé par des considérations politiques ; c’est simplement afin d’avoir l’occasion et le prétexte d’orner l’occiput de son héros d’un de ces triomphants bonnets à poil, dernier écho de ceux qui furent les panaches blancs de la Grande Armée. – On admirera combien il a fallu de génie à l’auteur pour faire du neuf avec du vieux.

Georges Colomb, dit Christophe, est l’auteur, en outre du Sapeur Camember, de La Famille Fenouillard et du Savant Cosinus. Précurseur de la BD, ses œuvres paraissent d’abord en feuilleton dans Le Petit Français puis en album aux éditions Colin qui leur donneront leur forme définitive. « Certes, il n’y a pas encore de phylactère (ou de bulle) et les textes sont encore volumineux, très écrits et truffés d’allusions érudites. Mais le dessin est vif, les types satiriques bien croqués, le comique des contrepoints entre l’image et le texte efficace et le découpage des vignettes et des planches plein d’audace. Indispensable maillon entre Töpffer – qu’il admirait – et Hergé, pour la clarté du trait et les situations cocasses, mais aussi Fred ou Gotlib pour son goût du second degré ». (Louise, Calendrier de l’avent du domaine public, 02.12.2015). Georges Colomb fut maître de conférence à la Sorbonne et sous-directeur de laboratoire au Museum d’histoire naturelle. Enseignant, vulgarisateur scientifique, il anima des causeries sur Radio Paris.

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Dumas Alexandre – Ali-Pacha, L’Homme au Masque de Fer

Dumas Alexandre - Ali-Pacha, L'Homme au Masque de Fer - Bibliothèque numérique romandeDumas Alexandre – Ali-Pacha, L’Homme au Masque de Fer : L’un criminel sanguinaire, l’autre victime mystérieuse…

La première nouvelle retrace la vie d’Ali-Pacha (ca 1750-1822), une suite d’actes guerriers ayant pour cadre diverses régions de l’empire ottoman, peuplées de communautés chrétiennes ou musulmanes. Ali, né à Tebelen, en Albanie, est assoiffé de pouvoir et, au gré de ses alliances et des raids qu’il mène, soumettra l’Épire, une partie de l’Albanie et de la Macédoine. Le pacha de Janina se révèle, sous la plume de Dumas et de Félicien Mallefille, un personnage sans foi ni loi, n’hésitant pas à massacrer les populations civiles, rusé mais également courageux, ayant toujours combattu à la tête de ses troupes. Ambition, batailles féroces et vengeance, cette épopée ne pouvait fournir meilleur sujet à Dumas.

Quant à l’homme au masque de fer, Dumas passe ici en revue, avec Auguste Arnould, les textes consacrés à l’identité de ce personnage, dont la première mention remonte à la moitié du XVIIIe siècle : duc de Beaufort, Fouquet, secrétaire du Duc de Mantoue, fils illégitime d’Anne d’Autriche ou frère de Louis XIV, et d’autres encore. Il décortique chaque « système », fait la démonstration des impossibilités et conclut que la théorie la plus plausible est celle du frère jumeau de Louis XIV ; cette thèse donne d’ailleurs matière au « Vicomte de Bragelonne » et a été popularisée par plusieurs films tirés de son roman. L’emprisonnement de cet homme pendant plus de trente ans, ayant l’obligation de porter un masque en présence d’autrui, s’expliquerait ainsi par la nécessité de le retirer du monde pour éviter un éventuel conflit fratricide à la tête du royaume, une mise à mort étant impossible puisqu’elle aurait signifié un régicide. Rappelons qu’à l’époque, le jumeau né en second était considéré comme celui engendré en premier, et donc, dans le cas présent, le dauphin.

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Girardin Delphine de – Monsieur le Marquis de Pontanges

Girardin Delphine de - Monsieur le Marquis de Pontanges - Bibliotèque numérique romande Sylvie Savary Parc et ChâteauGirardin Delphine de – Monsieur le Marquis de Pontanges : Qu’allait faire en province Lionel de Marny, un jeune et séduisant Parisien, un habitué des salons mondains et des séductions faciles de la capitale ? Pourtant il y rencontre Laurence une jeune femme qui a dû épouser le marquis de Pontanges, un homme très riche, mais fou. Elle vit dans un grand et austère château de famille entre son mari – dont elle doit s’occuper comme d’un enfant –  sa tante, ennuyeuse et sévère et Monsieur le curé, un ecclésiastique prompt à juger. Lionel se rend bien compte que Laurence est très sensible à ses charmes… Mais elle veut rester une épouse vertueuse et dévouée, au grand dépit du jeune Parisien qui finit par retourner bredouille à Paris. Mais là, il réalise que Laurence lui a dévoilé un univers – inconnu pour lui – de sincérité et de véritable amour. Touché par la grâce de cette jeune femme, il revient… Séparations et retrouvailles, malentendus et occasions manquées seront cependant au rendez-vous. Peu à peu, les rôles des protagonistes se transforment et s’inversent…

Paru en 1835, ce roman est à replacer dans la sensibilité de son temps ; tout au long de l’intrigue, l’auteure livre ses propres réflexions sur ses personnages et leurs relations. Membre des cercles littéraires brillants de l’époque, sa connaissance des milieux parisiens donne à ses romans beaucoup de vivacité et de vérité.

