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Giraudoux Jean – L’Impromptu de Paris

Giraudoux ean - L'Impromptu de Paris - Bibliothèque numérique romande - Jean-no Théâtre de l'Athénée - Louis Jouvet de nuitGiraudoux Jean – L’Impromptu de Paris : Que faire d’un crédit d’impôt de cent millions sinon l’attribuer à l’art théâtral (c’est du théâtre) ? Des critiques qui se cotisent pour éponger les déficits des salles (c’est un rêve) ? Une troupe en répétition – celle de Louis Jouvet – qui explique en un quart d’heure l’art théâtral à un député (le temps de cet impromptu, en fait…) ? C’est le sujet de cette pièce en un acte, qui s’inspire de l’Impromptu de Versailles, écrite par Jean Giraudoux froissé des critiques médiocres d’Électre. Il y défend ses idées sur le théâtre  qui « n’est pas un théorème, mais un spectacle, pas une leçon, mais un filtre. C’est qu’il a moins à entrer dans votre esprit que dans votre imagination et dans vos sens, et c’est pour cela, à mon avis, que le talent de l’écriture lui est indispensable, car c’est le style qui renvoie sur l’âme des spectateurs mille reflets, mille irisations qu’ils n’ont pas plus besoin de comprendre que la tache de soleil envoyée par la glace ». Et tant pis si on appelle son théâtre « littéraire » ! Jamais ennuyeuse, cette réflexion – finalement pas si légère que son titre pourrait le laisser supposer – manie humour et dérision. Les traits d’esprit n’y manquent pas. Que de citations nous aurions voulu insérer dans cette présentation… mais nous vous les laisserons découvrir dans la pièce !

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Jarry Alfred – Ubu Cocu

Jarry Alfred - Ubu Cocu - Bibliothèque numérique romandeJarry Alfred – Ubu Cocu (ou l’Archéoptéryx) : Ubu Cocu a été écrit en 1897-8. Deuxième pièce de Jarry ayant Ubu comme personnage principal, elle n’a pas été bien reçue par la critique et fut un peu oubliée, malgré d’évidentes qualités. Nous sommes heureux de vous la faire redécouvrir.

Inutile de tenter de résumer cette pièce, tant elle pulvérise les barrières des causalités et de la raison, au point que le cocufiage d’Ubu par l’Égyptien Memnon n’est même qu’à peine évoqué. Laissez-vous plutôt emporter par les mots (sauts périgiglyeux, respectacle, etc.), les répétitions de phrases (ô mais c’est qué, voyez-vous bien), les chansons, les dialogues absurdes à relents shakespeariens entre Ubu et ses personnages, entre Ubu et sa conscience.

Plus musicale que les autres grâce aux nombreuses chansons des Palotins, qui rythment les dialogues et font un peu office de chœur antique, cette œuvre vous ravira à condition d’oublier tout esprit cartésien pour devenir un peu pataphysicien…

Alfred Jarry (1873-1907), né à Laval dans une famille de la petite bourgeoisie, fréquente les lycées de cette ville puis de Saint-Brieuc. Un de ses professeurs incarne aux yeux de ses élèves « tout le grotesque qui est au monde ». L’enseignant devient le héros d’une littérature scolaire, dont un texte intitulé Les Polonais que Jarry, en classe de première, va mettre en forme de comédie et représenter sur un théâtre d’ombres puis au « Théâtre des Phynances », théâtre de marionnettes installé au domicile des Jarry.

Le premier succès arrive avec Les Minutes de sable mémorial (1894), César-Antéchrist (1895), dont la première partie est constituée des quatre premiers actes d’Ubu roi. Ubu Roi paraîtra en volume en 1896. La pièce est créée au Théâtre de l’Œuvre en décembre 1896 et fait scandale, donnant lieu à ce qu’on a appelé « la bataille d’Hernani du symbolisme ». Jarry poursuit son œuvre littéraire avec Les Jours et les nuits, roman d’un déserteur (1897), L’Amour en visite (1898), L’Amour absolu (1899), Messaline (1901), Le Surmâle (1902) et continue le cycle d’Ubu avec L’Almanach du Père Ubu illustré (1899), Ubu enchaîné (1900), Ubu sur la butte (1906). Difficultés financières et dégradation de sa santé l’empêchent de mener à bien ses derniers projets : La Dragonne, La Papesse Jeanne, La Chandelle verte. Plusieurs œuvres verront le jour à titre posthume dont Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien. (Sources de cette biographie : Wikipédia, Encyclopédie Larousse en ligne.)

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Jarry Alfred – Ubu enchaîné

Ubu enchaîné - Alfred Jarry - Bibliothèque numérique romande - dessin Alfred JarryJarry Alfred – Ubu enchaîné : Après la gloire et les avanies d’un règne en Pologne, Père Ubu et Mère Ubu sont de retour. Mais Père Ubu n’a plus son cheval à Phynances et n’ose plus énoncer son fameux mot… Que faire, cornegidouille ? Ubu est guéri de la royauté. Pourquoi alors ne pas devenir esclave, trouver bonheur et confort assurés dans la soumission ? Une soumission toute relative, d’ailleurs, car les serviteurs ont des droits et les maîtres n’ont qu’à bien se tenir ! Ou mieux encore, la prison et les galères ! On y est nourri – car il faut à Ubu ses 12 repas par jour, chandelle verte ! – logé et tranquille. Et, pour les boulets aux pieds, Mère Ubu leur tricote des chaussons… Sa servitude épanouie fait des émules au point qu’il faut détruire les quartiers environnants pour agrandir la prison. Car la liberté, quelle galère ! Les « Hommes libres » font, chaque matin, l’exercice de leur désobéissance sous les ordres du Caporal Pissedoux.

