Burnat-Provins Marguerite – Cantique d’été

Burnat-Provins Marguerite – Cantique d’été: La narratrice séjourne dans un paysage montagnard isolée lors d’un été champêtre. Tout ce qui l’entoure se prête à des comparaisons tendres et caressantes. Car ce texte, long poème en prose, est celui d’une femme amoureuse qui s’abandonne sans aucune réserve à son amant qu’elle pare de toutes les qualités.

Marguerite Burnat-Provins est née à Arras (Pas-de-Calais) en 1872. Elle rencontre son futur mari, un jeune architecte suisse, Adolphe Burnat (1872-1946), lors de ses études à l’École des Beaux-Arts de Paris. Ils se marient en 1896 et s’installent à Vevey. Dans ce milieu conservateur et étriqué, la jeune femme s’ennuie. Elle donne plusieurs conférences et encourage les femmes à s’émanciper de la tutelle masculine. Elle écrit ses premiers livres (Sous les noyers, Le Chant du Verdier, Heures d’automne, Chansons rustiques, Petits tableaux valaisans) et peint diverses œuvres inspirées de l’Art nouveau. Elle est présente à l’Exposition universelle de Paris en 1900. En 1905, elle fustige dans un article véhément les « cancers » des nouvelles constructions et le massacre des paysages naturels. Elle milite pour la création d’une « Ligue pour la Beauté », qui deviendra plus tard l’organisation « Patrimoine Suisse ». La rencontre en été 1906 avec Paul de Kalbermatten bouleverse sa vie. Le Livre pour toi témoigne de leur relation passionnée, tout comme Cantique d’été et Le Cœur sauvage. Mais les amants sont mis au ban de la société et quittent la Suisse pour s’établir en France. Marguerite divorce d’Adolphe Burnat et épouse Paul de Kalbermatten en 1910. Les époux vont voyager au gré des mandats d’ingénieur de son mari, notamment en Afrique du Nord et au Proche-Orient. En 1914, le tocsin appelant à la mobilisation déclenche en Marguerite Burnat-Provins un profond traumatisme psychologique. Pendant près de 40 ans, elle va peindre plus de 3’000 dessins et aquarelles représentant des personnages ou des animaux issus de visions ou d’apparitions qui s’imposent à elle. Plusieurs psychiatres s’intéressent à ces phénomènes inexplicables. Elle nommera ce corpus Ma Ville. Elle décède en 1952 dans sa maison près de Grasse, laissant une œuvre littéraire d’une vingtaine de textes et poèmes ainsi que des milliers de peintures, d’estampes et d’aquarelles, dont plusieurs sont exposées dans des musées en Suisse et en France.

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