Née à Aachen (Aix La Chapelle) d’un père savoyard, Delphine a été élevée par sa mère, Sophie Gay, écrivaine et poète, et a passé l’essentiel de sa vie à Paris. À seize ans elle est réputée pour sa beauté, écrit ses premiers poèmes et fréquente avec sa mère le cercle romantique de Charles Nodier. Mariée, elle tiendra une chronique à succès dans La Presse sous le pseudonyme de Charles de Launay et un salon littéraire influent fréquenté par des auteurs comme Gautier, Balzac, Musset, Hugo, Lamartine, Dumas (père), Janin, Fortunée Hamelin, Laure Junot d’Abrantès et Marceline Desbordes-Valmore.

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Bouvier Alexis – La grande Iza (tome 2)

Alexis Bouvier - La grande Iza 2 - Bibliothèque numérique romande - Vlaho Bukovac La Grande IzaBouvier Alexis – La grande Iza (tome 2) : Oscar de Verchemont, le procureur chargé de l’affaire de la rue de Lacuée s’interroge : qui est l’assassin ? André Houdard ou Maurice Ferrand ? Tous deux ont été vus dans les environs… C’est alors qu’il fait la connaissance d’Iza. Séduit, il dévoile à celle-ci tous les faits de l’enquête et les déductions de l’agent Huret. Iza va user de son influence pour orienter l’enquête… Mais que fait Cécile qui pourrait par son témoignage, innocenter Maurice ? Iza réussira-t-elle à contrôler tous les fils de l’enquête grâce à son emprise sur le procureur de Verchemont ?

Ainsi continue le cycle de La grande Iza, un feuilleton populaire aux intrigues multiples et aux personnages hauts en couleur. Son succès fut tel qu’Iza fut même imaginée et peinte par Vlaho Bukovac. Nous ne pouvions que reprendre son portrait pour ce livre numérique. La publication de la Grande Iza se poursuivra par le prochaine volume Iza, Lolotte et Compagnie. (En fin du présent volume, une narration de la prise du faubourg Saint-Antoine en 1848, relatée par un gamin de onze ans, peut-être Alexis Bouvier lui-même…)

Né en 1836 dans une famille d’ouvriers, Alexis Bouvier apprit le métier de ciseleur de bronze qu’il pratiqua jusqu’en 1863. Étudiant à côté de son activité, « doté de beaucoup de verve et d’imagination, il débuta dans la carrière des lettres en écrivant des livrets d’opérettes qui eurent du succès. Depuis lors, il a écrit des vaudevilles, des drames et un assez grand nombre de romans, qui ont paru dans divers journaux. » (suppl. Larousse 1928). Ce feuilletoniste ne manqua pas d’être mal considéré mais le succès fut au rendez-vous et il fut aussi populaire qu’il est aujourd’hui méconnu. Décédé en 1892, enterré au Père-Lachaise, il est l’auteur du texte de La Canaille, chantée sur les barricades de la Commune de Paris.

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Saint-Exupéry Antoine de – Courrier Sud

Saint-Exupéry Antoine de - Courrier Sud - Bibliothèque numérique romande - Hamdanmourad dune de TimerzougaSaint-Exupéry Antoine de – Courrier Sud : L’Action ? L’aventure de ce qui sera l’Aéropostale : ici, le transport du courrier de Toulouse  à Buenos-Aires en passant par Alicante, Gibraltar, Agadir au Maroc, la Mauritanie jusqu’à Dakar, où le courrier est, à cette époque, embarqué par voie maritime et envoyé en Amérique Latine. L’aéroplace-relais de Cap Juby est un maillon de cette chaîne, indispensable et isolé dont Saint-Exupéry a été nommé responsable. Les journées y sont longues, les nouvelles lentes à parvenir, la TSF peu fiable et l’on s’y sent au bout du monde.  Saint-Exupéry doit assurer la continuité des vols depuis cette enclave entouré de tribus, hostiles ou plus ou moins amicales, – et malheurs aux pilotes égarés dans leur territoire ! – en composant avec une administration espagnole et en tentant de porter secours à ses compagnons en difficulté.

Le personnage ? Jacques Bernis, déjà évoqué dans l’Aviateur, pilote de la ligne qui sera la victime d’une panne. Le narrateur attend son avion parti de Toulouse et pense au pilote, son ami d’enfance. Or celui-ci a rencontré une tempête au-dessus d’Alicante Il a réussi à passer mais…

Mais dans Courrier Sud, l’aventure est avant tout intérieure, une réflexion philosophique et désabusée sur le combat de l’homme avec lui-même, avec sa machine vouée aux éléments, à la mécanique faillible de son avion et aux rencontres hostiles une fois la machine à terre dans une région alors inhospitalière. Une narration  qui exorcise l’isolement de l’écrivain par des réminiscences et des flash-back : ses relations avec les femmes – avec Geneviève, la femme, un peu « amie inventée » qui tentera de fuir avec Bernis vers une autre vie – avec la religion, et avec la mort, omniprésente dans ce roman dont elle sera la conclusion… Le courrier lui, continuera à être acheminé sur Dakar.

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