Ubu, dans sa soumission grotesque, triomphante et tyrannique – le pendant de sa royauté précédente – nous interroge sur la réalité de notre liberté dans une société industrielle dont l’hypocrisie est au cœur des rapports sociaux et où le pouvoir avance souvent masqué, mais non moins tyrannique.

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Labiche Eugène – La Poudre aux Yeux

La Poudre aux Yeux - Eugène Labiche - Bibliothèque numérique romande - Tableau Félix Vallotton La LogeLabiche Eugène – La Poudre aux Yeux : Cette pièce comique en 2 actes, créée en collaboration avec Édouard Martin, a été représentée pour la première fois à Paris au Théâtre du Gymnase le 19 octobre 1861. Parmi les 176 pièces que Labiche a écrites, celles des années 1860 jouissent d’un grand succès, mais sa production va un peu s’estomper une décennie plus tard, avec la guerre de 1870, et ce génie de l’observation et du rire cessera d’écrire en 1877, à 62 ans.

Le jeune Frédéric se dit professeur de piano, il aime Emmeline, son élève appliquée… et amoureuse aussi. Lorsque les deux familles, les Malingear et les Ratinois, se rencontrent pour discuter d’un mariage éventuel, situation classique du théâtre de boulevard, c’est là que tout l’humour et le talent de caricaturiste de l’auteur prend son envol.

Les deux familles sont de petits bourgeois qui aimeraient passer pour plus riches et membres de la bonne société qu’ils ne le sont : ils en rajoutent donc, mentent, paradent, surenchérissent sur la dot, le repas de mariage, l’appartement des futurs mariés, pour finir démasqués par un personnage extérieur, franc et bonhomme, l’oncle du futur marié, qui arrive là à point pour faire cesser cette escalade de « poudre aux yeux » et laisser les jeunes gens se marier pour leur amour et non pour de l’argent. Un ballet rapide d’entrées et de sorties, quelques répliques féroces bien placées, montrent la puissance d’observation de Labiche face à la société bourgeoise de son temps, et de l’importance que revêt l’argent et le pouvoir du paraître dans les relations humaines.

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Labiche Eugène – Embrassons-nous, Folleville !

Embrassons-nous, Folleville ! - Eugène Labiche - Bibliothèque numérique romande - Gravure Dalencour Réconciliation normandeLabiche Eugène – Embrassons-nous, Folleville ! : Un père despote et colérique, Manicamp ; une fille capricieuse, Berthe ; deux prétendants, le timide Folleville, choisi par le père et le déterminé Chatenay, choisi par la fille. Les quatre personnages de cette comédie-vaudeville vont s’entrecroiser, sortir, rentrer, s’insulter avec des injures ou des mots très polis, mais tout finira pour le mieux en contentant tout le monde.

Langue de bois, quiproquos, vaisselle cassée, revirements, éclats, tout est caricatural, les scènes sont vives, le comique à répétition fonctionne à merveille et on ne s’ennuie pas une minute en lisant cette pièce, représentée pour la première fois à Paris sur le théâtre du Palais-Royal, le 6 mars 1850. Elle a été adaptée en opérette sur une musique de Valenti en 1879.

L’expression « Embrassons-nous Folleville » est devenue une expression française ironique désignant des démonstrations de joie amicale pour cacher les vrais problèmes.

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Giraudoux Jean – Intermezzo

Intermezzo Jean Giraudoux Bibliothèque numérique romande Félix VallottonGiraudoux Jean – Intermezzo (Comédie) : Les années trente, une petite ville du Limousin… pourquoi pas Bellac , la ville d’origine de Jean Giraudoux ? Le Limousin, un pays où restaient vivaces traditions et guérisseurs, sorcières, fantômes et spectres. Un spectre, justement, est aperçu aux confins de la ville près d’un étang où s’était déroulé un drame. Et si ce n’était que ça ! Dans la ville, tout est sens dessus dessous : la loterie mensuelle attribue ses lots avec justesse et non plus au hasard, « la morale bourgeoise est cul par-dessus tête ». Le Maire convoque une commission et fait appel à l’Inspecteur, un pugnace chasseur d’irrationnel, pour rétablir raison et rigueur ainsi que l’application des sains principes de l’Administration. La chasse au spectre s’organise, avec l’aide délatrice des sœurs Mangebois qui désignent Isabelle, l’institutrice : elle fréquenterait le spectre et ses rêves comme sa fantaisie pédagogique sont suspects. Mais ni le Droguiste, ni le Contrôleur des Poids et Mesures ne souhaitent la mettre en cause…

Comme dans La Folle de Chaillot, l’onirisme, la dérision et l’amour triompheront ! Une comédie à redécouvrir absolument pour des moments de rire et de poésie.

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